16 avril 2020
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Deux balles pour Delfraissy. Une balle de son pour le récompenser de ses braiements envers son maître. Une balle de chanvre pour lui permettre de continuer à planer.
Incroyable dérapage de ce prétendu spécialiste de l’éthique : il préconise le confinement des vieillards de plus de 65 ans. Il faudrait lui suggérer que, pour faciliter le travail des forces de l’ordre, ces personnages (dangereux et peu recommandables) portent un signe distinctif sur leurs vêtements quand ils sortent dehors. Il n’est pas hostile à la création de lieux où l’on concentrerait les personnes présentant des signes de la maladie : il pourrait appeler cela des hôtels de concentration (mieux que des prisons quatre étoiles). Mais qui est cet énergumène qui foule aux pieds les droits les plus élémentaires de l’être humain, qui sont la non-discrimination entre personnes, et la liberté de circuler si l’on ne porte pas atteinte à autrui ! Il ne connait rien du covid-19 (comme d’ailleurs tous les autres médecins) à part un séquençage génétique, mais nous décrit les vertus d’un confinement qui n’a jamais prouvé son efficacité, le caractère indispensable de services hospitaliers qui sont dans l’incapacité de soigner quiconque (sauf savon et paracétamol).
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portrait
13 avril 2020
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Je trouvais l’expression étrange, à la signification peu claire. Au bout de ces quatre semaines de confinement, j’ai compris : il s’agissait de nous couvrir de filets ; il était important de nous cadenasser ; il était essentiel de nous asservir. Victoire sur toute la ligne ; l’état a tissé autour de nous un lien solide à coup de sécurité sanitaire, de préoccupation de la santé de soi et des autres, du sauvetage de l’hôpital public.
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13 avril 2020
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Veaux, moutons, chiens ? On ne sait plus trop comment qualifier les français qui subissent le confinement sans protester ; les seuls insubordonnés sont les SDF qui étalent leur crasse et les reliefs de repas, mendiés on ne sait où, après avoir refusé avec la dernière des énergies d’aller prêter leur bras au ramassage des fruits et légumes des maraichers et arboriculteurs ; d’autres, j’allais oublier, et pourtant bien plus nombreux, sont les acteurs de la circulation et de la commercialisation de drogues dures ou douces, du tabac ou des masques de contrebande qui hantent centres villes et cités interdites aux forces de l’ordre. Quant à l’immense majorité, elle en redemande. Rien n’est suffisant dans la suppression des libertés, et au cas où les forces de l’ordre ne séviraient pas assez vite, ils sont là, les braves défenseurs du civisme, de la citoyenneté, à aller porter leur délicate délation à qui de droit. L’enthousiasme frémit déjà à rajouter à l’emprisonnement chez soi, aux sorties millimétrées, l’octroi d’un masque au port obligatoire, l’obligation de se trimbaler avec son téléphone portable pour être mieux tracé ; et pourquoi pas, comme le suggère Hidalgo, classer la population en plusieurs catégories avec chacune des droits différents (une suggestion, pour faciliter le travail de contrôle : afficher sur ses vêtements un signe distinctif) ; et encore créer des hôtels de concentration où l’on pourrait fourrer et d’un côté tous ces malades qui nous gênent, et de l’autre tous ces vieux qui n’ont pas eu la délicatesse d’être contaminés.
Mais, dans les médias, cette soumission est insuffisante. Ils rêvent d’une population de lombrics, de vers de terre, toujours plus bas dans la terre, toujours plus humiliée et humiliable. La rébellion est trahison. Le doute est négationnisme. La critique est irresponsable, et même criminelle. L’abaissement dans l’indignité est réclamé. La fange n’est pas suffisante comme nourriture. L’adoration des soignants devient une religion obligatoire, et toute insubordination à leur égard une hérésie dangereuse. Des projets ? Mais pour quoi faire ? L’état omnipotent s’occupe de vous. Vous ne travaillez plus ou vous ne voulez plus travailler, l’état vous dédommagera.
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coronavirus
11 avril 2020
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L’horreur de ce virus est qu’il a des comportements peu appropriés : il fait des différences entre les genres et frappe trois fois plus les hommes que les femmes ; il fait des différences entre les races et s’intéresse plus aux ressortissants africains; complètement immoral il n’attaque pas les gros fumeurs car il est allergique à la nicotine.
En analysant les stratégies de ce Covid (numéroté 19, style dynastie royale), on s’aperçoit qu’il se comporte plutôt comme un charognard et s’attaque victorieusement à ceux qui sont déjà proches de la mort par leur âge et leurs comorbidités ou encore à ceux qui se sont abandonnés à l’obésité.
