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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:42

Incantations hollandaises dans une tribune du Monde. Toujours son même principe « je parle, donc je suis ». Toujours la même attitude du consensus minimum, la motion de synthèse inodore, sans saveur : clarifier les modes de décision, alléger les procédures, avancer plus vite avec les pays qui le veulent (qui serait contre ?) ; mettre fin à l’austérité aveugle, financer de grands projets grâce à de nouveaux instruments financiers (une petite phrase sans conséquence pour son parti socialiste en état d’insubordination, sachant que de toutes façons cette bonne Merkel est contre) ; préserver la liberté de se déplacer, garantir le droit d’asile (dans les principes rien à dire, tout est dans les détails mais c’est trop demander) ; engager la transition énergétique et lutter contre le réchauffement climatique (pour les écolos), sécuriser nos approvisionnements (la solution la plus simple serait de trouver du gaz de schiste, pas très écolo) et maintenir des prix compétitifs (ça c’est beaucoup moins écolo car il faudrait alors accélérer le nucléaire).

L’Europe qu’il veut c’est tout et son contraire, ce qu’il voudrait mais est inaccessible, les poncifs qui ne servent à rien tant qu’ils ne sont pas appuyés par une initiative forte. Une europe à la Hollande où rien ne sert de décider maintenant, de proposer tout de suite quand il est si confortable d’attendre que viennent les bonnes surprises. Il ne sait pas agir, il ne sait que réagir, souvent trop tard, mal à propos, comme en Syrie, en Ukraine, sur les impôts, sur le chômage.

Les absences hollandaises sont instructives : la seule mention de la culture européenne, de cette civilisation qui fait encore l’admiration universelle, c’est l’exception culturelle française (vision franchouillarde et courtelinesque) ; la seule idée de développement futur est une allusion vasouillarde au numérique qui deviendrait un objectif commun (de qui, vers quoi, et les autres domaines innovants à la trappe, et la réindustrialisation oubliée) ; les réussites omises comme Airbus, Erasmus, l’agence spatiale européenne (bizarre de préférer ce qui n’a pas très bien fonctionné comme l’euro, l’espace Schengen) ; quant à la politique étrangère européenne et ses deux bras la diplomatie et l’armée, elle n’a même pas l’honneur d’une mention, sauf à croire que marteler l’Europe c’est la paix va au-delà du propos de comptoir sympathique.

 

Quelle triste comparaison lorsqu’on lit une tribune sur le même sujet par Guaino avec son souffle, que l’on écoute Wauquiez et ses propositions iconoclastes. Ils osent, ils se trompent parfois surement, mais ils savent qu’on enchante pas la France avec des niaiseries, qu’on ne peut prétendre la diriger en attendant sur le quai, avec sa petite valise de balourdises, en attendant qu’un train passe le prendre un jour. 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:58
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:57

A ses débuts l’expression était réservée aux drogués noceurs officiant dans les salles de marché : brulés jusqu’à la moelle. Avec les progrès sociétaux elle s’est largement démocratisée : une fonctionnaire territoriale intervenait sur une radio pour indiquer qu’elle allait intenter un procès à son administration pour une avalanche de travail qui  lui était imposée, son médecin avait diagnostiqué un burn out ; une femme de ménage de province, aux horaires souples, s’est plainte récemment de friser le burn out pour cause de cadences infernales. Comme l’indiquait drolatiquement France-Inter sur le site de l’émission de Mathieu Vidard sur France-Inter : trouble qui se traduit par un vide intérieur ; ils ont voulu dire vide intérieur abyssal qui finit par s’extérioriser.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:57
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:21

Je sais ce qu'est un petit retraité : un gars qui a peu tavaillé et donc peu cotisé. Je sais ce qu'est la justice économiqe : une attribution équitable en fonction de critères objectifs. L'idée de favoriser des petites retraites en les indexant elles seules, serait donc de favoriser ceux qui ont le moins cotisé, donc de donner une espèce de prime à ceux qui se sont foulés le moins par rapport aux crétins qui ont trimé plus. L'absurdité d'une telle mesure saute au yeux. Elle est excusée, comme d'habitude par un sentimentalisme de mauvais aloi, qui consiste à pleurnicher sur les plus malheureux et leur faire la charité. Elle est inexcusable car le prix à payer pour cette soi-disante charité est  s'essuyer les pieds sur des principes simples :

- la retraite, n'est pas une allocation de survie octroyée par un état généreux mais le remboursement par les générations acctives de la dette qu'ils ont contractée envers les générations passées (c'est le principe de répartition); un montant d'une retraite est par définition lié au cumul des cotisations versées pendant une vie active, sorte de créance sur la société que les travailleurs se sont constitués au fil des années; toute mesure qui tend à s'éloigner de ce principe est attentatoire au principe d'égalité et devra se faire censurer par les autorités judiciaires.

