1 mars 2010
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Scrutin sans intérêt, pour l'élection des présidents de région sans pouvoirs notables. J'ai encore constaté récemment leur inexistence politique face à un maire-patron de communauté urbaine. N’est pas en cause la qualité des hommes mais la confusion des pouvoirs entre régions, départements et agglomérations : méli-mélo organisé par les gouvernements successifs dans le double objectif de donner des places et de maintenir l’autorité régalienne des préfets.
Mais ce n'est pas une raison pour ne pas profiter de l'occasion et aider dans les urnes un courant de pensée iconoclaste, qui rassemble des gens aux opinions très divergentes sur pleins de sujets, mais qui sont portés par une conviction commune : en politique l'action est tout, l'intention est rien; le verbe est là pour mener des combats et non pour rassurer des veaux. La tutelle étouffante des partis en place doit être secouée comme elle l' a été par Charles Martel qui a rejeté les compromissions des Aquitains et des Berbères, Jeanne d'Arc celles des Bourguignons et des Anglais, De Gaulle celles du régime des partis et des Allemands. Ils n'ont pas refusé par nihilisme mais pour lancer chacun des actions décisives qui ont reconstruit un nouveau pays. Je trouve sympathique de puiser dans notre vieille histoire des exemples si parlants. Exemples passionnants parce qu’assimilés (pour Charles Martel et Jeanne d’Arc) dans toute une frange de nos élites à des comportements réactionnaires et ultras : oui ils étaient certainement en réaction contre un état de fait qui leur parût lamentable, mais n’était ce pas pour mieux rebondir ? Oui ils étaient certainement ultras, au sens que leur désir d’action était de roc, dans une ambiance de laxisme. Ne pourrait on dire qu'il faut un zeste d'anarchisme pour relancer la construction du pays. Et ceci passe par les urnes : non pour élire des conseillers régionaux, mais pour manifester avec un maximum de force que le personnel politique actuel n'est pas à la hauteur et que de nouvelles têtes doivent mener de nouvelles actions.
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politique
28 février 2010
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Il est urgent de paniquer sur la situation budgétaire de la France nous dit l’économiste Charles Gave.
Il ne semble pas que nos gouvernants prennent la mesure du danger. La dilapidation des fonds continue en Afghanistan (type même de la guerre pour la « bonne cause », qui rappelle tant de désastres) ; elle a frappé avec la calamiteuse campagne pour la vaccination contre le virus AH1N1 (au nom de l’application non proportionnée d’un principe de précaution qui fut surtout un parapluie pour nos gouvernants) ; elle continue au niveau des collectivités locales qui ont fait gonfler la fonction publique territoriale hors de toute raison (en font foi les taux d’absentéisme record) . La mauvaise utilisation des fonds passés est si manifeste qu’il a fallu lancer un « grand emprunt » pour financer ce qui paraît évident de promouvoir depuis des décennies comme l’Université, la recherche ; mais c’est peut-être un emprunt de trop lancé au mauvais moment.
François Fillon nous avait certes dit que la France était proche de la faillite. Que ne réagit-il pas ? A-t-il arrêté le recrutement des fonctionnaires ? A-t-il supprimé ces fameuses niches fiscales ? A-t-il supprimé les aides aux entreprises ? A-t-il fait disparaître toute une série d’organismes parasitaires (Hautes Autorités de tout poil, ADEME, IFREMER, …) ? A-t-il réformé l’Etat en supprimant l’aberration des départements, en obligeant les communes à fusionner, en supprimant le Conseil Economique et Social ? Sur tous ces sujets, quelques mots ont été dits de temps à autre ; puis une petite mesure timide ; puis des commissions de réflexion pour attendre.
Monsieur Fillon, soyez cohérent, vous êtes chef du gouvernement, vous avez la majorité à l’Assemblée, votre popularité est intacte, passez à l’action.
