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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 18:27

« La vie est un perpétuel rétrécissement » disait Jean-Jacques Rousseau. Dès le jour de sa naissance les opportunités se raréfient de plus en plus. Ce que l’on appelle la jeunesse est en réalité cet âge ingrat entre l’enfance qui n’a pas conscience du vieillissement, qui croit que tout est possible, et l’âge adulte qui sait trouver une satisfaction dans l’approfondissement du peu qu’il a appris. Transformer cette frontière indécise entre l’infantilité et la conscience du monde en un état admirable relève de l’imposture.

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 17:59

Elles ne créent pas un emploi, en détruisent beaucoup à force d’optimisation, de rationalisation, de suppression d’un maximum d’interlocuteurs, de l’abandon à lui-même des clients. Elles ne proposent qu’une palette de plus en plus réduite de produits par référencement qui permet d’imposer un seul modèle, une seule marque au détriment de toute diversité, en vertu d’un oubli systématique de la notion de qualité au profit de celle du prix. Elles oppriment les producteurs : qui n’a pas en tête l’humiliant passage devant les acheteurs des centrales d’achats des grandes surfaces ; qui n’imagine pas la terreur du responsable de PME menacé de déréférencement ; qui n’a entendu parler de toutes les méthodes pour extorquer des sous aux producteurs, comme les marges arrière, le financement des stands de présentation, les contrats de progrès etc… Elles enlaidissent tous les abords des villes et des bourgs avec leurs entrepôts quasi tous identiques, quasi tous hideux, leurs parkings qui étendent leurs pattes bituminées tout autour, leur empilement de produits emprisonnés dans leur gangue de plastique. Elles abrutissent leurs clients en leur faisant miroiter la possibilité d’acheter un maximum d’objets au détriment de l’acquisition d’un seul utile et de bonne qualité. Elles font régner une inégalité effarante entre les travailleuses sous-payées, aux horaires aléatoires, enchainées à leurs caisses enregistreuses, et les propriétaires qui s’enrichissent sans créer de richesses.

Elles ont enrégimentés dans leurs troupes, les associations de consommateurs qui suintent de haine envers le fabricant soupçonné de mal produire, les autorités de la concurrence qui font une fixette sur les ententes entre producteurs et laissent quelques centrales d’achat faire leur loi sur les marchés. Quant aux autorités locales elles sont à plat ventre devant ces puissances qui leur financent leurs chers ronds-points et autres fantaisies édilitaires. L’état central ferme les yeux devant tous ces dérapages, croyant donner du pouvoir d’achat par la baisse des prix du fameux panier de la ménagère, alors qu’il favorise l’effondrement général de la qualité, le dépérissement des centres villes et tous les coûts associés à ces mauvaises pratiques.

Malgré ce désastre, beaucoup se réjouissent de la prospérité des Leclerc, Carrefour, Intermarché, Casino, Conforama, Bricorama, Castorama, Décathlon et autres grandes enseignes. La grande satisfaction est que leur modèle est périmé : qui a encore envie de se trainer dans des banlieues sordides, pour se garer sur un parking sinistre, et parcourir des allées interminables ? Qui a encore envie de gagner quelques cents, voire quelques euros sur des produits fabriqués on ne sait où, par des mains d’oeuvre surexploitées ? Beaucoup moins cher en réalité, beaucoup plus facile de commander sur des plates-formes qui peuvent offrir une gamme beaucoup plus large, avec des magasins relais de proximité pour voir ce qu’on achète. Alors adieu à toutes ces grandes surfaces : elles sont en fin de vie, encore quelques années et les pissenlits repousseront sur les ruines de ces horreurs.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 17:07

« L’oreille du jeune homme est sur son dos et il écoute parce qu’on le frappe » écrivit un scribe sur le papyrus d’Ani voilà plus de trois mille ans. Mais les pédagogues savent-ils écouter cette voix d’outre-tombe ? Ou ont-ils succombé au traitement de la momie excérébrée, énucléée, eviscérée.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 11:41

Obscure hérésie judéo-chrétienne des Ebionites devenue religion conquérante sous la poigne d’un chef de guerre, bédouin sans pitié.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 11:33

Le colonialisme des XIX et XXème siècles a tenté de faire sortir de la préhistoire des peuples esclavagistes/esclaves d’Afrique Noire, de ramener la paix chez les barbaresques du Maghreb, d’extirper le tribalisme, le clanisme, des bédouins du Proche et Moyen Orient, de briser le cancer des castes en Indes, et celui du confucianisme en Chine. Des objectifs trop ambitieux qui se sont fracassés sur le refus des colonisateurs d’assimiler les colonisés. Il en restera les épopées de héros qui ont parcouru tous les pays du globe, assoiffés d’aventures, d’inconnu, de découvertes, le dévouement des missionnaires qui ont soigné et éduqué alors qu’ils tentaient de convertir, le zèle des administrateurs qui défrichaient, organisaient tout en faisant régner l’ordre, la passion de tous les amoureux de ces pays lointains dont il faisait découvrir les cultures, les beautés, les richesses ; il en restera aussi les exactions d’ exploiteurs affamés de profits, les brutalités d’envahisseurs méprisant l’indigène, la petitesse de comportements révoltants contre les occupés. Mais la noirceur de quelques uns ne peut faire oublier la grandeur d’un Lyautey, d’un père de Foucauld, d’un Brazza, d’un Schweitzer, de tous ces anonymes qui sont à l’origine de ces cultures métissées qui règnent dans tous les pays qui se sont libérés du joug colonialiste.

