15 décembre 2019
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Sans sombrer dans la démocratie directe, il est de plus en plus évident que le tunnel du quinquennat est ingérable. Donner tous les pouvoirs à un président et une assemblée aux ordres pour une durée de cinq ans est un déni de démocratie ; au bout d’un maximum de deux ans le pouvoir exécutif a perdu sa légitimité élective; quant au pouvoir législatif, avili par le gouvernement, nargué par les juges, débranché du terrain par la funeste loi sur le non-cumul des mandats, il est la risée du peuple : qui aurait l’idée d’attaquer le Palais-Bourbon aujourd’hui ?
Le référendum a été abandonné, depuis presque quinze ans, au prétexte que ces imbéciles de votants (quand ils condescendent à voter) ne répondent pas à la question, mais expriment leur sentiment sur celui interroge ; ce serait un plébiscite ! Peut-être, mais surtout l’adéquation entre un projet fort porté par un homme et supporté par un peuple. Il n’est plus envisagé maintenant de retrouver une légitimité par les urnes
La motion de censure quelques fois proposée au suffrage de l’Assemblée Nationale, n’a plus été adoptée depuis plus de cinquante ans. L’outil principal de contrôle et de sanction de l’Assemblée sur le gouvernement est devenu inefficace. La faute à des députés aux ordres des partis, et donc maintenant du président qui contrôle le parti majoritaire.
L’atout de la constitution de la cinquième république était qu’elle proposait une stabilité dans l’exercice du pouvoir qui était acceptable par une nécessité de relégitimiter le président soit par référendum, soit par dissolution de l’Assemblée et retour aux urnes. Il n’a jamais été question d’une mandature dictatoriale de cinq ans.
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etat
politique
15 décembre 2019
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Outil de petits chefs entre les mains des conducteurs de trains, des contrôleurs aériens, des pilotes d’avion, pour paralyser plus malheureux qu’eux. Syndrome de Stockholm, ou relation sadomasochiste, les galériens du métro, du rail, des liaisons aériennes n’ont encore pas décimé, pour l’exemple, leurs tortionnaires.
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13 décembre 2019
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Extinction de la raison devant la disparition de quelques moustiques suceurs de sang, la survie hasardeuse d’ours immigrés, ou le carnage de brebis éventrées par des loups écologistes.
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environnement
11 décembre 2019
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« C’est magique » : expression valise utilisée à tour de bras par des prétentieux qui croient « faire poétique ». Elle révèle surtout une absence de pensée qui se réfugie dans le vulgaire.
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11 décembre 2019
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Narcissisme et impréparation. Ebloui par les idées géniales qui ont forgé son programme, Macron n’a pas compris que tout était dans l’exécution. Et de supprimer l’ISF (au lieu de l’anéantir par des incitations accrues dans des investissements défiscalisant), et de supprimer la taxe d’habitation (au lieu de remettre à plat ses bases), et d’augmenter au nom de l’écologie taxes et contraintes qui pèsent sur la France périphérique (au lieu justement de les diminuer pour tenter de rassembler), et de voter sous la pression de lobbies bobos des lois sur la PMA ou la GPA (parfaitement incompréhensibles dans les cités, entre autres … et donc clivantes) et d’imaginer une retraite par points (au lieu de mettre en place un âge pivot).
N’est pas Bonaparte qui veut. Dans cette famille il serait au mieux Badinguet. L’un choisissait un seul objectif à la fois, déterminait un point faible pour attaquer, et surveillait étroitement dans l’exécution des lieutenants dévoués et compétents ; l’autre confiait ses armées à Bazaine, voulait à la fois l’indépendance de l’Italie et la survie des états de l’église, ne prenait pas la Prusse au sérieux.
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portrait
politique
1 décembre 2019
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Tous les verts du monde viennent se donner la main à Madrid pour la COP 25. Aux dernières nouvelles il seraient 29 000, venus de tous les quartiers : les urbains à la main verte des 4ème et 10ème arrondissements de Paris , les sauvages des forêts violées de l’Amazonie, les bien-pensants des campus de Californie, les guerriers protestanto-vikings du WWF et de Greenpeace, les promoteurs de la voiture électrique qui roule surtout au charbon et au lithium, les vendeurs d’éoliennes pour hacher les oiseaux égarés dans leurs champs, les adeptes de l’énergie solaire qui rêvent de stériliser des hectares avec leurs petits panneaux, des politiques en quête de voix qui se feront déposer en hélico ou jet privé.