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economie
26 février 2010
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Le service public. Mots indigestes quand ils sont utilisés par les journalistes des radios et télévisions d’Etat. Ce qui est difficile à avaler est l’uniformité de leurs opinions : sur les mœurs sexuelles (qui doivent être libres), sur les opinions politiques (qui doivent être de gauche), sur la religion (qui doit être absente), sur les options artistiques (la musique a commencé avec la soul et le rock, la représentation avec les plasticiens contemporains) ; ils ont des mots fétiches qu’il est interdit de critiquer sous peine d’anathémisation, d’envoi dans l’enfer des bof et autres discuteurs de comptoirs : la parité (hommes/femmes, rouges/jaunes, gros/maigres etc…), le progrès (des mœurs, de l’éducation, … sauf le progrès scientifique qui reste suspect), la mixité sociale, le pacte républicain, le métissage culturel, le village mondial, le tissu associatif (riche, voix de la démocratie d’en-bas représentant de gens engagés), l’Europe (espoir radieux malgré les petites imperfections su système en place), humaniste (l’alpha et l’omega de la respectabilité) .
Bref, une impression de service d’ « un » public. Bizarre. Comment se fait-il que tous les journalistes oeuvrant sur ces chaines tiennent des discours aux mêmes intonations. Ce pourrait-il qu’il y ait discrimination au recrutement ?
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medias
24 février 2010
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10:30
Il est anormal de passer au crible le passé de Monsieur Soumaré. Il est normal de ressortir les petites phrases dites un jour par Monsieur Frêche. Monsieur Soumaré, nous dit qu’il a bien été condamné et que sa peine est prescrite ; n’aurait-elle pas été prescrite que cela ne changerait rien, comme il le dit lui-même, il a payé son dû à la société ; son seul tort est le péché par omission, et ce n’est pas rien. Monsieur Frêche n’a pas été condamné ; il ne peut donc bénéficier d’une quelconque prescription et il semble légitime aux commentateurs de ressortir à satiété des petites phrases dites dans le passé et de tenir pour non recevables les explications du fautif.
Dans le monde politique d’aujourd’hui les mots ont plus d’importance que les actions. Je ne trouve pas très catholique de reprocher des paroles volées par des micros dans des rencontres qui n’ont rien à voir avec des réunions électorales ou des déclarations de programme et de ne pas stigmatiser le manque de transparence.
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politique
22 février 2010
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Une raffinerie ferme. Des constructeurs automobiles délocalisent. Des emplois disparaissent. Pourquoi ? Parce ce que le gouvernement d'aujourd'hui comme ceux d'hier , la quasi totalité de la classe politique l'ont voulu. Et que je te stigmatise la voiture. Et que je te condamne la vitesse sur les autoroutes ou les affreux 4x4. Et que je te cloue au pilori les produits pétrochimiques. Et que je te taxe (carbone, malus, ..) et que je t'alourdis les réglementations (et Reach et Seveso II et les Plans de Prévention) et que je te condamne l'industrie par tous les moyens disponibles. Au lieu d'évolutions nécessaires en douceur, ils ont préféré ce qu'il y a de plus nocif pour l'économie la précipitation à l'aveuglette. Que Messieurs Hamon et Estrosi confessent leurs péché : ils sont les représentants emblématiques d'une classe politique qui ne comprend rien à l'économie.
Je comprends parfaitement le combat lancé par la C.G.T.. Ce n'est pas le groupe Total qu'ils visent, mais la politique de désindustrialisation menée avec vigueur par les gouvernements sous la pression de lobbies non représentatifs : associations écologiques, associations de consommateurs, sous l'influence des autorités communautaires sans légitimité démocratique, sous les chamailleries des autorités locales qui défendent leurs intérêts locaux au détriment de l'intérêt national, sous la pression d'administration qui ne comprennent pas le mieux est l'ennemi du bien. C'est un beau combat que peut mener la C.G.T.. Le tout est qu'elle ne se trompe pas d'ennemi.
