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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 13:07

Isabelle Giordano  et sa troupe de pécores, ne nous font pas l’honneur de rediffuser l’émission « les affranchies » à laquelle elle a invité Alain Finkelkraut (toutes mes tentatives sur le site de France-Inter sont restées infructueuses). Honte, remords ? Degré zéro des questions auxquelles tente de répondre le philosophe qui reste coi parfois devant tant d’inanité.

L’une d’entre elles (on ne sait laquelle, tant leurs voix se confondent dans la morne uniformité de leurs opinions) se réjouit de ne l’avoir guère lu, l’autre se gausse de son hymne à l’amour, une autre encore (ou peut-être la même) peut-être s’extasie sur sa chevelure. Miettes que j'ai ramassées lors d'une unique écoute, en voiture, au mileu de la circulation.

Fausse pétulance qui cache la sinistrose du contenu des interrogations. Interruptions incessantes de l’interlocuteur pour faire croire que l’émission a un rythme endiablé, alors qu’elles ne manifestent qu’un désintérêt profond pour les réponses esquissées.  Impertinence affectée dans le ton et le discours qui révèle seulement leur adhésion farouche à une vague idéologie libertaire, féministe, progressiste.

Avec toutes ces cartes aussi misérables, pourquoi Isabelle Giordano continue-t-elle donc d’infliger ce pensum à des auditeurs ?  Il n’existe personne d’autre dans cette maison de Radio-France pour reprendre le flambeau d’une émission drôle et respectueuse, impertinente et animée ?  Les affranchies sont franchement  des chieuses.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 12:41

Deux zozos, une meilleure dans sa connaissance des dossiers et sa pugnacité, mais lamentable quand même au total. Comment passer deux heures sans parler de la création d’emplois, sans parler de la compétitivité de nos entreprises, sans parler du déficit abyssal de notre balance commerciale. Ces deux fonctionnaires ne connaissent rien d’autre que procurer plus de recettes à l’état (avec le slogan facile et faux, il faut faire payer les riches), sans comprendre une seconde que l’alourdissement des prélèvements qu’ils votent avec entrain résoudra peut-être provisoirement le déficit abyssal d’un état mal géré mais n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois. Ces forcenés du lobby du service public ne proposent que de rassurer sur leur sort les inamovibles qui bénéficient du statut de la fonction publique, mais ne proposent jamais une réforme qui pourrait inciter les entreprises à recruter. Comment peuvent-ils oser proposer comme seule mesure d’aide aux entreprises la hausse du taux de l’impôt sur les sociétés pour la partie des bénéfices qui seraient distribués. Comment peuvent-ils soutenir (avec timidité d’ailleurs) la proposition floue de l’échange équitable : ils vont négocier en bilatéral, au sein de l’OMC, au sein de la zone euro, nul ne le sait ; ils vont négocier quoi, des mesures de rétorsion, des contingentements, des droits aux frontières, à quelles frontières celles du pays, celles de l’Europe ? Ils nous ont laissé dans l’ignorance parce qu’ils n’en savent rien probablement.

Double monologue scandaleux de deux personnes qui prétendent vouloir diriger notre pays mais oublient les sans-emplois, les employés précaires, les aspirants à l’emploi. Comment oser prétendre diriger la France sans proposer une solution, une piste, non pas pour arrêter la désindustrialisation, mais pour relancer l’industrie. Qui peut se laisser abuser sur les vagues hypothèses d’un développement des nanotechnologies et des énergies alternatives :  pourquoi pas pour après-demain, mais pour aujourd’hui, que nous disent-ils de la préservation d’une industrie automobile, d’une industrie chimique, d’une industrie nucléaire : rien.

Silence consternant, brisé un peu par Arnaud Montebourg, immédiatement remisé dans son placard. Comment soutenir qu’ils nous proposent des idées innovantes à coup d’emplois jeunes, de calcul obscur sur l’âge de départ à la retraite, de tutorat, toutes propositions honorables mais dignes seulement d’un programme ministériel.

