Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 12:35

La décroissance des gaspillages est un impératif :

- face à des ressources finies, il est temps d’économiser le pétrole et autres matières premières ; donc en priorité économiser l’énergie ; et aussi recycler ce qui est récupérable ;

- face à des frénésies de consommation de produits fabriqués à bas prix dans des pays émergents, il est temps de restreindre ces importations ; donc arrêter d’exploiter la misère de pays sous-développés ;

- face à

Ces sujets sont prioritaires à deux titres : parce qu’aucune communauté ne peut rester homogène sur un principe d’abus immédiat ; parce que sa survie à long-terme peut en être affectée.

 

Le sommet de Copenhague traite ces sujets par un petit bout de la lorgnette : il s’est focalisé sur le  problème discuté et discutable de la trace carbone laissée par l’humanité. Ce tropisme alimenté par des experts autoproclamés, aurait du être vigoureusement combattu par les politiques qui représentent l’ensemble des citoyens. Combattu parce que la vérité scientifique est toujours discutable, surtout dans des disciplines encore immatures : par exemple qui est encore adepte de Lamarck, fondateur de la biologie en tant que science, de sa théorie du transformisme et de son rejet de la chimie organique ? Combattu parce que les citoyens attendent de l’homme politique une hauteur de vue qui dépasse de loin des conclusions (même avérées) sur un seul secteur : par exemple ce qui est bien en théorie de vacciner toute une population pour prévenir une pandémie peut se révéler contreproductif lorsque cette campagne de santé publique se polarise sur une grippe pas plus mortelle que les autres, entraînant fausses angoisses des populations, désorganisation des hôpitaux au détriment  de maladies plus inquiétantes.

 

Ce n’est pas un sommet du climat qu’il fallait organiser. Mais un sommet de la lutte contre le gaspillage qui aurait examiné les moyens rationnels de le limiter : quelles sources d’énergie faut-il privilégier (sans se focaliser sur celles dites propres, mais aussi en intégrant le futur de l’énergie nucléaire), comment traiter les déchets (sans se polariser sur les industries), comment juguler la course démentielle des pays sous-développés vers l’industrialisation et la création corrélative de prolétariats honteusement exploités (l’aide aux pays émergents est une obligation mais pas nécessairement pour les conduire à notre société de gaspillage), comment imaginer une redistribution des richesses au niveau mondial qui ne soit pas le développement des pays émergents au détriment des pays occidentaux (une sorte de caisse sociale de compensation mondiale alimentée par une taxe Tobin). Que de sujets qui tels qu’ils sont traités par les écologistes qui se sont emparés de ce forum mondial vont conduire à des tentations absurdes : abandon en Occident de l’industrie chimique, de l’industrie automobile,  prolifération de sources d’énergie couteuses (dites douces pour camoufler leur  intérêt local), projets de séquestration du CO2 dans des cavernes qui seront au mieux des gouffres budgétaires. Toutes  tentations relèvent de l’hédonisme de quelques uns, alimentées par des supputations d’experts. Le devoir d’un homme politique est de ne pas se soumettre aux experts d’une discipline, mais de savoir mettre en musique ce que lui disent les voix diverses venant d’horizons très différents.

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 15:17

L'idée bizarre de créer une monnaie commune, sans budget commun, sans politique économique commune est en train d'apparaître comme non viable. Cet épisode inventé en 1992 dans le traité de Maastricht  et activé en 2002 au sein de la zone euro a été concomittant avec le déclin acccéléré de la puissance industrielle de l'Europe; je crois que l'existence de l'euro y a eu sa part du fait de choix  des fameux critères de Maastricht (les 3% d'inflation en particulier); critères qui ont volé en éclats dès l'arrivée de la crise.
On a dit que la zone euro avait protégé ses membres en 2008. La Grande-Bretagne a certes été beaucoup plus touchée que d'autres (elle paie surtout le fait d'avoir été une des principales places financières de la planète), mais le Dannemark ? la Suède ?
On dit que l'euro nous a protégé des dévaluations. Certes à l'intérieur de la zone euro. Mais le combat n'est plus là : il est avec le dollar et sa monnaie liée, le yuan. La conséquence extraordinaire de cet euro "fort" a été en particulier d'affaiblir nos exportations vers les US, la Chine et quasi tous les autres pays hors zone euro et quelque part d'être en grande partie responsable de la montée des prix du pétrole (exprimé en dollar, mais vendu en grande partie en Europe).
L'euro était une illusion, elle se dissipe. Tant mieux.

