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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 12:13

Jugement parfaitement absurde. La Cour de Justice doit juger des infractions commises par les ministres en exercice. Faire appel à l’ arbitrage, ne relève pas d’une infraction quoique en puissent penser toutes les juridictions assises ou debout. Il est possible qu’en l’espèce certains membres du tribunal arbitral aient été manipulés ou achetés par Bernard Tapie ; possible, mais l’affaire n’est pas jugée. Ne pas faire appel de la décision arbitrale n’est pas une infraction ; il a fallu aux juges trouver la notion de négligence pour tenter de trouver coupable Christine Lagarde. Notion parfaitement discutable lorsqu’elle est mise en œuvre par des députés et sénateurs dont personne ne trouve l’action politique diligente au cours de leurs derniers mandats. C’est la triste fable des aveugles guidés par un aveugle illustrée par Brueghel.

Jugement parfaitement cynique. Y ont défilé des témoins de haute moralité comme Bruno Bézard : nommé ministre conseiller pour les affaires économiques en charge de la Chine par Christine Lagarde, maintenant animateur d’un fonds d’investissement chinois ; le haut fonctionnaire qui s’offusque parce que l’on n’a pas suivi son avis sur l’arbitrage ; et alors ? il n’est qu’un exécutant et non pas un politique, ses avis sont consultatifs ; le haut fonctionnaire jaloux qui bave en permanence lors des audiences sur le directeur de cabinet de Lagarde : la classe ! Et puis le témoignage de Thierry Breton qui joue les professeurs condescendants pour définir comment lui a été « un très bon ministre des finances » ; il aurait pu aussi nous expliquer comment il avait été ce merveilleux dirigeant de Bull, puis de Thomson, puis de France Telecom, au grand dam des actionnaires et des salariés, un spécialiste dans le genre je laisse des boules puantes à mon successeur.

Mais dans le populisme ambiant, le seul sujet n’est pas pourquoi on traine Christine Lagarde devant une juridiction d’exception, pour la faire juger par d’obscurs députés, et la condamner à une faute de négligence pour avoir suivi l’avis de son directeur de cabine et non celui d’autres fonctionnaires ; non le seul sujet est pourquoi elle n’est pas au trou.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 16:45

Hurlements le samedi soir des viandes alcoolisées, rythme lancinant binaire des batteries antillaises, stridence des voix féminines qui agressent leur téléphone portable tout en se laissant pincer les fesses, vrombissement des pots d’échappement des motos puantes qui s’acharnent à zigzaguer entre les voitures ; dans le Paris nocturne le vacarme fait jouir les sourdingues.  

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:00

Editorialiste des Echos, conseiller spécial à l’Institut Montaigne, professeur au King’s College, Il fait partie de ces élites autoproclamées qui affectent de ne pas comprendre ce qui se déroule sous leurs yeux. Ils baptisent du terme, méprisant dans leur esprit, de populisme ce qui contrevient à leur dhoxa basée sur deux convictions :

  • la mondialisation est inéluctable, avec les corolaires qu’il est vain d’aller contre la naissance d’un citoyen du monde, et que « big is beautiful », et donc l’avenir est dans l’abolition des pays dans des entités de plus en plus larges ;
  • la légitimité démocratique est synonyme de la primauté du juridique sur la culture ; ce qui est important n’est pas d’être libre de penser mais d’être obéissant à un état conçu comme l’expression parfaite de la volonté des citoyens.

Le populisme, à ce titre, et pour lui, n’est que l’inverse de ces principes.

Le Brexit est l’expression d’un rejet d’un certain type de mondialisation : celui qui fait que le moins-disant social triomphe, soit à cause de régulations européennes qui prétendent imposer une libre circulation des personnes sans harmonie des couvertures sociales, soit à cause d’une immigration du Commonwealth qui tire les rémunérations britanniques salariales vers le bas sans contreparties significatives exigées des pays sources. Evidemment un vote à un référendum mélange du rationnel (les régulations européennes) et de l’irrationnel (une immigration des ex-colonies) : mais autant il est légitime de qualifier l’irréalisme de populiste, autant il est absurde de ne pas vouloir comprendre que le rejet de l’Europe par les Britanniques est une option légitime. La Grande-Bretagne n’était pas dans l’Euro, sa place financière peut continuer à fonctionner aussi bien que New-York ou Dubai, la Grande-Bretagne n’a pas besoin du plombier polonais, ou du soudeur roumain; la Grande-Bretagne n’a besoin que de traités de libre-échange entre elle et les pays européens, traités dont on ne voit pas qu’ils seraient dans l’intérêt de toutes les parties et donc sans difficultés de principe à négocier. Alors le Brexit est populiste dans sa partie qui ne concerne pas l’Europe, il est parfaitement légitime dans son rejet d’un Bruxelles qui a abdiqué depuis longtemps (depuis toujours ?) dans sa rage de régulations (la foultitude des obligations sur la libre circulation des hommes et des marchandises) et son absence de principes (l’absence de toute définition de ce qu’est l’Europe et de ce qu’elle doit devenir).