Sidérant que la primaire organisée par le parti socialiste n’ait réussi qu’à faire émerger ces deux apparatchiks, vieillis. Faut-il constater la puissance des appareils du parti, ou soupçonner le caractère moutonnier des médias qui refuse d’intégrer dans ses distributions d’autres étoiles que celles connues du public ?

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 10:20

A quoi sert la Banque de France et son président Christian Noyer ? Etaient-ils chargés de la surveillance des banques françaises ?

Son illustre prédécesseur Jean-Claude Trichet avait marqué son action à la Direction du Trésor, puis à la Banque de France comme un des responsables de l’écroulement du Crédit Lyonnais. Christian Noyer fait mieux avec l’effondrement de Dexia.  Comme il  nous le déclarait avec emphase naguère (le 23/10/2010) : « les stress tests donnent une vue fiable et crédible des capacités de résistance du système bancaire européen », et pour faire bonne mesure il nous assénait « Le système bancaire français est solide et résilient ». Il lui faut attendre le 26/9/2011 pour concéder que « le modèle de Dexia était confronté à un certain nombre de problèmes ».

Tout ceci relève-t-il de sa naïveté, de son impréparation, de sa fausse bonne conscience, de son aveuglement en matière de contrôle.  Un peu de tout probablement. Les seules questions à se poser sont la crédibilité du personnage, et l’énigme de sa survivance à ce poste de responsabilité. Est-ce lui qui va nous rassurer sur l’état des autres établissements de crédit, qui va faire partie des négociateurs chargés de mettre en place une nouvelle gouvernance bancaire, qui va apparaître comme un des experts sur la place de Paris. Comment ne manifeste-t-il pas son honnêteté intellectuelle en démissionnant sur le champ. Mais la colonne vertébrale de ce gens-là n’est pas d’os et de moelle, mais de caoutchouc et de sérum physiologique : sans émotions, sans orgueil, ils plient au gré des tornades.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:34

En France on a des ressources, mais on n’a pas d’idées. L’exemple le plus éclatant vient d’être donné par l’interdiction, en bonne voie, de l’exploitation de gaz de schistes.  Elle est réclamée par un amalgame de cévenols (qui ont oublié leurs exploitations charbonnières), d’écologistes  qui ne pensent qu’à leurs randonnées pédestres ou à vélo, de socialistes dont on se demande pourquoi ils se sont embarqués dans cette galère et de tous les populistes de droite qui craignent tellement leurs électeurs que la plus petite des manifestations les met en transes. Tout ce beau monde ne parle jamais de l’intérêt potentiel de cette ressource : ils ne savent pas ? Ils ne veulent pas savoir ?

Et pourtant ce gaz de schiste peut être créateur de richesses, et la moindre des honnêtetés serait d’examiner ce qu’il y a dans les deux plateaux de la balance. Les arguments des opposants à son exploitation sont ressassés jusqu’à la nausée. L’intérêt de cette ressource n’est guère mis en avant. Il existe au moins deux raisons majeures :

-          Une source de gaz nationale pour faire fonctionner nos centrales thermiques, avec le double avantage d’une économie de devises  en substituant du gaz au charbon importé ou au fuel lourd désulfuré également importé(ce qui n’est pas négligeable en temps de crise aigüe de notre balance commerciale) et d’une indépendance énergétique accrue

-          Une matière première pour nos unités chimiques ; déjà aux Etats-Unis va se manifester une accélération d’une production compétitive d’éthylène, sur base de gaz, qui viendra concurrencer les production européennes, sur basse de naphta ; l’alternative pour les crackers européens sera de se concentrer sur la fabrication de propylène en important les naphtas à bas prix du Moyen-Orient  En ne produisant pas de gaz de schistes nous fragilisons  les derniers restes de notre industrie chimique nationale.