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 09:40

Sur Copenhague, le GIEC, Il est urgent d' écouter Vincent Courtillot (invité ce lundi matin dans le 7/10 de France Inter). J'en arrive à mieux formuler ce que je pensais déjà. Un constat d'abord.
Le réchauffement climatique constaté depuis environ 1860 n'est peut-être pas du aux émissions de gaz carbonique générées par l'activité humaine; une autre cause tout aussi vraisembable est l'activité solaire.
Le réchauffement climatique n'est pas en cours d'accélération; les dix dernières années ne corroborent pas cette idée.
Les travaux du GIEC ne possèdent pas la rigueur scientifique indispensable tant dans les mesures effectuées que dans les conclusions dites sures à 90%.

Le plus intéressant, au-delà des discussions scientifiques sont les implications immédiates.

L'anxiété colportée par tous les médias sur la catastrophe climatique en cours est un poison. Une évidence qu'il est bon de rappeler : prédire la fin du monde est un vieux filon utilisé depuis des millénaires et qui n'a jamais servi que les intérêts des faux prophètes. La prise de parole des climatologues du GIEC a dérivé de l'analyse vers le refus de l'interdisciplinarité (les dires des astrophysiciens, des géophysiciens sont au mieux ignorés voire moqués), vers la transformation d'un rapport (par définition criticable lorsque l'on commence à jogler avec des statistiques, des incertitudes de mesure, des probabilités) en une sorte de bible qu'il est déraisonnable de mettre en doute sous peine d'être taxé d'obscurantiste, d'assassin de la planète ... L'impératif hypothétique est de réduire les émissions de carbone.

La polarisation sur un sujet non-démontré (le réchauffement dû à l'action de l'homme) ralentit toutes les autres actions écologiques nécessaires. A vouloir résoudre des faux-problèmes, les politiques vont au mieux négliger les vrais, voire causer des catastrophes. Les autres problématiques écologiques sont souvent citées, mais ne semblent pas, aux yeux d'une opinion manipulée, susciter la même mobilisation : l'eau (son accès, sa qualité), les déchets (leur prolifération, leur récupération, leur traitement), la gestion des ressources finies (l'eau en est une une, mais aussi toutes les matières premières dont le pétrole, le charbon, le lithium ...).

La sauce autour du sommet de Copenhague reprend les inévitables lieux communs de la repentance : nous, occidentaux, avons pollué la planète et devons payer la réparation; raisonnement étrange qui permet aux chinois d'augmenter leurs émissions, tandis que nous nous imposerions la contrainte de réduire; la variable temps (ce qui a été fait depuis 1860) est privilégiée par rapport à la variable espace; les nouvelles émissions de carbone sont acceptables ailleurs au nom du péché que nos ancêtres ont commis. Cette intrusion d'une religiosité mal assumée disqualifie les fondements même des discussions du sommet de Copenhague.

Oui, il faut agir. Mais sur des analyses discutées, confrontées, et non sur des diktats. Oui, il ne faut pas avoir peur, même si les conlusions sont in fine d'un réchauffement inéluctable du climat; un changement n'est pas nécessairement un désastre, mais un espoir, le moteur de nouveaux développements.




Partager cet article
Repost0
5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 16:07

Les interdits se multiplient. Un dernier exemple sur le grand journal de Canal+. Alain Duhamel a eu bien du mal, face à Thomas Legrand et Joseph Macé-Scarron,  à défendre l'idée qu'il était possible de discuter de l'identité nationale ou française, ou de l'immigration, ou encore de l'Islam; le tout était de le faire au moment opportun et avec les mots qu'il fallait.
Une saine réaction face à la bordée d'injures envers tous ceux qui abordent le sujet, citons au hasard : fasciste, nazi, colonialiste, islamophobe, débateurs à la con etc ...
Quand même étrange dans une société qui se targue d'être en pointe sur la défense de la liberté, d'entendre ce concert sur quasi toutes les ondes, dans presque tous les éditoriaux,  que la seule vérité est l'Universalisme, que toute autre opinion relève de l'étroitesse d'esprit voire d'un esprit de haine de l'"étranger"; l'autre vérité intangible, à les entendre, est le relativisme, que toute autre opinion relève du commutarisme. Tout celà est enrobé d'un respect idolâtre des "Lumières", de la Révolution, et de la laïcité.

On a envie de redire que les vérités sont multiples (sauf bien entendu dans les théocraties).  Que la discussion est le seul moteur possible pour trouver des solutions (sauf pour les despotes éclairés ou non). Que la confrontation des idées, est bien entendu dangereuse (on peut être converti par son adversaire, on peut être submergé par des réactions populistes), mais ce danger doit être non seulement affronté mais désiré. Même dans les religions la vérité révélée est soumise au doute permanent.