Pernicieux, il s’attaque aux poumons des faibles, pour, dans une action paulienne, mieux viser les cerveaux de ceux qui étaient censés le combattre. Un carnage. Les élites déboussolées s’agitent dans un mouvement brownien qu’il attise. Les neurones des esprits forts, des gens d’action, des puissants qui nous gouvernent sont ramollis, deviennent spongieux, sous son influence perverse.
Vedette incroyable des ondes et des écrans, il a rejeté dans l’ombre toutes les vedettes ; il est l’unique sujet des commentaires adulatrices des journaleux aplatis devant cette nouvelle majesté.
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portrait
11 avril 2020
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Notre gourou national le professeur Raoult a oublié le médicament fétiche des incarcérés. Pas les confinés, mais ceux réellement dans des cellules de prisons avec ses tours de garde, ses murs, ses barbelés. Médicament miracle qui sauve les condamnés ou suspects qui vivent dans la cohue des rares douches, la surpopulation de locaux top petits et insalubres. La nicotine. Ils sont tous gros fumeurs, et grâce à la nicotine contenue dans leurs cibiches ils arrivent à lutter victorieusement contre la prolifération du virus. La réalité statistique est là. Les résultats sont évidents. Qu’attendent-ils tous les pontes de la médecine et autres petits marquis du faubourg pour les aller voir.
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9 avril 2020
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Imaginé par un vieillard à la veille du gâtisme. Devenu l’arme de terrorisme de tous les contempteurs de l’imagination, de la créativité, de la vie.
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9 avril 2020
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Delfraissy arrive à dire à une minute d’intervalle que la seule solution pour maîtriser l’épidémie est le confinement le plus strict possible pour empêcher le virus de se répandre, et que nous serons assurés qu’il n’y ait pas une recrudescence de l’épidémie tant que la moitié de la population de sera pas immunisée en ayant contracté la maladie : la seule conclusion que l’on peut tirer de ce bredouillis de la pensée est qu’il n’y a pas d’issue pour un retour à une vie normale.
Raoult préfère ignorer tant les principes de base de la recherche médicale posés par Claude Bernard, que l’article essentiel du serment d’Hippocrate de ne pas nuire (non nocere). Son excellence sur ses travaux passés ne peut faire excuser son incompétence sur ses assertions actuelles. Faire appel au tribunal des médias et de l’opinion publique pour tenter de dissimuler ses erreurs est indigne.
Le professeur duschmoll anone que la santé n’a pas de prix. Bien entendu qu’elle a un prix : celui de tous ceux qui vont faire faillite, celui chômage des millions de personnes pour une durée indéterminée, celui de tous ces gens qui sont en pleine panique sur leur avenir. Mais Monsieur le Professeur ne rêve que de ses équipements supplémentaires, de son nombre de lits, de sa cour d’infirmières et d’internes ; que le reste du monde révère l’hôpital.
Le professeur trucmuche qui répète en boucle que le confinement a fait ses preuves. Ah ! Où ? Quelqu’un a-t-il vu une corrélation quelconque entre le nombre de malades nouveaux, le nombre d’entrées à l’hôpital et la durée du confinement ; en toute logique, puisque la durée d’incubation contaminante est dite de 15 jours, il devrait y avoir un effet déjà bout d’une semaine.
Le professeur chose nous parle des personnes dont il a sauvé la vie. Deux questions : combien sont sortis indemnes des caissons de réanimation ? Personne ne sait aujourd’hui. Les malades sont stockés. Un jour peut-être ils sortiront. Dans quel état ? Je crains une manifestation de plus d’un acharnement thérapeutique dont je ne suis pas certain que quiconque l’ait demandé. Mais le malade a-t-il droit à la parole ? Comme l’expriment ces distingués mandarins : c’est un patient ; qu’il subisse et prenne son mal en patience.
Cette théorie de fats fait peur. Bien plus que le virus. Ils sont en compétition pour savoir qui imposera les mesures les plus privatives de liberté. Des scientistes qui faute de faire aveu de leur incompétence face à ce virus se parent de plumes.
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coronavirus
7 avril 2020
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14:18
Plus stéréotypée, tu meurs.
Elle bée devant les professeurs de médecine qui se succèdent en rangs serrés sur son plateau (il n’y a pas que les urgences qui soient engorgées) : incapable de leur apporter la moindre contradiction, même s’ils débitent des âneries sur l’efficacité au moins suspecte du confinement ; inapte à leur faire avouer le nombre de patients qui arrivent à ne pas sortir les deux pieds devant de leurs lits de réanimation ; soumise devant leurs déclarations lapidaires sur la date du déconfinement, la nécessité de dépenser sans fin pour leur art.