Le populisme est également associé à un nationalisme identitaire porté par la crise migratoire. Je ne comprends pas ce qu’il y a de non défendable dans l’idée qu’un peuple, une universalité de citoyens, passe un contrat avec ses dirigeants pour leur déléguer un certain nombre de missions régaliennes, et parmi celles-ci la défense de sa culture incarnées par une langue, un mode de vie. Il est malhonnête de qualifier de « peur » une volonté de défendre (et pas seulement de défendre, mais de promouvoir, de répandre) des acquis, des modes de pensée, des façons de travailler et de réaliser. Le biais qui consiste à nier les identités en les affublant, pour les discréditer, du qualificatif d’ethnique est profondément malhonnête ; la relativité des identités (leur absence d’importance essentielle, leur absence de résilience) n’est qu’une opinion, celle de penser qu’un métissage mondial de toutes les cultures est un avenir inéluctable, qu’il est de plus souhaitable parce que la richesse viendrait du mélange. Dans l’esprit des contempteurs de l’identité des pays, des religions, des cultures, la liberté des individus doit s’effacer derrière une conception d’une démocratie mondiale qui n’aurait d’autre souci que le bonheur de chacun corseté dans un appareil de lois dites humanistes qui privilégieraient en fait les libertés d’aller, de commercer, sur celles de penser ou de créer.

Cette philosophie utilitariste conduit les Moïsi et autres à ne rien comprendre à ce qui provoque colère et révoltes chez les peuples occidentaux, et ne peut justifier qu’ils traitent avec condescendance, et même avec mépris, ce qu’ils sont incapables d’analyser correctement.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 18:06

Va je ne te hais point dit Chimène.

Pour mieux te résister, j’ai recherché ta haine dit Phèdre.

Pour elles la haine est le contrepoint de l’amour. Elle n’a rien à voir avec l’expression des cités « j’ai ou je n’ai pas la haine » qui n’est que l’expression d’un contrôle ou d’une absence de contrôle de la rage d’êtres frustes.

L’absence de haine est le reflet de l’indifférence d’Hippolyte, de l’égoïsme guerrier de Rodrigue. L’humanité est du côté de Phèdre, et de Chimène, qui vivent, qui réagissent, qui sont pétries de sentiments qui flirtent avec la haine ; les Hippolyte et Rodrigue pourraient être considérés comme les représentants des bons sentiments, du respect des lois quelques injustes qu’elles paraissent, de cette froideur qui ignore la haine.

Il faut se méfier de la haine de la haine.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 17:43

Au 55 rue du Faubourg saint-Honoré, règne une mentalité d’assiégé. Le vulgaire est maintenu à distance : trottoirs interdits tout autour du palais. A croire qu’ils craignent le peuple. Et s’ils avaient raison ? Qui peut croire que ces crétins de d’électeurs n’ont pas envie de mettre le locataire à la porte, de lui faire payer ses mensonges ? Tous imaginent que les sans-dents rêvent de lui faire bouffer les kilomètres de lois, décrets, circulaires qu’il a prétendu inspirer pour leur bien ! Qui ne rêve d’une justice expéditive pour se débarrasser de l’incapable qui tente de s’incruster dans son fromage … d’un crétinicide.  

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 17:39

Etouffe-chrétien pourtant ni halal ni casher.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 17:34

Libération par les barons chrétiens de populations asservies par des nomades turcs fraichement islamisés.  

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 17:33

Ont inventé le divan (pour les esclaves caucasiennes de leur sérail), le lacet en soie (pour faire étrangler leurs ennemis par des janissaires balkaniques), des portes sublimes (menant au palais des vizirs au titre si persan), les derviches tourneurs (danseurs pas du tout mondains). Des emprunteurs au goût raffiné. 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:35

Offense à la doxa des communicants , au bien-pensisme des élites auto-proclamées, aux analyses de tous les experts, analystes, sociologues, anthropologues, psycho-sociologues, politologues, économistes, journalistes, éditorialistes, chroniqueurs des matinales, et autres sous-fifres qui encombrent les médias de leur verbiage sans cesse recommencé. La sidération est caractérisée par l’air hagard du premier qui doit annoncer la nouvelle incroyable qui renverse tous les poncifs auxquels il croyait dur comme fer ; elle se propage dans une sorte de bégaiement compulsif qui fait redire cent fois, mille fois, aux divers intervenants, leur incapacité à accepter la vérité, leur fureur à la voir se manifester, leur inquiétude bilieuse à la voir s’étaler ; elle se transforme en intolérance affichée, proclamée, assumée, que cette vérité là n’est que manifestation du Malin, prodrome des horreurs prédites depuis longtemps par tous les millénaristes inspirés, et qu’il faut donc non seulement la mépriser, l’ignorer, mais surtout combattre tous ceux qui ont contribué à sa manifestation, la légion des médiocres, des mâles blancs, des homophobes, racistes et autres créationnistes adeptes de l’évangile et de la Bible, des climato-sceptiques, racialistes, culturalistes, misogynes, chômeurs, red-necks, et des laissés pour compte de la mondialisation enfin de tous ceux qui ont voté pour le Brexit ou pour le Donald .

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 10:02

Un film majeur, un de plus de Ken Loach. A la frontière de la sensiblerie, sans perdre le contact avec la réalité. Un décor jamais laid mais toujours austère, un peu sale, et surtout triste du nord citadin de l’Angleterre. Des personnages attachants : un ouvrier de 60 ans, malade qui attend sa pension d’invalidité, une femme jeune avec ses deux jeunes enfants expulsée d’un Londres trop cher, des voisins sympathiques, des gens compatissants et une administration bête et méchante. Le drame social est étalé dans le déclassement, la peur d’un lendemain sans toit voire sans nourriture assurée, l’indifférence d’un état qui députe des mandataires dépourvus de sentiments et d’intelligence des situations.

Pourquoi aller chercher des analyses de sociologues, politologues sur le pourquoi du Brexit, du vote populiste : un artiste sait mieux exprimer que n’importe quel expert la désespérance des oubliés du progrès.

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