7 juin 2021
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Le pauvre garçon se noie. Ensablé au Mali. Englué dans une Europe allemande. Emberlificoté dans un OTAN plus américain que jamais. Quoi d’autre après les Beauvau de la Sécurité, les Ségur de la Santé, les Grenelle de l’Education, la Convention pour le Climat, le Grand Débat National, et j’oublie certainement d’autre congrès, forums, colloques, commissions, tous aboutissant à quelques petites crottes immédiatement qualifiées de progrès par quelques zélateurs aveuglés. Le procrastinateur s’abîme dans les prises de pouls, les prises de conscience, les coups de menton, les coups bas, oubliant l’essentiel au profit de l’accessoire, de la manœuvre, du ronflant, du pittoresque. Aux abois, il ressort ses vieilleries de vieux jeune, et des états généraux de la Justice, et une réforme des retraites dont personne ne sait rien.
Le masque tombe. La face égarée de l’incompétent aux prises avec une réalité trop complexe pour lui apparaît aux yeux de tous.
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portrait
7 juin 2021
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Hybride : véhicule servant à transporter de lourdes batteries d’un point à l’autre.
Voiture électrique allemande : automobiles conçues pour rouler au lignite à plus de 200 km/h.
Eolienne : moulin à vent hachant les petits oiseaux dans un bruit d’enfer.
Panneau photovoltaïque : étouffe terrain qui empêche les rayons du soleil de nourrir le sol.
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environnement
industrie
24 mai 2021
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11:14
Parmi les grandes causes de notre époque, celle qui me sidère le plus est la défense des animaux. Mais pas de tous, de certains. Autant il serait légitime de protéger l’ours ou le loup, autant chevreaux, agneaux ou veaux passent à la trappe ; les uns parce qu’ils représentent la force, la ruse, la cruauté, et les autres la faiblesse, l’apathie, la peur ? La Fontaine et sa fable est bien loin. S’occuper des mammifères a de toute façon priorité sur les insectes et arachnidés : vous imaginez la réintroduction des scorpions en Provence, la verbalisation pour avoir écrasé une mygale ?
Cette cause animale pue l’anthropocentrisme : plus nous cousinons dans l’arbre du vivant, plus nous nous sentirions obligés de nous en soucier.
Elle a des relents de stigmatisation de tout ce que nous considérons comme laid, comme faible, comme venimeux : une caricature d’un eugénisme affligeant.
Elle veut nous faire avaler que nous ne sommes pas des prédateurs : transformer l’homme en herbivore est la déconstruction de l’histoire la plus énorme que l’on ait inventé.
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environnement
24 mai 2021
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Mesure de capacité pour interdire spectacles et restaurants à tous ceux qui menacent madame Michu dans sa précieuse santé.
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24 mai 2021
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Je ne sais pourquoi ils ont mis deux « s « à pass. Outil d’oubli de la culture destiné à promouvoir mangas et concerts de rock, rap ou autres crétineries. Idée de président sous perfusion de You Tube.
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23 mai 2021
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Obstacle transparent imaginé par les femmes pour expliquer manque d’ambition, manque de talent ? Ou plutôt prétexte pour ramasser un maximum d’avantages en stigmatisant une forteresse imaginaire. Cynisme féminin en tous cas quand on voit le nombre d’hommes dans les places fortes qu’elles ont déjà conquises dans l’éducation, la magistrature et qu’elles sont en train de conquérir dans la médecine.
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21 mai 2021
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17:24
Un jour Mémona Hintermann, vieille gloire du journalisme, annonce toute frémissante que son mari n’a pas réussi à se suicider. Un autre Axel Kahn, carpette inusable des médias, proclame qu’il est rattrapé par la patrouille, expression ironique signifiant qu’il va bientôt mourir du cancer. Encore un autre une actrice dont j’ai oublié le nom comme beaucoup d‘autres spectateurs du cinéma, vient se répandre sur le viol/harcèlement qu’elle a subi le siècle passé.
Imaginent-ils à quel point leur sort terrestre nous laisse glacial ? Comprennent-ils que leurs plaintes habillées pour l’une en nécessité de briser le tabou, pour l’un en obligation de transparence, pour la dernière en discours libérateur nous semble surtout le comble de la prétention niaise. Axel semble indigné que sa carrière remplie d’honneurs soit interrompue et veut montrer qu’il surmonte ce drame avec la grandeur d’âme qui lui est propre ; vanité insupportable ; adoration de son moi ridicule. Mémona nous assomme de ses regards de tragédienne écartelée entre le geste de son mari et les états d’âme de son fils ; scénario obscur auquel on ne comprend rien et surtout auquel on ne veut rien comprendre tant les talents de la malheureuse sont ténus. Quant à l’anonyme du cinéma parlant, rien ne peut arrêter son dégoulis de paroles, mélange inharmonieux de révélations à l’aune de toutes les « metoo » du monde et d’éléments de langage soigneusement préparés par son agent artistique légitimement soucieux de ses futurs engagements.