Partager cet article
Repost0
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 18:25

Très amusant de lire Me Geoffrin en défenseur des religions. Juste un petit problème : l'Islam n'est pas seulement une religion, c'est aussi une culture et un système politique. La seule expérience récente d'un Islam réduit à une simple religion a été menée par Ataturk; c'est donc possible; mais il faut quand même garder en tête qu'Ataturk a imposé sa volonté avec beaucoup de détermination, sinon de brutalité; et les résultats en Turquie ne sont pas encore complètement acquis. La voie est donc étroite pour nos pays occidentaux : il leur faut trouver le moyen de laisser les musulmans pratiquer leur religion à titre privé sans qu'ils empiètent sur la sphère publique. Les signes extèrieurs de la religion islamique doivent chaque fois être analysés pour savoir s'ils sont ou ne sont pas
des manifestations d'un impérialisme culturel, voire politique. C'est vrai pour le ramadan, les nourritures dans les cantines scolaires, la pratique de la polygamie, le port de la burka, et même pour le minaret (qui n'a pour fonction que de lancer l'appel du muezzin). Pour reprendre l'exemple d'Ataturk, afin de restreindre l'Islam au statut de religion privée, il n'a pas hésité à transformer l'ancienne Sainte-Sophie de Mosquée en musée, à abolir le califat, à interdire le port du voile dans les administrations et les écoles, à transférer du vendredi au dimanche le jour chomé hebdomadaire. Pleins de gestes symboliques. Il serait peut-être nécessaire aux pays occidentaux de marquer cette volonté d'accepter la religion, tout en refusant son envahissement culturel.

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 21:17

Chantal Delsol stigmatisait dans le Figaro d'ajourd'hui "la mise en cause systématique, ironique et méprisante, de la volonté populaire". Elle pourra ajouter "la mise en cause haineuse".
Daniel Cohn-Bendit, après avoir fait allusion au nazisme,demande aux Suisses de revoter. Tant que le "peuple" n'aura pas compris il devra retourner aux urnes jusqu'à ce que la "bonne décision" soit votée. Les Irlandais, en ont fait l'expérience : vous n'aimez pas le Traité de Lisbonne ? Décision absurde, revotez sinon gare ... Les Français ont eu droit à une consultation et puis comme ils n'étaient pas d'accord, le jouet du vote démocratique leur a été retiré. Quant aux anglais et bien d'autres peuples européens ils n'ont pas eu à voter, c'est encore plus simple. Un traité qui engage l'avenir ne doit pas être laissé entre des mains inexpertes.
Daniel Cohn-Bendit, partisan de la démocratie directe rappelons-le, peaufine sa position : "la démocratie directe doit être encadrée par une constitution qui ne permette pas de voter sur n'importe quoi". Certains experts définiront ce qu'est le n'importe quoi (ce qui en principe est très large). Ils permettront d'encadrer les électeurs pour l'adoption uniquement de bonnes décisions. Il ne faut pas faire confiance au peuple.

Peut-être. Mais alors il ne faut pas être démocrate, Monsieur Cohn-Bendit.



Partager cet article
Repost0
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 15:20

Les belle voix résonnent pour stigmatiser la votation de nos amis suisses. Amusant d’entendre celle des laïcards défendre la présence de minarets (voir articles et commentaires de Libé) ! Rigolo le concert  des éditorialistes contre la démocratie directe, contre la tyrannie de la majorité, leur déception de constater que les sondages ne veulent rien dire !

Mais vous avez tort de leur  jeter la pierre, Monsieur Frappat, en dénigrant  leur souci de l’identité, en vitupérant leur hypocrisie. Vous auriez mieux fait d’essayer de comprendre. Personne n’a interdit  le culte musulman en Suisse, juste voté une interdiction de signes trop marqués. Le sujet est bénin. Il marque néanmoins le refus d’une islamisation rampante ; celà est-il un sujet trop dur à aborder ? Que faut-il penser de la polygamie, du statut des femmes, des pratiques d’excision, de la chariah, du Coran parole révélée et intouchable ; toutes ces pratiques culturelles sont-elles  miscibles dans notre civilisation ? Oui, Non ? Si oui dans quelles conditions ? Voilà ce que, sans hypocrisie vous auriez pu aborder.

Une civilisation n’a pas à être ouverte ou fermée (le choix d’un des adjectifs est un préjugé) elle existe ou meurt. Pour exister elle doit s’adapter, mais pas se renier. Vous préférez, semble-t-il, exorciser les peurs dans la repentance, c’est votre choix.