Les imprécations contre le colonialisme sont le fait d’ignorants, de sentimentalo-bébêtes, de haineux. Leurs dénis, leurs aveuglements, leurs anathèmes, sont l’expression de leur inculture, de leurs doctrines sectaires maquillées en études historico-anthropologico-sociologiques.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 16:45

Installées dans les lieux les moins sacrés possibles comme les gymnases, les salles polymodales, les maisons des jeunes et de la culture, pour y abriter les corps des victimes d’accidents ou d’attentats. Est la première étape d’un calvaire marqué par des marches blanches, des offrandes de vieux bouquets, de bougies plantées dans des coupelles en alu, voire des messages de toutes les dames et demoiselles Michu des environs. On refuserait de mourir rien que de penser à toutes les avanies que pourrait nous faire subir ces afflictions municipales.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 10:10

Mi rad-soc, mi escroc. Du radicalisme il a gardé l’appétence à politiquement ne rien faire. Quant à ses tromperies elles ont concerné aussi bien ses électeurs bernés par ses fausses promesses que ses concurrents abusés par sa prétendue bonhomie.

Marie-France Garaud l'avait définitivement jugé : "il n'était pas du marbre dont on fait les statues mais de la faïence dont on fait les bidets". Sa place est dans les égouts de l'histoire.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 10:09

Après les restos du cœur et autres associations pour venir en aide aux malheureux immigrants, il serait temps de fonder les bordels du cœur pour offrir aux pauvres réfugiés travaillés par leurs hormones des prestations gratuites offertes par des travailleuses du sexe volontaires. Un grand pas pour éviter les sinistres affrontements de Cologne entre musulmans en chasse et rhénanes apeurées.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 18:27

Le Cap Nègre : insulte étalée ; qu’attend-on pour dire Cap de Couleur.

Le Massif des Maures essaie de cacher que ce pays de Provence fut conquis par des maghrébins au moyen-âge ; afin de mettre fin au déni il faudrait le renommer Massif des Algériens.

Le Mont Blanc est le symbole de l’arrogance du céfran, blanc, qui affirme sa suprématie en affichant sa blanchitude sur le plus haut sommet du pays ; à rebaptiser d’urgence Mont des Esclaves, pour que la repentance soit à la hauteur du crime commis jadis.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:21

Un aréopage de professeurs de droit, et de conseillers d’état ont concocté un rapport sur la réforme du code du travail. L’inusable Badinter, s’est chargé de le signer avant qu’il soit remis au premier ministre. Comme nous le précise cette vieille baderne de Badinter dans sa lettre de présentation : « il ne s’est pas cru autorisé à proposer de nouvelles dispositions ou formuler des suggestions … ». Beaucoup de franchise pour un résultat atterrant parce qu'entièrement atteint. Ce comité composé exclusivement de personnes sans la moindre compétence économique, sans la preuve d’une quelconque capacité managériale nous a fabriqué une superbe paraphrase de ce qui était écrit dans les lois. Aucun intérêt.

Que faire de tous ces poncifs pour traiter des problèmes qui concernent :

1° les employeurs avec

- la peur d’embaucher par crainte de ne pouvoir licencier quand il le faut, par crainte des procédures devant les tribunaux faute de clarté dans les lois et règlements,

- la flexibilité sur les horaires pour accompagner l’augmentation ou la diminution des commandes, - la négociation avec des syndicats qui ne sont pas représentatifs .

2° les employés avec

- leur protection dans le cas de travail à distance, de travail en temps partagé,

- leur statut de faux sous-traitant, mais de véritable employé,

- leur autonomie face aux moyens de transmission, de contrôle, de surveillance, actuels.

Mais les vieilles birbes, non seulement n’ont pas essayé de comprendre quels problèmes nouveaux seraient à examiner, mais ont ressorti les principes du XXème siècle les plus hors d’âge :

- le droit au service de santé au travail qui n’a gardé sons sens qu’en de rares usines,

- le droit de grève est cité sans qu’il soit parlé d’un service minimum,

- l’égalité des rémunérations pour un même travail sans allusion à un différentiel de compétences ou de résultats,

- la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, sans se poser la question de la coexistence de pratiques culturelles différentes.

Ils n’ont pondu que 61 articles, en prétendant qu’ils ont « une dimension éthique trop souvent méconnue dans la société marchande ». Traditionnelle prétention des petits esprits d’abriter la faiblesse de leurs écrits derrière le panache de grandes déclarations. Qui peut croire un instant que se loge une once de moralité derrière des déclarations aussi creuses que théâtrales que :

- article 10 : « L’employeur exerce son pouvoir de direction dans le respect des libertés et droits fondamentaux des salariés » ; pas de définition de ce qu’est le pouvoir de direction ; pas de définition de ce qu’est un droit fondamental du salarié ; mais passez muscade l’essentiel est de glisser le terme de « respect » quoique l’on ne sache pas de quoi.

- Article 15 : «Les procédures de recrutement ou d’évaluation ne peuvent avoir pour objet ou pour effet que d’apprécier les aptitudes professionnelles » ; ça relève du code du travail l’abolition du droit de cuissage ?

- Article 23 : »les sanctions pécuniaires sont interdites » ; tellement vague que ça ne veut plus rien dire ; toutes sanctions deviennent plus ou moins pécuniaire et se traduisent par des suppressions de primes, d’augmentation ; là encore un principe sibyllin qui est absurde exprimé comme celà; faudrait-il en conclure puisque le principe n’est pas rappelé que les sanctions corporelles seraient autorisées ?

Monsieur Badinter, et toutes les éminences qui ont accepté de servir de laquais à un gouvernement en quête de justification pour ne rien faire, débarrassez le plancher makgré votre talent pour manier la serpillère.

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