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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 18:27

Je ne comprends pas qu’il existe des équipes nationales dans ces sports de compétition pratiqués par des professionnels. Qu’est ce que la France a à voir avec les Ribery, Henry et autres Zidane. Ils ont des sponsors qui les rémunèrent grassement ? Qu’ils concourent au nom d’Adidas, Nike, Pfizer, Sanofi  ou je ne sais quelles autres marques. Les contrats commerciaux paraissent beaucoup plus important pour eux que le pays qu’ils sont censés représenter : les contrats avec les marques sont bétonnés, les attaches avec les nations sont au mieux épisodiques. En tous cas la participation de la France au Mondial commence très mal s’il s’agit de créer un mouvement d’enthousiasme chez les français et un élan d’admiration chez les étrangers.

Ce qui me navre le plus dans cette histoire est que mes impôts locaux et nationaux contribuent à faire jouer cette bande d’histrions sans panache, sans honneur, sans esprit d’équipe. Le pire serait qu’ils arrivent à gagner des matches : ce serait leur sauver une mise qu’ils ont normalement déjà dilapidée.

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 10:26

Hier au Grand Journal de Canal+ Nicolas Demorand s’est fait une gloire de ne jamais avoir lu préalablement un mot des interventions de ses « humoristes » pendant la matinale de France-Inter. Il déplorait du coup une vulgarité de Didier Porte sur Fillon et Sarkozy ; il s’est abstenu de commenter le lynchage permanent de Besson et Zemmour par  Stéphane Guillon ; il aurait été intéressant de connaître sa réaction sur la chronique de François Morel à propos de la famille Villiers.

L’attitude autoproclamée que la liberté de penser passe par une liberté d’expression sans limites (sinon celles de la sanction de l’écoute) est difficilement acceptable pour au moins deux raisons :

-          L’animateur (Demorand en l’espèce) est dans l’esprit de l’auditeur une sorte de rédacteur en chef ; ce qu’il laisse dire au nom d’une anarchie libératrice est de  facto sous sa responsabilité ; qu’il refuse d’assumer ses devoirs me parait poser problème ;

-          Le droit de réponse est complètement inapplicable dans le cas de la famille de Villiers (que dire face à l’indécence?) , ou dans le cas de Fillon-Sarkozy (que répondre à des grossièretés ?) ; il est difficilement exerçable pour Besson ou Zemmour  (ce ne serait qu’une occasion de répéter le lynchage).

Beaucoup de plaignent des infamies pouvant être répandues sur leur compte sur internet ; au moins faut-il que l’internaute aille les chercher ; dans la presse écrite, la radio ou la télévision  les calomnies ou les rumeurs sont balancées de force au public (sauf à fermer les yeux et à se boucher les oreilles) . De toute évidence le véritable problème devient l’absence complète de contrôle (de censure, osons le mot)  puis de sanction (de punition par la suspension du droit de communiquer) des rédacteurs, rédacteurs en chef sur leurs journalistes, et en particulier sur leurs « humoristes ». Que des zozos disent des horreurs est inévitable, que des responsables ne les blament que du bout des lèvres est une absence de courage.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 10:32

Un torrent d’éloges pour Louise Bourgeois. Quelques œuvres montrent un artiste de talent : la femme couteau de 1982, l’Arch of hysteria de 1993, voire ses araignées métalliques ; rien de très conceptuel dans celles-ci ; des formes et des matériaux qui parlent d’eux-mêmes ; un plaisir du regard qui peut les caresser ; compliments que l’artiste, j’imagine, rejetterait avec  horreur ; du beau ? du plaisir ? pas de compréhension des souffrances  de l’enfant qu’elle fût ? pas de message nécessaire longuement disserté dans son salon sur sa trajectoire, ses pulsions, ses frustrations ?

