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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 15:32

L’indignation j’aimerais croire que c’est la fatigue de tous les mots valises usés d’être trimbalés dans tous les discours : dignité, amalgame, égalité réelle, richesse culturelle, questionnement, repentance, compassion.

Je voudrais que mon indignation ne se limite pas à des injonctions de faire pour les autres : accueillez (les immigrés, mais pas chez soi), livrez la guerre (contre les russes mais avec des ukrainiens comme mercenaires), vivez du travail (celui des quelques autres qui travaillent encore), faites ci faites ça (passion à jouer les petits chefs à l’égard des veaux).

L’indignation ce n’est pas un visage congestionné qui hurle contre la kyrielle de ceux qui utilisent des gros (enflés, bouffis, insignifiants) mots, c’est une lassitude de constater que des mots sont abandonnés parce que jugés trop proches du réel et que d’autres sont inventés pour mieux cacher l’inaction.

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 16:35

Que Zelenski soit belliciste, il en a le droit après tout, puisqu’au moment critique d’une possible invasion de Kiev il a préféré rester sur place et démontré son courage ; qu’il fixe comme but de guerre de reconquérir les régions sécessionnistes du Donbass et la Crimée est logique puisque, russophone ne parlant guère l’ukrainien, il définit sa patrie à ses pénates ; qu’il refuse de négocier avec Poutine peut se comprendre s’il n’a pas oublié que ce dernier avait envoyé des commandos pour l’assassiner.

 

Mais les commentateurs français des médias ? Comment ne pas être indisposé par leurs hurlements d’intransigeance :

  • ignominie de ceux qui font combattre les autres (les ukrainiens) tandis qu’ils sont assis confortablement dans leurs studios éloignés des champs de bataille ; le courage délégué !
  • ignorance de ceux qui n’ont jamais connu les querelles entre les Cosaques du Don et les Tatares de la Volga et de Crimée; qui ont oublié la frontière entre les catholiques et les orthodoxes qui passe au milieu de l’Ukraine ; qui croient que l’ukrainien est une langue alors que ni Gogol, ni Zelenski ne se sont souciés de la parler ; qui oublient avec entêtement les accords de Minsk ; la géopolitique rabougrie à l’instant présent !
  • partialité de ceux qui s’offusquent des crimes (avérés) des russes et affirment que frapper le pont de Kertch ou transitent les civils, assassiner des membres des familles d’oligarques poutiniens, frapper de missiles à proximité de la centrale de Zaporija, se servir des écoles, hôpitaux comme boucliers humains pour y stocker des réserves militaires relèvent des nobles nécessités de la glorieuse défense ukrainienne ; ricanements de hyènes !

 

Heureusement que quelques-uns osent dire qu’il s’agit d’une guerre civile qui a débuté en 2014 et qui se transforme en guerre contre l’Occident à force d’ingérences et de provocations. Que les accords de Minsk restent encore une trame intéressante. Que l’agression et les crimes de guerre russes incontestables, ne doivent pas faire oublier les responsabilités des Ukrainiens dans le déclenchement de la guerre et même ses crimes dans la conduite de ses armées.

 

La guerre est un mal souverain, il conduit et les soldats et les dirigeants à trop souvent engager des actions qui les déshumanisent. Les prétentions impériales de la Russie sur une région industriellement sinistrée sont insupportables. La prétention ukrainienne de nous faire croire qu’il existe un pays de ce nom qui devrait exercer sa souveraineté sur la Crimée et la région du Donbass sont inacceptables. La volonté russe d’externaliser leur autoritarisme et leur cleptocratie n’excusent pas l’hypocrisie ukrainienne  à nous camoufler qu’ils sont pas un pays d’oligarques vérolé par la corruption. Tout ceci paraît une base saine pour engager une négociation entre pays qui partant d’une même absence de valeurs devraient pouvoir trouver un terrain d’entente.

 

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 16:00

Concentré de prétention. Sujet trop vaste qui veut explorer la nature morte (superbe oxymore rebaptisé « les choses » parce ce serait plus vendeur !) sur l’ensemble de la production artistique humaine de la période historique. Sélection d’œuvres soumises du coup à un arbitraire qui ne peut être que contestable vu l’ampleur de la tâche :

- loi de glorification des œuvres d’art contemporain les plus commerciales (les plus cotées dans les ventes aux enchères entre milliardaires) ;

- appétence pour les natures mortes animales (poissons, viandes, qui reflètent bien un dégout véganiste), au détriment des fleurs (rareté des bouquets), des trophées (oubliés), des objets de luxe (minorés) ;

- survalorisation d’œuvres de femmes au prétexte qu’elles ont été exclues de la « grande peinture d’histoire », et surnagent des œuvres mineures d’une Valayer-Coster, modestes d’une Moillon, hideuses de plasticiennes en vie ;

- présentation de tableaux de genre qui n’ont rien à faire avec le thème : marchés, usuriers, mais qui dans l’esprit de l’organisatrice sous-tendent une critique sociale de la bourgeoisie, de l’oppression de l’argent, qu’elle manifeste dans des cartels répétitifs ;

- théories bizarres qui prétendent qu’il n’existe rien pour cette exposition entre la chute de l’empire romain et le XVème siècle ; haine d’un moyen-âge trop religieux ? Indifférence aux civilisations indiennes, chinoises ou japonaises ? Etroitesse d'esprit plus probablement.