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industrie
19 février 2010
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10:44
La délation, la dénonciation ont depuis toujours été les moteurs des Etats pour accroitre leurs tentacules. Notre pays avait une forte culture de méfiance contre ces pratiques (elles n’étaient admises que pour les besoins de surveillance de terroristes et de criminels). Hélas elle disparaît au fur à mesure d’initiatives prises sous l’influence de modèles anglo-saxons :
- Les mesures de testing imaginées par la Halde (pratique particulièrement vicelarde consistant à tenter de provoquer la faute pour la dénoncer ensuite)
- La politique de clémence imaginée par l’Autorité de la Concurrence (le participant à une entente ou un cartel voit sa peine oubliée s’il dénonce ses complices ; ce peut une aubaine pour les plus tordus qui montent des cartels pour ensuite assassiner leurs concurrents)
- Les numéros verts dans certaines entreprises filiales de groupes anglo-saxons pour pouvoir dénoncer anonymement les comportements contraires à l’éthique)
La dernière mesure imaginée par le gouvernement, relève du même acabit : sur le site officiel du ministère du travail cataloguer les entreprises entre « gentilles » qui ont signé un accord sur le stress, « médiocres » qui ont commencé des négociations sur ce sujet, « méchantes » qui n’ont rien fait.
Ce que je trouve extraordinaire est que le sujet se limite aux entreprises : quid de la fonction publique ? Elle n’est pas concernée ? Le stress n’existe pas pour les fonctionnaires ? Les taux de suicide chez les policiers ou chez les enseignants ne sont-ils pas deux fois supérieurs à ce qu’il a pu être constaté dans les entreprises (chez France Telecom en particulier) ? L’éternelle manie de stigmatiser la paille dans l’œil du voisin, en oubliant la poutre dans le sien. Dérive naturelle de ce genre de méthode de dénonciation.
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industrie
17 février 2010
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16:21
Comme l’ a dit (prétend-on) Mr Madoff : « j’ai monté mon escroquerie en m’inspirant du système français de retraite » ; l’argent de ceux qui cotisent maintenant (des derniers épargnants) sert à payer ceux qui ont cotisé (les premiers épargnants). L’avantage du système de répartition par rapport au système de Ponzi, était que la mort des vieux retraités déblayait le terrain et que les contributions des nouveaux cotisants pouvaient donc faire face aux demandes des nouveaux retraités. Mais, funeste circonstance, les vieux se sont mis à survivre plus longtemps et les créations d’emplois n’ont pas suivi. Le système de répartition est bâti sur l’idée d’une croissance des emplois au moins égale à la croissance du nombre des retraités. Hypothèse manifestement fausse pour un certain nombre de décennies.
La capitalisation est le seul système sain. Pour ne pas choquer les âmes sensibles, il suffit de le nommer système à points ; chaque contribution (obligatoire pour tous) versée à un fond (public, pour être plus sur de sa pérennité) donnerait droit à un certain nombre de points. Au moment où le contributaire déciderait de prendre sa retraite il disposerait d’un capital de points qui lui donnerait droit à une part des revenus générés par ce fond public.
J’imagine les hurlements : la retraite par répartition fait partie du « pacte républicain », du « contrat social ». Non. Beaucoup sont très inquiets sur leurs retraites. Beaucoup sont sans illusions sur les retraites de leurs enfants. La prise de conscience de la fragilité de ce système absurde est forte. Les solutions novatrices peuvent entrer dans un nouveau contrat social à la double condition que tous contribuent sans exception (afin que personne ne soit laissé au bord de la route en fin de parcours professionnel, ou en fin de parcours de personne au foyer), et que le système ne soit pas entre les mains d’assureurs privés.
Les hurlements pourraient se muer en vociférations, si j’ajoutais que je ne vois pas pourquoi ce système par capitalisation ne s’appliquerait pas aux fonctionnaires.
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retraites
14 février 2010
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12:21
Monsieur Michel Havard, député du Rhône, vient de remettre au président de la république un rapport élargissant la nécessité d’établir un bilan carbone à toutes les entreprises de plus de 500 salariés. On pourrait appeler cela la relance par la paperasserie, et les tracasseries : du boulot pour le Ministère de l’Environnement et l’ADEME ; des contraintes pour les entreprises.