Pour moi, elle est surtout un artiste qui a gâché des qualités évidentes par ce goût si répandu chez les plasticiens des manifestations nombrilistes ; la complaisance peut conduire à la création, mais ce n’en est ni une condition nécessaire, ni une condition suffisante. Trop de dissertations sur son travail, trop de recherche sur l'expression de ses pulsions, trop d'anti-conformisme proclamé pour choquer (?) un public béat. Louise Bourgeois arrogante et inaccomplie sera l'exemple d'un destin à moitié raté.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 11:36

Le message de la Commission de Bruxelles qui demande le changement de statut d’EDF est surtout révélateur de l’incohérence de sa doctrine : elle ne peut tout à la fois demander qu’il existe une garantie implicite des états pour les grandes banques, et que cette garantie implicite soit interdite pour des sociétés que l’on peut considérer comme stratégiques dans d’autres secteurs.  La contradiction est d’autant plus flagrante que les états ne sont généralement pas actionnaires des grandes banques mais qu’ils le sont d’entreprises comme la SNCF ou EDF. Qui peut penser qu’un état peut se dispenser de marquer un profond intérêt à ce qui touche le cœur du système économique : la production de monnaie et sa circulation (et les états ne se sont pas fait faute d’intervenir), mais aussi la production et la circulation de l’énergie, et enfin les moyens massifs de transport intérieur comme le fer.  La garantie implicite est évidente et quasi obligatoire. Les arguties bruxelloises de changement de statut dans les domaines de l’énergie et du transport ferroviaire ne sont que des atteintes au fonctionnement de ce qui est au cœur des prérogatives régaliennes : assurer au mieux les moyens permettant la libre circulation des marchandises. Mais la Commission préfère regarder tous les problèmes par le petit bout de sa lorgnette : la protection du consommateur ; le résultat ne va pas tarder : à force d’être protégé le consommateur n’aura plus rien à consommer.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:48

Face au péril vert propagé par des partis écologiques tenant de vieilles idéologies fixistes  (il faut arrêter les pendules à aujourd’hui), malthusiennes (il faut réduire la population humaine et ses activités), chamanistes (adoration d'une Nature idéalisée et personnalisée), hédonistes (il faut profiter au maximum des charmes d’un monde débarrassé de ses industries polluantes), il serait utile de proposer des alternatives. Où trouver enfin un homme politique qui voudrait jeter  les bases d’un manifeste sur l’environnement :

1° Abrogation du principe de précaution inscrit dans la constitution ; application, comme il se doit du principe de prévention lorsqu’il est nécessaire ;

2° Dissolution des ligues terroristes qui nuisent à l’expansion économique et au développement industriel ;

3° Généralisation pour toutes les élections d’un système de vote à deux tours avec choix entre deux candidats au deuxième tour ; application du système de la démocratie représentative ;

4° Réorganisation du Ministère de l’environnement en véritable Ministère de l’Innovation industrielle ; axé non plus sur la défense frileuse des territoires mais  sur l’aide à un développement durable ;

5° Dénonciation du protocole de Kyoto bâti sur des présupposés hasardeux  et nous engageant sur des positions absurdes vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis ;

 

a)      Promotion de la consommation sobre, particulièrement en matière d’énergie, mais en faisant attention au développement des productions d’énergie les plus compétitives (nucléaire, hydraulique, thermique) ;

b)      Promotion d’un développement industriel raisonné, alliant la sécurité et la compétitivité ;

c)       Abandon d’un urbanisme désordonné , source de laideur, de pollution et de contraintes insupportables pour les équipements collectifs

d)      Rationalisation des transports : priorité au fer, aux voies navigables, aux transports maritimes

e)      Aide aux pays n’ayant pas encore émergé concentrée sur des projets concrets de développement industriel afin d’éviter une exploitation sauvage conduisant au gaspillage.

Je ne sais pas s’il va s’en trouver pour défendre de telles propositions. La crainte des politiques d’aujourd’hui est de se fâcher avec quelques uns qui crient beaucoup en oubliant d’autres qui vocifèrent moins.