 

L’ensemble fleure le wokisme le plus élémentaire ; la perception en est particulièrement sensible dans le catalogue rédigé dans ce langage hermétique, arrogant, propre aux manifestations d’art contemporain ; la responsable de ce pavé (et de l’exposition) est une certaine Bertrand Dorléac, qui a bénéficié d’une carte blanche (on se demande bien pourquoi, au nom de quelles amitiés, de quels passe-droits).

Une exposition  à fuir. On peut trouver des tableaux de nature morte, tout seul au Louvre ou à Orsay, sans passer par la médiation de cette idéologue.

 

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9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 12:18

Sauf cas de flagrant délit, la présomption d’innocence est pour moi le principe qui rend l’exercice de la justice acceptable pour les justiciables. Bafouée par des hystériques qui invoquent la présomption de véracité de la parole des femmes, ignorée par des journalistes qui se comportent en délateurs s’abritant derrière l’anonymat de leurs sources, foulée aux pieds par des parangons de vertu qui arguent de prétendues lois de transparence et d’exemplarité, je la trouve sérieusement en danger. Va-t-on revenir à des adages de concierge « il n’y a pas de fumée sans feu » ou « la femme de César ne doit pas être soupçonnée », à des ordalies où Dieu est remplacé par la vox populi, à des codes d’éthiques qui remplacent les lois votées par les peuples, à ces juridictions privées qui mettent en accusation et demandent que l’accusé prennent ses responsabilités en abandonnant toute défense, à des condamnations qui ne sont tempérées que par la repentance et l’autoflagellation du présumé coupable.

Les accusations qui visent Dupont-Moretti, Kohler, Bayou, Quatennens sont, pour l’instant, dans mon esprit, au mieux des rumeurs, au pire des calomnies, en tous cas des entorses graves au droit de toute personne de bénéficier d’une défense efficace.

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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 09:51

Elle est passée devant Murakami, Kundera ou Houellebecq. Pour le nombrilisme de ses thèmes ou la sécheresse de son écriture ? Il faut en conclure que le comité Nobel a été séduit par son féminisme à la Sandrine Rousseau. 

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 13:37

Le dérèglement féministe ne se manifeste pas seulement dans la sphère judiciaire avec le rejet de la prescription pour les agressions sexuelles contre les femmes, et la présomption de véracité de la parole des femmes. Deux aberrations particulièrement choquantes, l’une qui exclut l’idée qu’une justice saine puisse être rendue pour des faits divers qui ne relèvent pas de la grande histoire, parce que les témoignages deviennent invérifiables et les souvenirs hasardeux; l’autre qui institue une catégorie particulière d’être humain qui bénéficierait d’un droit particulier.

Une autre déviance s’extériorise dans la théorie d’un complotisme machiste qui aurait enfoui dans l’anonymat les chefs d’œuvres des femmes dans les arts plastiques, picturaux, musicaux, littéraires. Les bonnes volontés s’escriment à sortir d’une notoriété modeste et méritée telle doublure de son père ou de son amant, ou de son mari ; les véritables génies n’ont pas eu besoin de laudateurs d’aujourd’hui pour gagner leur célébrité, qu’elles s’appellent Marie de France ou Colette, Berthe Morisot ou Judith Leyster, Clara Schuman ou tant d’autres. Elles furent moins nombreuses que les hommes, mais rien n’indique que d’autres furent torpillées par machisme alors qu’il est plus probable que beaucoup furent oubliées de par leur médiocrité.

Et après leur attaque contre la justice et leur délire sur un complotisme masculin, les néo-féministes sont frappées d’hémiplégie quand elles oublient l’absence de parité homme/femme dans la magistrature, l’éducation, la médecine, la gestion des biens culturels. Elles sont frappées d’anomie quand elles clament que leur corps leur appartient et que l’union de deux êtres de sexe différent n’est qu’un stéréotype. Elles sont frappées de mutisme sur le traitement des femmes dans beaucoup de pays musulmans ou boudhistes, des contrées trop lointaines de leur nombril.

 

Décidément ces néo-féministes feraient bien de relire Elisabeth Badinter, Françoise Sagan ou Simone Veil. Leur dérive phallophobe leur a faire perdre des repères élémentaires du bon sens, de la gentillesse, de la nuance.

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19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 11:02

Le devoir de mémoire est une offrande que nous faisons aux disparus qui nous ont aidé à être ce que nous sommes, et Pierre Nora a su l’élargir à ce qui est de plus collectif, de plus quotidien. La repentance est un crachat sur les tombes, bouffée d’orgueil qui veut faire croire que nous pouvons demander pardon au nom d’autrui.

