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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 11:30
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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 11:28

Ni une marque de voiture de sport vintage (une resucée des jaquars), ni une brigade de police pour chasser des beautés fatales (un remake de la brigade du Tigre), ni un body sweat amincissant (çà c'est puma), ni un engin pouvant tirer tous azimuts (le tank Panther super-blindé), ni une tenue de raider (léopard), ni un oeil évaluateur (celui du Lynx) ... non, une sorte de suçuarana, qui hante les jungles médo-américaines. Il semble que quelques femelles s'en sont échappées pour occuper grandes scènes médiatiques et bars remontants. Elles remplacent les défraichies vieilles à gigolo.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 12:42
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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 12:39

Pour le réveillon, avec son charisme d'huitre, il nous a dégouliné les mêmes promesses pas fraiches d'une réforme des institutions régionales, d'une simplification des procédures, d'une baisse des dépenses de l'état . Avec son air  de Foie Malade (le fameux chef Sioux que combattait Oum Pah Pah), il a tenté de nous convaincre de ses résultats sur l'amorce de l'amélioration du début d'un frémissement des chiffres du chômage. Les yeux pétillants d'une mauvaise gaudriole réprimée il a voulu nous faire gober qu'il allait même baisser les impôts un jour.  Et le besogneux enivré de ses talents de nous entonner l'air d'encore plus d'effort, d'encore plus de solidarité.

Triste fête célébrée par un triste sire.  Et pourtant, à sa portée, il avait un seul mot pour illuminer tous les foyers, redonner de la confiance au pays, soulager nos alliés, il lui suffisait de nous dire : Adieu ! Mais le fat, persuadé de son bon droit, a refusé de le prononcer : il croit que la légitimité des urnes lui donne la légitimité d'opprimer la Nation, le peuple, voire ses propres électeurs. L'arrogant, marqué par l'hubris, refuse de considérer ses échecs, croit que le Temps va lui sauver sa mise, et n'interrompt pas sa politique absurde.  Ah pourquoi ne nous a-t-il pas dit Adieu ?

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:14
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:13

Il est parti avec 4.6 millions de chômeurs en juin 2012 (catégories A, B et C); il est satisfait avec 5.2 millions aujourd'hui (mêmes catégories). Il est malin, il ne nous avait pas promis la baisse du chômage, qu'attendait tout le monde, il nous avait annoncé l'inversion de la courbe du chômage ! Qu'elle s'opère (et il faut sacrément tripoter les chiffres pour en être convaincu) avec 600 000 chômeurs de plus lui paraît anecdotique.

Il est parti avec un budget de dépenses totales de l'état pour 2013 de  371.5 milliards d'€, il en promet 370.5 milliards d'€ pour le budget 2014 et Il nous annonce triomphalement une économie sur les dépenses publiques de 15 milliards d'€. On ne comprend rien, un n'est pas égal à quinze; mais lui qui est rusé, ne nous a pas annoncé une économie par rapport à l'an dernier mais une économie par rapport à ce qu'auraient pu être les dépenses; calculées comment ces dépenses  hypothétiques ? personne n'en sait rien.

En 2012, nos exportations commerciales se montaient à 443.5 milliards d'euros; elles ont diminué de 1.3%  sur l'année glissante finissant à fin octobre 2013 pour s'établir à 437.4 milliards d'euros.  Bagatelle d'avoir perdu pour 6 milliards de productions françaises de toutes natures qui ne sont plus achetées à l'étranger. Mais le gourou du faubourg Saint-Honoré a senti un frémissement positif de la conjoncture : "il suffit de pousser un peu plus" rigole l'oracle.

Tout est faux, tout est mensonge sur les indicateurs les plus pertinents : la production, la dépense publique, l'emploi. Monsieur petite blague nous balade (ou le croit, car qui est vraiment abusé ?), Monsieur normal nous bassine de ses bons mots (qu'il imagine tels, mais qui se fend la pêche ?), Monsieur le rad-soc fait confiance à son intuition (mais qui, hormis lui, croit que la France a le temps ?).  Le vote ne lui a donné aucune autre légitimité que celle d'avoir la possibilité de faire ses preuves; il échoue aux yeux de tous malgré ses contorsions verbales; il est devenu illégitime.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 12:29

"Tel père tel fils" de Hirokazu Kore-eda a perdu à Cannes la palme d'or face à "la vie d'Adèle".

"Lunch-Box" de Ritesh Batra sort en même temps que "Casse tête chinois".

Dans chacun des cas la sensibilité face à la vulgarité, la suggestion transformée en explicite,  des beaux visages qui sourient, qui pleurent, qui expriment dans la nuance, et de l'autre côté des caricatures grimaçantes, hurlantes, un environnement du quotidien japonais ou indien ou affleure la critique sociale remplacé par des photos de tous les jours sans âme. Quand on parcourt les critiques de ces quatre films je reste éberlué par leurs commentaires : ils crient au génie pour "La vie d'Adèle", et n'arrivent pas à taire que Tel père, tel fils" est un grand film; ils qualifient de feel-good-movie "Lunch-Box" (?, j'imagine que ça veut dire sirupeux ?), et malgré toute leur complaisance ne peuvent cacher leur déception devant "Casse tête chinois".