- les retraites distribuées ne peuvent être supérieures, dans un système de répartition, aux montants collectés sur les actifs; ce principe de base a longtemps été méprisé en acceptant que les systèmes puissent être déficitaires; tenter de remédier à cet état de fait est louable; ce ne peut être en favorisant les plus paresseux.

 

L'autre sujet, qui n'a rien à voir avec les retraites, est qu'il est guère admissible dans un pays prospère (au moins par rapport à beaucoup d'autres) de laisser des gens survivre sans pouvoir se loger décement, se nourrir suffisement, s'habiller à peu près; celà s'appelle une allocation de survie minimale. Elle est du ressort de l'état (représentant de l'ensemble des contribuables). Elle n'a pas à être supporté par certains, les retraités plus aisés non indexés, et non pas le reste des habitants.

 

La mesure sentimentalo-démagogique de vouloir indexer les petites retraites est la marque d'un état brouillon qui pique dans les poches de certains retraités, les sous qu'il aurait pour mission de faire distribuer au titre d'une solidarité nationale. Elle sera censurée à juste titre.

 

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:47
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:46

 

Le tarmacadam servit à couvrir les pistes des aéroports. Il est sorti de son anonymat technique, a subi une petite réjuvénation par ablation d'un adam décidément très vieux. Et voilà le tarmac, employé par la foule des reporters : il est viril avec une nuance de guerrier (sur le tarmac de pétaouchnok ... nos forces ont débarqué hier ...), il est solennel avec une pointe d'aventurisme (le président a accueilli sur le termac, les merveilleux otages libérés des forces du mal...), il est angliche, donc moderne, sans exagération (depuis le tarmac, nous vous retransmettons en live, l'interview du leader du groupe de folk song, ou hard metal, ou pop rock ...). 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 11:59
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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 11:37

François Hollande, le Dieu nu. Reprenons l'analyse trifonctionnelle de l'hégémonie hollandaise avec la première fonction du pouvoir souverain incarnée par Aquilino Morelle, la deuxime fonction du pouvoir guerrier par Jean-Pierre Cahuzac et la troisième du pouvoir familial par Valérie Trierweiler.

1° Aquilino Morelle est le héros représentatif de la face obscure du Dieu de la France, le délégué d'Odin le dieu magicien qui trame dans l'ombre les potions destinées à asseoir la puissance du souverain, le représentant de Jupiter tonnant qui lance des proclamations enflammées pour soutenir le moral de ses troupes, l'ombre de l'inquiétant Varuna qui défait dans la violence des couloirs feutrés de l'Elysée les opposants du maître.

2° Jean-Pierre Cahuzac est le chef désigné par le Dieu de la guerre contre la finance et les riches; grand adepte de la violence verbale il est Mars et ses fureurs belliqueuses dans les comités interministériels et les les séances du parlement; infatigable combattant des exilés fiscaux, il est Thor qui lance ses légions de Bercy contre les traitres à l'impôt; il est l'avatar d'Indra qui ravit de riches butins aux ennemis de la patrie.

3° Valérie Trierweiler est l'incarnatiion de la beauté physique de Freyja, la première des Walkyries qui s'unit à Odin, de l'amour ensorcelant de Tarpéïa, la sabine qui convola avec Romulus, de l'Aurore, fille des dieux Ashvins, qui a conduit le Dieu soleil vers le firmament.

 

Héla, trois fois hélas, Trierweiler-Tarpéïa est tombée de la roche tarpéïenne; camouflée sous un nom d'emprunt elle n'a pu éviter la fureur glaciale du tout-puissant. Cahuzac-Indra, comme dans les récits védiques, n'a pu échapper à la défaite venue de ses lâchetés et de ses compromissions, contraignant le très-haut à rejeter le menteur dans les ténèbres. Morelle-Odin dit Bolwerk (le fauteur de troubles) a perdu son oeil, sa vista et a été défait par les fuites qu'ont laissé filtrer ses petits amis du palais sur ses ignominies et ses ridules; le ciré des bottines à été congédié par son créateur.

Hollande est à terre. Trois fois le mensonge l'a atteint et l'a obligé à se dépouiller. Symboliquement dans chacune des faces de son pouvoir. Qui voudra encore célébrer une divinité aussi calamiteuse à part un dernier batillon de 13% des français encore aveuglés par sa gloire passée. Le créuscule des Dieux Socialistes a sonné : le Valhalla est en cendres; un nouveau règne doit commencer.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 12:21
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