Faute de confiance en nos idées pour exploiter proprement ces gaz de schistes, nos politiques préfèrent se rallier à une bande de bobos mi-urbains, mi ruraux, et oublient avec enthousiasme leurs slogans sur la nécessité de réindustrialiser le pays pour y créer des emplois, ou pour au moins arrêter la délocalisation des unités de production industrielles qui nous restent. Pourquoi les syndicats ne réagissent-ils pas ? Pourquoi les électorats ouvriers ne manifestent-ils pas ? Qui ne comprend pas la fragilité de nos installations chimiques de Dunkerque, Carling, Marseille-Fos ?

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:09

« Halte au fanatisme écologique », un article brillant, incisif de Pascal Bruckner est paru dans le dernier Figaro-Magazine en bonne feuille du livre qu’il vient de faire paraître.

La réponse de Nathalie Kosciusko-Morizet  tente de détourner  la charge  en feignant de croire qu’elle ne vise que des extrèmistes de l’écologie, ceux qui veulent faire de l’homme un intrus, une catégorie qui, selon elle, n’existerait quasiment pas en France. Aveuglement, autosuggestion,  électoralisme ?

-          Aurait-elle oublié ses lunettes et n’a-t-elle pas lu ce que rédigent les Verts sur leur site : « l’agriculture française produit trop », « l’agriculture française n’a pas vocation à exporter », « la loi érigera le bien être animal en principe de base », la « réduction drastique des insecticides et des engrais » sera  couplée à « l’interdiction des OGM » ; tout est prévu pour refuser d’affronter le nécessaires approvisionnements des milliards d’être supplémentaires que doit nécessairement accueillir  la Terre (ils sont en trop ? on leur préfère le bien-être animal ?)

-          Oublie-t-elle de lire le passage à 100% d’énergie renouvelable en 2050 inscrit au programme des verts grâce à l’extinction du nucléaire en 20 ans et l’abandon d’ici à cette date des centrales fonctionnant aux énergies fossiles ; si c’est un modèle français que devront suivre les autres nations ébahies devant tant d’audace, où sont les préoccupations de fournir une énergie suffisante à ceux qui n’en disposent quasiment pas aujourd’hui ? (Ils sont trop nombreux pour avoir tous le droit à une quantité d’énergie suffisante ?)

Après s’être esquivée sur  le sujet  elle accuse avec candeur Bruckner de scientisme, de sacralisation de la science ; la lecture de l’article ne le laisse pas supposer. Mais NKM prend la pose de la personne pragmatique qui sait utiliser la science à bon escient lorsque les applications lui paraissent bienfaisantes. Le malheur veut que la ministre se soit distinguée surtout par son obscurantisme sur au moins deux sujets :

-          Sur les OGM, en bloquant quasiment les chercheurs par des mesures extraordinairement contraignantes ; bel exemple de défiance envers la science ;

-          Sur les gaz de schistes, en refusant toute recherche exploratoire (avant même que l’on parle d’exploitation) ;  curieuse manière de ne pas croire en l’évolution possible des technologies.

NKM, soit drague purement et simplement les écologistes ou leurs sympathisants en leur donnant des gages, soit, n’est qu’une représentante de l’idéologie verte qui s’est introduite subrepticement  au sein du gouvernement . Dans les deux cas elle est disqualifiée pour répondre à Bruckner.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 14:10

Aversion au risque, aversion envers l’industrie, égoïsme de clocher. Tous les ingrédients sont là dans le refus  des élus du Port de Bayonne d’accepter un nouveau trafic de nitrate d’ammonium transitant par le port de Bayonne depuis l’usine de Yara sur le site de Pardies.

Le site de Pardies (créé lors du développement du gisement de Lacq) est fragile face à la compétition internationale.  Après la fermeture des unités de Celanese, reste en activité l’unité de production industrielle de Yara occupant une centaine de personnes en direct. C’est vrai, ce n’est plus un site stratégique, mais lorsque l’on parle délocalisation tout compte.