Si l'exception française consiste à sortir des films où s'expriment  uniquement le désir, la satisfaction immédiate desdits désir, l'indifférence profonde aux autres, le vocabulaire libéré, le poncif à la mode (la glorification du lesbianisme en milieu scolaire, un New-York de pacotille entre l'appart sur Central Park, un Chinatown dépassé, un Brooklyn tagué), alors je préfère la pépite indienne ou le chef d'oeuvre japonais.  On nous fait tout un plat du cinéma français, mais pourquoi subventionner un tel plat de nouilles. De tête je n'arrive pas à trouver un seul film qui arrive à la cheville de ceux produits en Espagne, en Angleterre, ou dans d'autres pays plus exotiques.  La production française est de toute évidence entre les mains d'une mafia qui puise à pleine main dans les ressources publiques et nous balance ses produits avec la complicité indulgente des médias. Il est quand même étonnant qu'il faille aller à Bombay pour retrouver la grande tradition française du roman par lettres, ou à Tokyo pour l'analyse approfondie des sentiments qui fit la gloire de nos romanciers.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 11:14

Père Noël : avatar de Saint Nicolas propulsé au rang de mythe planétaire par Coca-Cola.

Arbre de Noël : sapin teuton imposé en France par les protestants.  

Réveillon de Noël : grosse bouffe promue par les célébrants du solstice d'hiver.

Trêve des confiseurs : a remplacé la paix de Dieu.

De la fin de l'Avent à l'Epiphanie la période des fêtes est devenue un méli-mélo d'ivresse, d'indigestion, et de dégoulinade de cadeaux. La joie de Noël c'est maintenant une teuf réussie.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 21:44

Il n'ira pas à Sotchi. Pour défendre l'honneur des sodomites. Pour s'indigner de la loi votée par les obscurantistes de la Douma qui interdit la propagande homosexuelle envers les mineurs. Un camouflet aux valeurs de la République qui avait voté, sous l'égide de saint Badinter, la dépénalisation de l'homosexualité entre adulte et mineur de plus de 15 ans.

Il se fout des atteintes à la liberté sexuelle des majeurs au Qatar qu'il a honoré de sa visite en juillet dernier, ou en Arabie Séoudite qu'il a gratifié de sa présence en novembre 2012, mais il est pris de nausée envers l'homophobie latente de la Russie.

Les principes hollandiens semblent varier au gré des humeurs qu'il professe à l'égard de tel ou tel dirigeant. Ce n'est plus de la diplomatie, c'est une politique étrangère à la diplomatie.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:16

Un pays sans nom, passé d'une dénomination fleurant le département IIIème république (l'Oubangui-Chari, coincé entre l'Orne et le Pas de Calais), à une appellation improbable, la république Centrafricaine; centre de rien du tout, au milieu de nulle part, perdue entre les confins du Sahel et les franges de la forêt vierge.

Un pays sans histoire, sinon celle de l'errance d' anciens esclaves bantous fuyant les razzias des peuls, puis celle du travail forcé au service de misérables entreprises forestières et minières, enfin celle de l'humiliation sous le joug de despotes obscurantistes; trop excentrique pour faire partie d'un quelconque empire, oublié des bienfaits de la colonisation, ravalé parmi les pays les plus malheureux de la planète par des gouvernements de malfrats.

Que va faire la France là-bas : empêcher des massacres en confisquant les armes ? Dans un pays plus grand que la France avec un millier d'hommes qui sillonneront le terrain ? C'est un mensonge ou une plaisanterie ! Affirmer la présence de la France dans un pays aux abois ? Celà fait un an que la situation s'était détériorée, que les forces de l'ordre en uniforme (policiers, douaniers, gendarmes) avaient disparu; il fallait s'en apercevoir avant et ne pas arriver trop tard ! Rendre confiance en notre pays aux nations avoisinantes ? Qu'ils fassent leur police pour ne pas être contaminés !

"Il fallait indiscutablement que la France intervienne en Centrafrique" assène le belliciste Bernard Guetta, chantre de la guerre en Lybie, en Syrie, au Mali, et fidèle porte-parole de la pensée élyséenne. Il fallait surtout, où y aller beaucoup plus tôt, lorsque la Selenka a renversé le régime existant, où assurer le commandement et la logistique de troupes des pays voisins. Il ne fallait pas se lancer dans un bourbier, sans les moyens nécessaires, sans les appuis indispensables, et beaucoup, beaucoup trop tard.

Hollande dit, la lanterne à la main :
J'ai beau chercher, où est ma stratégie ?
Elle était là pourtant hier matin.
Me l'a t’on prise ou l'aurais-je égarée ?
Prodige heureux ! La voilà, la voilà !
Ô ciel ! Que mon âme est ravie !
Mais non, qu'est-ce donc que cela ?
Ma foi, encore une armée ennemie.

On ne bataille pas aux quatre coins du monde, sans missions, sans objectifs, sans moyens, au seul nom de la lutte contre l'oppression.  C'est la politique du père Ubu.

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