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 09:33

Que recouvre le pacte social sur la santé ? Personne ne le sait réellement puisqu'aucun référendum, aucun "Grenelle", aucun grand programme ne traite ou n'a traité du sujet depuis le programme du Conseil National de la Résistance. Beaucoup a été fait, mais sans vraiment redéfinir globalement l'objectif qui était "d'assurer à tous les citoyens des moyens d'exisence lorsqu'ils sont incapables de se le procurer par le travail". Cette idée noble et simple a depuis été mise en application par tous les gouvernements (maladie, vieillesse, RMI). Jamais il n'a été question de la gratuité de tous les soins. Elle ne fait pas partie du pacte initial. Cette idée de gratuité plombe le système : l'exemple le plus récent est la vaccination contre la grippe H1N1, maladie bénigne qui va coûter un milliard à l'état. Les gouvernements successifs ont essayé plutôt mal que bien de résister à cette idée de gratuité. Les tickets modérateurs, les forfaits hospitaliers, les déremboursement de médicaments de confort ont été des tentatives en ce sens. Tentatives trop craintives pour être un remède à la crise financière de la Sécurité Sociale. La crise est maintenant trop grave pour que ne soit pas lancé le débat pour revenir à l'esprit du texte du Conseil National de la Résistance : oui à la solidarité lorqu'elle est utile et nécessaire, non à la gratuité des soins.

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 09:57

Les sénateurs y ont pensé. Pourquoi le gouvernement ne les suit pas en rétablissant le taux de TVA à 19.6% dans la restauration ?
L'INSEE l'a constaté, les prix de la restauration ont augmenté au lieu de baisser. Dans ma petite lorgnette quotidienne également j'ai vu le prix de la "formule" de mes bistrots favoris enfler au travers de changements astucieux  des ingrédients de ladite formule.
L'histoire bizarre de ce cadeau fiscal (seul terme possible puisqu'il n' a pas de contrepartie à l'effort de l'Etat) est intrigante. Parti d'une promesse abracadabrantesque et non tenue d'un président à la dérive. Repris à la volée par le nouveau chef (pour prouver que lui saurait faire ce que le vieux s'était révélé incapable de réaliser ?). Maintenu par les duettistes synchronisés Lagarde et Woerth malgré les broncas des parlementaires et des médias et au mépris d'une cohérence de pensée élémentaire : on ne peut se targuer de lutter contre les niches fiscales et en créer une et la maintenir.
Serait-ce pour flatter une catégorie d'électeurs ? Etrange, ils sont nombreux certes, mais moins nombreux que leurs clients qui ricanent sur l'augmentation des marges de leur bistrôt favori.
Serait-ce par arrogance ? L'Etat, dans son immense sagesse, ne peut se tromper. Tant de compétences entre L'Elysée et Bercy ne peuvent être prises en défaut.
Serait-ce par indifférence ? Peut-être bien. Pas de manifestations dans les rues pour stigmatiser des profits illicites (illicites car la promesse des bristotiers était soit de baisser les prix, soit de faire de nouvelles embauches, soit d'améliorer les conditions des salariés en place, jamais de se garder cette marge supplémentaire comme un super bonus).
Probalement un petit rata concoté avec les trois ingrédients. Les trois recettes de l'ochlocratie : flatter des clientèles (les unes après les autres, nécessairement, puisque les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres), gouverner en fonction des mouvements de foule (abroger les mesures qui suscitent des manifestations, garder celles qui n'émeuvent pas assez le peuple), mépriser au quotidien les naïfs qui vous ont confié les rênes .

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 09:59

On essaie de nous construire une parcelle d'identité nationale autour du football, du maillot bleu, de la fraternité du black-blanc-beur, de la marseillaise chantée dans les stades.  A l'arrivée nos héros sont Zidane (le type au coup de boule), Thierry Henry (le tricheur qui veut rejouer le match une fois qu'il est sur que c'est trop tard), notre expresssion les défilés de la victoire sous le drapeau algérien pour célébrer la victtoire de l'Algérie sur l'Egypte et notre combat la défense des niches fiscales pour des joueurs soucieux de commercialiser leur image avec un maximum de profit.
Non vraiment cette idendité là bâtie sur des valeurs de compromis, de "realpolitik" au mieux m'indiffère; au pire elle m'exaspère lorsqu'elle est défendue explicitement ou implicitement par quasi tous les hommes politiques. On ne bâtit par la fierté nationale sur l'abscence de contrôle de soi, la triche, les exploits d'étrangers et surtout les profits de stars surpayées.

Partager cet article
Repost0