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 12:15

La fin tragique d’Aurélie Fouquet met en lumière l’existence des polices municipales, grave affaiblissement de l’état régalien, né tout à la fois de l'incapacité des autorités centrales et du populisme des édiles municipaux. Les états ont été créés pour faire régner un ordre ; à l’intérieur de ses possessions avec une police, à l’extérieur avec une armée.  Ce sont des conditions d’existence sine qua non. L’unité de chacun de ces deux corps est une condition non discutable : qui oserait imaginer des armées privées ou des milices privées dans un état de droit (les exemples sont légions dans des pays à la frange de l'anarchie). A l’intérieur même d’un état il s’est toujours révélé nocif de vouloir créer des polices parallèles ; c’est le privilège des états dictatoriaux de jouer des concurrence entre des corps dits d’élite et du tout venant.

Déjà, à l'occasion de ce drame,  certains plaident pour que les polices municipales soient armées. La dérive devient alarmante. Il est urgent de réintégrer toutes ces petites armées locales dans un corps national. Il serait inconcevable qu’il y ait des politiques de maintien de l’ordre différentes suivant les communes. Celà ne veut pas dire qu’il ne faut pas adapter ces politiques aux conditions locales. Mais qu’il y ait une initiative centralisée guidée par un ministre, au sein d’un gouvernement responsable devant une Assemblée nationale.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:49

Triomphe des barbus islamiques intégristes. Une campagne de publicité nationale a été lancée par le gouvernement pour opprimer les femmes qui désirent assumer publiquement leur religion. Une loi va être votée dont tout le monde sait qu’elle sera au mieux inapplicable, au pire sujette à d’innombrables recours devant des juridictions de tout poil ; occasion future de relancer ce même débat sur la liberté d’habillement de ces pratiquantes.

Nos gouvernants ont aussi adopté la mode de se voiler la face. Plutôt que de s’attaquer au caractère néfaste de l’Islam fondamentaliste, ils préfèrent se livrer à une pitrerie sur un aspect marginal. Curieuse méthode que de soigner les effets (vestimentaires) plutôt que les causes. Invraisemblable aveuglement qui transforme un groupuscule en mouvement national sans lui ôter  la force de nuire.

Mais la crainte de stigmatiser une religion paraît les hanter ; révérence vis-à-vis d’associations antiracistes qui font la loi dans les médias. La peur laïcarde d’entraver l’exercice d’une religion semble leur interdire de voir tout ce qui se sépare les dérives hallucinées d’une interprétation à la fois rigoriste et partiale, de la pratique admise par une immense majorité de musulmans.  A régenter l’accessoire, il négligent l’essentiel .

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 10:08

Excellente intervention de Nicolas Dupont-Aignan sur TV5  le 17 Mai. Excellent article de Jean-Jacques Rosa et Philippe Villin dans le Figaro du 18 Mai. Enfin se cristallise une opposition au bloc de la foi en l’euro.

Et les uns et les autres montrent la différence entre des solutions court-terme choisies par la communauté européenne de redonner de la liquidité à des états au bord de la faillite et l’absence de proposition pour offrir à ces mêmes états un véritable projet de relance économique et de redéploiement industriel.

Et les uns et les autres sont pour l’Europe, mais reconstruite autrement.

Et les uns et les autres sont pour un effort de rigueur mais dans une dynamique de croissance.

Excellente plate-forme contre le bloc de la foi des eurocrates de la zone euro.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 10:22

Le déclin de l’Europe est marqué en termes de croissance. A un taux de croissance de 4,5% par an entre 1965 et 1974 (contre 3.7% pour la même période aux Etats-Unis)  a succédé un taux de 2,5% pour 1975-1984, puis de 2.% pour 1985-1994 et enfin de 1.9% pour 1995-2004 (contre un taux autour de 3% pour tout cette période  aux Etats-Unis . La pente paraît inéluctable et l’Europe ne semble pas s’être remise du choc pétrolier de 1974. La construction du marché intérieur européen a de toute évidence été un leurre : l’ouverture aux produits manufacturés des pays émergents a peut-être profité un premier temps aux consommateurs, elle a surtout contribué à la désindustrialisation. La création de la zone Euro a objectivement fait empirer la situation relative de l’Europe par rapport à ses concurrents : la surévaluation de la monnaie européenne (1€=1.17$ en 1999, 1€ = 0.82$ en 2000, et 1€ dépassant 1.4$ à fin 2007) a aggravé le manque de compétitivité de nos productions.