Elle s’apitoie, les yeux mouillés, lorsqu’on évoque la mort d’une jeune sous l’emprise du coronavirus (en omettant de dire qu’elle avait un autre pathologie qui l’a fragilisée) ; les pupilles écarquillées quand le dernier brancardier venu vient exposer ses actes de bravoure sur le front (front il y a puisque nous serions en guerre paraît-il) ; la bouche effondrée dans quelques plis graisseux pour évoquer le nombre dramatique de morts avec une concupiscence qui transparait dans les rides au coin des yeux.
Elle s’irrite contre les affreux qui vont se promener sur des plages désertes ; elle maugrée envers les contempteurs du professeur Raoult et ses galéjades marseillaises ; elle ne comprend rien à l’idée qu’il puisse exister un monde économique en train de se fracasser ; elle est incapable de prendre une distance quelconque avec l’émotion immédiate, le chiffre du jour, la peur d’hier et les platitudes d’aujourd’hui. L’avenir pour « Babette » se limite au prochain audimat, le reste relève de caprices d’irresponsables qui ne peuvent comprendre la grandeur des témoignages qui sont présentés dans ses studios.
Poupée de son, le bruit des commérages creux et des compassions vaines; poupée de chiffon, le drapeau de la fausse guerre d’un hôpital en déroute, le masque hideux de scientifiques qui tentent vainement de faire croire qu’ils guérissent.
Published by olivier seutet
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portrait
7 avril 2020
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14:15
C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal disait Hanna Arendt.
Urgentistes et autres spécialistes de soins intensifs, Ils nous affligent de leurs interventions absurdes :
- le confinement c’est la panacée ont ils proclamé. Problème, au bout de quinze jours (durée de la période de contamination possible des infectés avaient-ils dit) la courbe des malades se présentant à l’hôpital aurait dû chuter brutalement ; pas du tout, ni en Italie, ni en Espagne, ni en France.
- La solution pour les cas les plus graves est de les mettre sous assistance respiratoire. Question, combien en sont sortis vivants de ces caissons de survie ? Combien en sont déjà sortis décédés ? Combien en sortiront gravement atteints par des semaines de ce traitement invasif ? Même pas des réponses, seulement une chape de silence.
- Le déconfinement ne doit intervenir que lorsque 60% de la population sera immunisée naturellement. Sujet de discussion : pourquoi ne pas essayer d’accélérer cette immunisation naturelle ? Sujet tabou ! Pas de discussion ! Circulez, il n’y a rien à voir !
- Ils se présentent comme scientifiques. Drôle de science qui pour nous soigner ou nous conseille de nous laver les mains et de prendre du paracétamol, ou tente de prolonger artificiellement une vie en espérant que notre corps trouve tout seul ses anticorps. N’y aurait-il emploi abusif de la dénomination de scientifique, usurpation de qualité ? Le terme de bonimenteur ne serait-il pas plus approprié ?
- Ils prétendent faire partie de comités qui donnent des avis que les politiques s’empressent de suivre de peur des réactions du bon peuple. Et pourtant ils n’analysent qu’avec le bout de leur lorgnette : il faut sauver les vies. Utile mais insuffisant. Bien des objectifs de l’humanité ont transcendé cet article : la liberté, le don de sa vie pour autrui, la défense de sa foi.
Alors cette pensée techniciste. Limitée à des gestes. Je la trouve vide.
Published by olivier seutet
6 avril 2020
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12:06
D’abord est survenu le drame des hospices de vieillards délaissés par des hospitaliers arrogants qui ne pensaient qu’à mettre sous assistance respiratoire des patients qui n’en peuvent mais ; conséquence des milliers de personnes âgées mortes dans le dénuement affectif. Oubliés des préoccupations, oubliés des discours, oubliés même du décompte des morts !
Maintenant se profile la catastrophe des abandonnés du système hospitalier. Comme par hasard dans les services d’urgence n’arrivent presque plus de personnes en crise cardiaque ou subissant un A.V.C.. Malades isolés, ne pouvant joindre personne au téléphone, ils ne peuvent plus demander assistance et meurent sans que quiconque le sache pour l’instant. Mais il ne faut pas changer de ligne clament tous les infectiologues du monde : priorité au coronavirus. Et les autres qui n’ont pas la chance d’en être infecté ? Ceux qui n’ont pas moins de 70 ans ? Ceux qui ne sont pas obèses ? Drôle de stratégie qui sacrifie ceux pour lesquels il existe des médicaments et des soins pour les guérir, au profit de ceux pour lesquels il n’existe pas de médicaments et des machines d’aide à la respiration rares et à l’utilité au moins sujette à caution.
Published by olivier seutet
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