Cette approche est symbolique de biens des maux :
- Mépris des entreprises, tant de leurs opinions sur le sujet que de ce qu’elles font déjà (faut-il rappeler les diminutions d’émissions de carbone de toute l’industrie française ces dernières années),
- Assujettissement sans discussion aux conclusions au moins controversées d’experts du GIEC sur le principe même d’un réchauffement climatique, de la responsabilité des émissions de carbone, du caractère anthropique dudit réchauffement,
- Gloriole du caractère précurseur de telles mesures ; toujours cette idée farfelue d’entraver nos entreprises par rapport à leurs concurrentes étrangères,
- Enfin, le pire, dévoiement du parlement, et plus particulièrement de la commission des affaires économiques de l’Assemblée, qui s’entête à pondre de tels rapport ; ce n’est pas son rôle, en pleine crise économique, de perdre son temps à brider encore nos entreprises ; que ne se pose-t-elle pas de questions sur le rapport de la Cour des Comptes sur l’utilisation des deniers publics ; c’est bien là pourtant sa mission première.
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industrie
11 février 2010
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Pourquoi faudrait-il sauver le pouvoir d’achat de la fonction publique grecque ? Fonction publique pléthorique et complètement inefficace puisque un tiers du PNB serait hors statistiques (donc au noir, et ne contribuant pas à l’impôt).
Qui sont ces soit-disant spéculateurs qui attaqueraient ce pauvre pays ? Des créanciers (en particulier en France et en Allemagne) qui s’inquiètent à juste titre de la valeur du papier qu’ils détiennent.
Pourquoi aider des gouvernements qui ont triché (sur les déficits publics réels), qui ont mal géré (en laissant une niche fiscale gigantesque correspondant au travail au noir), qui ont flatté leur double électorat (ceux qui ne paient pas les impôts et ceux qui sont employés par l’état).
La réponse évidente est qu’il ne faut pas les sauver. Que la fonction publique grecque soit mise d’abord au pain sec. Que des mesures soient prises pour tenter de restreindre la fraude fiscale et les niches fiscales. Que le gouvernement grec assume ses responsabilités.
Monsieur Alphandéry a suggéré que soit mis en place une sorte de FMI européen , financé par les marchés internationaux, qui ne lâcherait ses prêts à la Grèce que sous conditions préalables et avec vérifications permanentes. Ce serait utile, non pour sauver la Grèce, mais pour protéger les intérêts des créanciers européens (et français en particulier) de la Grèce. Ce serait utile pour la suite des évènements possibles : doutes sur l’ Espagne, le Portugal et pourquoi pas, un jour, la France si celle-ci continue de mener sa politique à la grecque.
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europe
10 février 2010
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Les écoles ont été transformées en garderies ... au nom de deux principes : pas de sélection, un droit aux études. Et ces deux principes sont étroitement liés. S’il y a sélection, il faut pouvoir sortir du cursus scolaire et envoyer les adolescents (au-dessus de 14 ans par exemple) qui s’ennuient dans les classes en apprentissage. Quantité de professionnels seraient ravis de transmettre leur savoir à des jeunes de 14-18 ans. Au lieu de créer , dans les établissements techniques, des bandes de jeunes qui s’ennuient et donc inventent mille moyens violents d’en sortir, ne vaudrait-il pas mieux de les disperser dans toutes ces entreprises qui manquent de bras pour faire des petits boulots (terme non méprisant, mais qui indique seulement que l’on commence toujours par faire du simple avant de faire du compliqué). C’est un vieux sujet qui est celui du sous-développement de l’apprentissage en France.
Il ne faut pas transformer les établissements scolaires en forteresses entourées de barbelés et de caméras. Il ne faut pas transformer les professeurs ou en souffre-douleurs ou en responsables de la police dans les classes et les cours. Il faut vider ces lieux d’enfants qui n’ont rien à y faire , qui ne veulent d’ailleurs pas y être et les envoyer apprendre à travailler dans des usines, ateliers, bureaux mieux adaptés.
Il faudrait, à l’inverse, que ces mêmes établissements scolaires puissent accueillir des adultes qui s’aperçoivent soudain qu’ils ne sont pas à niveau dans des disciplines de base. Eux seraient motivés pour apprendre. Eux d’ailleurs n’accepteraient pas le désordre au sein des cours.
L’école secondaire devrait être faite pour tous. Elle n’a pas être consacrée à ceux qui n’en veulent pas.
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éducation