Monsieur Grenet, député-maire de Bayonne, n’a rien à cirer que le nitrate d’ammonium transite par train jusqu’au port de Port La Nouvelle ; l’important est qu’il ne vienne pas dans son port. Monsieur Grenet n’a rien à cirer de quelques emplois dans un bassin déjà sévèrement touché ; l’essentiel  est de vivre de la rente du tourisme au pays basque.  Lorsqu’on consulte le site du port de Bayonne, il faut se contraindre pour ne pas hurler de rire : parmi les deux projets du port mis en exergue pour montrer la dynamique d’un grand port européen, on relève la création de pistes cyclables et zones boisées, et une route de contournement de la zone portuaire.  Pas de volonté économique, pas d’avenir industriel, aucun autre souci que celui d’ aménager au mieux une résidence pour personnes âgées.

Pour camoufler leur inertie et leur égoïsme, les élus locaux se drapent sur ces mêmes discours usés que l’on rencontre dès qu’un industriel veut développer une nouvelle activité : absence de transparence du projet, non respect de la population et des élus dans le processus de décision.  Les plus farouches défenseurs de la désindustrialisation, des élus verts, non seulement se rangent avec enthousiasme à la décision de refus du maire de Bayonne, mais de plus en rajoutent  dans l’hypocrisie en proclamant leur solidarité avec les salariés de Yara.

Cet épisode est un vivant témoignage de la difficulté de conserver nos industries en France. Hostilité des lobbies écologistes, indifférence des magistrats municipaux, absence de volonté forte de l’état. C’est contre cet état de fait qu’il faudrait lutter en renforçant le lien entre les recettes fiscales des communes et les résultats des établissements qui y sont installées (réforme à nouveau de la taxe professionnelle)  ; en diminuant l’emprise des associations dans les décisions  économiques (suppression par exemple des commissions Locales d’Information) ; en restaurant le rôle de protecteur de l’industrie des Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (modification de leurs missions qui se cantonnent quasi exclusivement à la biodiversité et à la prévention des risques).

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 16:30

Vive Pierre Charon. Personne dans le grand public ne le connait vraiment , moi comme tant d'autres. Mais son succès aux sénatoriales est un symbole extraordinaire de tout à la fois du rejet du sarkozysme et de ses équipes de courtisans dévaluées et de la force de la droite qui réussit à faire élire un représentant de ceux qui ont assuré sa victoire en 2007. Pierre Charon est le signal qu'il est possible de gagner à condition de se débarasser au plus vite des boulets qui encombrent le paysage : Nicolas Sarkozy et ses féaux les Hortefeux, Guéant, Morano, Djouhri, Bourgi qui défraient la chronique. Ceux qui ont mené sans conviction, sans persévérance, sans conviction des réformes inabouties, ont perdu leur crédibilité. Ceux qui n'ont pas su réagir devant la crise, après un succès tactique en 2008-2009 qui a camouflé l'inanité des solutions proposées, nous précipitent vers le désastre annoncé du déficit des finances publiques et du déficit de nos comptes extérieurs.

Merci à  Charon pour,comme le passeur homonyme de l'Achéron, avoir fait voir l'enfer de la défaite à ce président . A nous de trouver d'autres héros pour soutenir de meilleures causes.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 16:04

Pourquoi Claire Chazal triomphe-t-elle encore sur les écrans et sur les ondes ?

J'écoutais sur Radio Classique son interview de Muriel Mayette ,le directeur général de la Comédie Française, Tous les poncifs nous furent servis avec l'application et avec l' insupportable sérieux d'un ramasseur de moto-crottes :

- que je m'extasie sur le côté "écologique et développement durable" de la structure en bois construite pour abriter les activités de la Comédie Française pendant les travaux de rénovation de la salle Richelieu;

- que je hurle d'admiration devant ce "lieu" sublime (nécessairement sublime) du 104, dont peu ignorent que c'est une coquille vide;

- que je sussure avec émotion les "difficultés pour une femme de s'imposer dans un monde d'hommes".