Les seuls enchantés par ces personnages faisandés (longuement attendris par les sunlights) sont ceux qui les ont invité sur leur plateau.
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portrait
20 mai 2021
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Aramburu a publié « Patria » en 2016, et a rencontré un grand succès. Je viens de terminer ce roman. Trop long à mon goût, la fin est poussive à vouloir suivre jusqu’au bout le destin des protagonistes de son épopée. Une fois cette réticence exprimée, je ne veux plus marchander mon admiration pour cette fresque autour de l’ETA en Guipozcoa : un village au-dessus de Saint-Sébastien, des familles qui se connaissent toutes, et quelques jeunes qui se laissent embrigader dans un mouvement terroriste avec le soutien du curé et du patron de bar. Portrait terrifiant d’une contrainte sociale qui transforme les plus faibles d’esprit en assassins et de plus chante leur louange et dénigre les victimes.
Cette dérive d’un peuple fier dans l’absurdité est illustrée par fin d’une amitié entre la mère d’un terroriste et la femme d’un assassiné. Le roman fait écho à l’omerta qui règne dans tous les recoins qui abritent, voire glorifient ceux qui terrorisent : en Corse naguère, dans les cités soumises à l’islamisme aujourd’hui, dans une foultitude de pays africains. Une épopée qui touche à l'universel.
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18 mai 2021
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Le « fait » est maintenant religieux ou colonial. Il faut bien le différencier des « faits » qui sont banalement l’expression de la perception de la réalité. « Le fait », malgré son singulier, est plus riche ; il est connoté vieillerie du passé à mi-chemin entre folklore désuet et erreurs dont il faut se repentir.
Le fait religieux entre dans la catégorie de ce qu’il faut malgré tout enseigner, mais pour le relativiser, montrer son déclin inéluctable malgré des flambées dues à quelques irréductibles, son divorce avec le progrès qui anéantit ses vérités, ses difficultés avec tous les changements sociétaux qui font la gloire de nos époques.
Le fait colonial doit aussi être enseigné pour que tout un chacun prenne conscience de l’abomination qu’il représente, de l’insuffisance des regrets exprimés par les êtres d’aujourd’hui pour les errements de leurs ancêtres, des problématiques des restitutions des appropriations indues, et des réparations monétaires dont sont créanciers les héritiers des vaincus du passé.
Le fait (colonial ou religieux) est un délicieux bonbon qui roule dans les bouches des journalistes à jour des dernières modes.
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15 mai 2021
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Recherche vaine de chasseurs du bonheur. « L’essentiel est que je m’épanouisse » est le cri de ralliement de ces forçats de la permaculture, de la fabrication de bijoux de pacotille, de la distribution de seringues aux drogués, de la vente d’œuvres d’art contemporaines, ou du militantisme dans des organisations LGBTQ. Une idée végétale que prospérer sur l’immonde, le futile, l’accessoire leur permettra d’éclore aux rayons de l’admiration généralisée. Curieux que ces fleurs du bonheur ne puissent jamais être trouvées dans le ramassage des ordures, le combat avec des armes contre les ennemis terroristes ou criminels, l’assistance médicale au quotidien dans les hôpitaux et les hospices, la construction des maisons et des immeubles, la conduite des moyens de transport collectif enfin toutes ces professions sans gloire particulière mais parfaitement utiles, nécessaires, indispensables au fonctionnement de la société.
Le mépris implicite de cette recherche d’un bonheur hédoniste est la négation même du devoir de servir. C’est la primauté d’un culte factice de talents qui seraient éblouissants, alors qu’ils sont la plupart du temps médiocres, d’un émerveillement sur ses capacités d’aimer les « autres » qui ne sont que la couverture d’un égoïsme à l’égard des proches, de l’idolâtrie sur son goût de la beauté qui cache un asservissement à la mode et à l’argent. C'est le mépris du vulgum pecus, des red necks, des gilets jaunes, tous les plus ou moins ratés de la vie, tous les crétins qui ne peuvent comprendre où sont les beautés de l'existence; mais c'est aussi le mépris des entrepreneurs qui innovent, de ceux qui oeuvrent pour que la société fonctionne harmonieusement, de ceux qui croient que les idées se travaillent, des fondateurs , des transmetteurs, enfin de tous ceux qui prétendent que la beauté de l'existence est dans l'action (manuelle, intellectuelle, spirituelle), dans le devoir (envers Dieu, la Famille, la Patrie), dans le service (du Beau, du Bon, du Vrai).
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