Les leçons du passé sont têtues. Mais nos dirigeants le sont aussi. Au lieu de confesser que toute cette construction européenne a été une erreur, ils préfèrent affirmer que l’erreur a été de ne pas avoir été plus loin dans l’intégration ; ils ne disent rien de la désindustrialisation subie depuis près de 40 ans et de ses causes ; ils se figent sur des problèmes de trésorerie immédiate : la Grèce peut-elle rembourser, la France est-elle trop endettée ; certes il faut soigner sa trésorerie, car sans elle personne ne peut espérer une quelconque prospérité ; mais cela ne justifie en aucune manière de s’enfoncer dans une politique néfaste. Le grand argument (ânonné par tous les eurocrates, et encore Michel Barnier ce matin) est que nous sommes trop petits, sans influence si nous ne sommes pas unis : ou c’est de la désinformation, ou les chiffres n’ont plus de sens. Le PIB de la France est supérieur à celui du Brésil, représente plus de la moitié de celui de la Chine, et un peu moins d’un quart de celui des Etats-Unis. L’Allemagne est le premier exportateur mondial devant la Chine et les Etats-Unis, la France étant le sixième.

Si nous sommes en déclin alarmant, c’est en termes de progression. Le socle est encore impressionnant. La volonté des états de repartir peut encore s’exprimer, si les peuples qu’ils représentent se sentent encore fiers de produire, de construire. La Communauté européenne, l’Euro sont des outils du passé qui ont failli. Il faut les abroger (en douceur) pour retrouver de nouvelles solutions par la coopération entre états européens : une alliance économique entre quelques uns d’entre eux représentera sans conteste la première puissance économique mondiale.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 10:29

Dans une démocratie la notion de propriété individuelle reste fondamentale et la propriété collective doit rester limitée à des équipements dits publics. La définition d’un équipement public est élastique : certains ne souffrent guère de discussion, d’autres sont plus flous (écoles privées,  cliniques privées, autoroutes données en concession, entreprises de secteurs qualifiés de stratégiques comme l’énergie ou l’armement, …) ; mais au final la sphère publique dans une démocratie peut rester limitée à ce qui ne suscite pas l’intérêt long-terme des acteurs économiques, et ce qui protège l’existence même de l’état démocratique. Personne n’est bien entendu obligé d’être démocrate ; mais si tel est le cas, il est nécessaire de protéger  ce droit à la propriété car il l’expression de la liberté économique et celle-ci est la meilleure protection de la liberté tout court.

Ce petit préambule ne me sert qu’à dire tout la nécessité que je vois à l’existence du bouclier fiscal. Il est liberticide de pouvoir imaginer de tondre un contribuable au-delà de certaines limites, car ce serait le spolier. Si les revenus de quiconque sont rabotés au point qu’il se retrouve dans l’incapacité d’entretenir ce qu’il possède, il faut admettre qu’il est volé du fruit de son travail, de son astuce, de son héritage. Ce vol n’est légitime que dans une optique d’égalitarisme, qui entend transférer les biens de certains privilégiés à d’autres moins privilégiés. Pourquoi pas, mais on n’est plus dans un régime démocratique qui se définit par la protection de tous les individus sans restriction, qui refuse l’oppression de minorités par une majorité. Pourquoi pas, mais il serait plus simple alors de fixer des limites à la richesse individuelle, de limiter les héritages, de plafonner les revenus ; l’expérience a déjà été tentée, avec le succès que l’on sait dans ce qui avait été baptisé « les démocraties populaires ».

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