 

Mais son absence d'imagination se marie avec une imperturbable servilité qu'elle nous présente comme de la courtoisie. Pas croyable que personne ne fasse descendre de son petit escabeau cette pépertuelle cireuse de pompes. Pourtant son astiquage (des souliers naturellement) de Strauss-Kahn avait déjà soulevé une floppée de sarcasmes. Mais il faut croire que la souplesse de l'échine, la pauvreté du langage et l'inusable expression de compassion sont des atouts qui la font survivre.

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 15:29

Je suis allé voir hier au cinéma, le cochon de Gaza, une jolie fable au scénario improbable, décrivant les relations entre un pêcheur gazaoui qui a récupéré un cochon naufragé et une immigrée israélienne qui fait de l'élevage de porcs hors-sol. Un conte drolatique qui ridiculise les comportements hystériques induits par un interdit alimentaire sorti du fond des âges. Mais au-delà de la satire, pointe la critique des fanatiques du Hamas qui manipulent les crédules ou les faibles pour les embrigader de gré, voire de force, dans des actions terroristes; éclate le haut le coeur devant les attitudes arrogantes, sures d'elles-même de soldats et colons israéliens. Et derrière les extrèmistes grouille tout un petit peuple de commerçants, de  gamins, de pêcheurs arabes, d'appelés, d'agriculteurs, d'enfants israéliens qui vivent comme ils peuvent, haïssant l'autre plus par habitude et endoctrinement que par conviction.

Un éloge de la paix en filigrane qui fait contrepoint utile à la tribune récente du président du CRIF dans le Fiagro qui, lui, a malheureusement fait une critique implicite de possibles négociations. Au lieu de se pencher sur les peuples et leurs aspirations il pointe du doigt des assassins pour dénier aux autres palestiniens le droit à un état, Il oublie, au passage, les extrèmistes de son camp pour mieux stigmatiser ceux d'en face. Il se focalise sur le droit à Jérusalem d'Israël, omettant la légitimité des deux autres religions du Livre de revendiquer ce lieu pour leur culte. En quelque sorte il proclame d'avance l'inutilité des négociations entre parties raisonables puisqu'il ne peut y avoir d'entente entre les exaltés des deux parties.

Le cochon de Gaza exprime plus d'humanité et d'espoir.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:57

Oui, il faut s’émouvoir de la relaxe demandée par le parquet dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. 

Celà s’appelle faire perdre à la justice sa cohérence : faut-il demander à la Mairie de Paris de rembourser à l’UMP et à Monsieur Chirac les sommes qu’elle reçut naguère ? Faut-il demander qu’Alain Juppé soit rejugé afin qu’il soit absous ? Les procureurs existent-ils pour sauver la mise d’un ancien président  de la République ?

Oui, il faut s’émouvoir de constater que sur des médias télévisuels se présentent des gens qui affirment l’un qu’il a été le transporteur de l’argent de la corruption, l’autre qu’elle a failli être violée, tout en précisant chacun qu’ils n’ont pas d’autres preuves que leur parole et d’autres motivations que leur désir de moralisation. Les journalistes existent-ils pour propager des rumeurs ?

Jacques Chirac , Robert Bourgui et Tristane Banon sont les derniers emblèmes de ces torsions que subissent la vérité pour des raisons qui ne sont pas d’état. Les pratiques chiraquiennes ont été tellement étalées qu’une condamnation ne changerait guère l’opinion que l’on peut avoir de ce triste sire, alors à quoi bon tenter de le disculper. L’accès de sincérité qui prend à la gorge l’avocat  Bourgui au mieux intrigue, au pire relève d’une manipulation à l’encontre de quelques personnes choisies, alors pourquoi l’aider dans sa manœuvre nauséabonde. L’attaque de Banon contre un homme à terre rappelle la sinistre mémoire des tricoteuses de la Révolution, faut-il donc hurler avec la louve.

L'énigme n'est pas que le mensonge existe, mais qu'il fascine les politiques et les médias.

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