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 11:03

On se gargarise de la survie d’un cinéma français : botoxé aux avances du CNC, il est hideux comme une Béart ou une Deneuve ; il est vulgaire comme les comédies autour des coucheries entre copains ; il est prétentieux comme les adorateurs des fausses idoles du passé tel Godard incapable de dessiner un personnage, incapable de leur faire dire quoi que ce soit d’intéressant ; tout n’est pas à jeter, avec une Kiberlain, un Dupontel (et d’autres …), mais ils sont bien isolés et je rêve d’un souffle nouveau comme celui incarné par Koré-Eda (« Affaire de famille », truculent et picaresque), par Ritesh Batra (« The lunchbox, romantique et désabusé), par Jafar Panahi (Taxi Téhéran, chronique vivante et inquiétante). C’est vrai je vais de moins en moins au cinéma, par ennui de revoir les éternels poncifs franchouillards ou les monstruosités américaines. Tiens, le dernier film que j’ai vu était  « The Duke » : un mélange de drôlerie et de critique sociale à la Ken Loach ; anglais, pas subventionné, pas à Cannes, des acteurs vieux (dont Hélène Mirren qui avait interprété la reine Elizabeth dans « The Crown », là, en femme de ménage !), tout pour plaire à la critique des Inrocks ou de Télérama.

 

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 10:16

Le prix administré de l’électricité est une subvention de la France principalement (qui produit l’électricité au plus bas coût en Europe) aux pays mal gérés, principalement l’Allemagne (qui produit l’électricité la plus chère d’Europe). Cette subvention contribue à renchérir nos productions alors que nous avons la balance commerciale la plus déficitaire de l’Union Européenne, et alourdit nos finances publiques (par le biais des aides nécessaires aux populations les plus touchées par l’inflation des prix de l’énergie) alors que nous avons les déficits publics et la dette publique parmi les plus élevées d’Europe.

Cette solidarité envers un pays plus prospère que nous est une insulte à l’intelligence. Le couple franco-allemand a de plus en plus (et ça ne date pas d’hier) des allures d’une alliance entre un cocufié qui en redemande et un cocufieur cynique.

Il faudrait quand même réfléchir à l’aphorisme de Sartre : l’Europe c’est la germanisation et l’oppression. N’aurait-il pas gardé son sens ?

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14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 10:54

Un premier principe est simple : tu ne tueras point. Assister quelqu’un pour le tuer n’est qu’une forme de complicité active dans un crime. Il ne peut être assimilé à un quelconque réflexe de protection, comme tuer dans un état de guerre pour en principe défendre ses concitoyens, comme tuer un psychopathe (au moins dans certains états) pour en protéger les autres, comme tuer en légitime défense pour se sauver ou soi-même ou d’autres individus sous menace directe.

Un deuxième principe est intangible : personne n’a à juger si une vie est indigne au point de la rayer du monde des vivants. Le soldat ennemi est un adversaire, il ne porte aucune indignité. Le psychopathe est un danger, l’éliminer ne relève pas d’une punition mais d’une sauvegarde de la société.

 

Pour interdire les traitements qui relèvent de la prouesse ou de l’acharnement, il n’est pas besoin de compassion mais de respect de la personnalité d’un malade auquel on ne peut infliger ou des remèdes qu’il refuse explicitement ou des protocoles qui n’apportent que de la souffrance au nom d’un scientisme mal digéré.

Pour atténuer les douleurs d’un agonisant, inutile de faire montre là encore de compassion, mais uniquement de pratiquer la médecine qui n’existe pas pour guérir, mais pour soulager. Quoi de plus beau que d’apporter ces apaisements à celui qui est en train de quitter la vie.

La loi Leonetti avait apporté deux éléments essentiels : le respect de la volonté (explicite ou implicite dans le cas de l’acharnement) du malade qui a le droit de refuser un traitement et le droit d’être accompagné en fin de vie en éliminant la douleur autant que faire se peut.

 

Qui est ce comité d’éthique qui croit devoir ouvrir des possibilités de tuer, au nom de la compassion ? Serait-ce le même que celui qui a trouvé normal d’élargir les possibilités d’avorter en oubliant ce qui faisait la charpente de la loi Veil : seule la détresse absolue de la femme enceinte pouvait justifier dans des délais stricts une opération d’avortement. Serait-ce le même que celui qui a soutenu l’idée d’une procréation pour tous, anéantissant dans un délire techno-scientiste toute idée d’engendrement corporel.

D’où viennent ces gens qui émettent des avis aussi navrants. Même ceux qui émettent une réserve sont d’une telle timidité qu’ils n’osent dire leur opposition nette à ce funeste projet.

 

L’idée qu’il faille ou, aujourd’hui, payer pour aller se faire exécuter en Belgique ou en Suisse, ou, demain, quémander un poison à des médecins ou des juges est vicieuse. Que l’on libère la vente des pistolets dans les armureries pour que les candidats au suicide puissent vraiment assumer leurs actes et ne pas encombrer les autres de leurs velléités. Voilà une véritable réforme qui permettrait à ceux qui le souhaitent de mourir dans la dignité.

 

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