Ils sont tous là pour crier qu’il faut bloquer en dessous de 2 degrés le réchauffement de la planète. Deux degrés par rapport à quelle date ? Aucune importance. D’ailleurs ce réchauffement climatique il est de combien et de puis quand ? D’un degré environ depuis 1900 (cf P.S.). Sans une corrélation avérée avec l’augmentation du CO2. Détails sur lesquels ces gens qui se baptisent scientifiques n’insistent guère. L’important est de crier dans les forums, de récolter des subventions, de demander des compensations aux états riches.
Alors la foule des fidèles du changement climatique va pleurer sur le globe terraqué, vomir les infidèles ou, plutôt, les négationnistes de leur culte, vilipender les gouvernants et électeurs qui se rebellent contre leurs commandements, réclamer les offrandes, baptisées taxes carbone, qui font vivre leurs grands prêtres et leurs sicaires.
P.S.

Figure 1a: Variations de la température de la surface de la Terre au cours des 140 dernières années.
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environnement
monde
24 novembre 2019
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09:59
D’un système à bout de souffle, le président veut nous faire le panégyrique. Il est content de ce dont il a hérité, fruit d’un socialisme nourri au système de Ponzi, d’un droit de l’homisme éperdu d’admiration devant sa générosité, et d’une croyance à un progrès des moeurs fabriqué dans des officines sectaires. Epaulé par quasiment personne, il croit pouvoir tout faire pour diriger plus de 60 millions de personnes; entre une premier ministre voué aux utilités, des ministres abonnés aux éléments de langage et une garde rapprochée à genoux devant la prétendue intelligence du maître, l’organisation du pouvoir est une insulte au peuple qui lui a délégué ses pouvoirs; équipe qui n’a rien compris (la fracture sociale, la sécession des cités, l'abysse de la dette), qui, hormis Blanquer et Pénicaud, a peu fait ( la réforme de la SNCF peut-être ?! La réforme de la fiscalité peut-être ?), en tous cas rien de fondamental ou de structurel.
Reste qu’il est content : comme son prédécesseur Giscard; facilité de manipuler des concepts, incapacité de comprendre les situations, facilité de mépriser ceux qui n’auraient pas ses neurones, incapacité de choisir et diriger des équipes.
Comme l’autre, il finira hué par un peuple soulagé de de tourner la page.
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politique
19 novembre 2019
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Quelques adultes prématurément vieillis dans leur banlieues sordides sont revenus casser dans les centres villes. Ils sont minables; ils ne demandent pas ce qui serait indispensable à une sortie de leur médiocrité :
- la suppression progressive de la TICPE (taxe sur les carburants qui représente 30 milliards d’euros de recettes pour l’état) qui épargnerait aux condamnés à la voiture de se faire tondre par ceux qui disposent de transports en commun subventionnés; cette taxe spoliatrice pourrait être avantageusement remplacée par une augmentation de la TVA (par exemple de 20 à 22%) qui pénaliserait les importations et relancerait un peu l’inflation;
- La création (massive et par administration ou grande société) de logements de fonction pour ceux qui doivent travailler dans les métropoles mondialisées et la suppression des taxes de mutation sur les ventes de logement; ces opérations faciliteraient la mobilité et pourraient être financées par un rétablissement de la taxe d’habitation supprimée par un gouvernement inconséquent; profit subsidiaire, ceci provoquerait une relance de l’investissement dans la construction et une baisse de la spéculation dans les hyper-centres.
En bref, il ne faut pas augmenter les revenus des gilets jaunes et assimilables; il faut diminuer leurs dépenses qui se révèlent abusivement élevées. La taxation des carburants est une lubie d’un état despotique qui rappelle la gabelle dans son principe de pomper un maximum de taxes sur un élément complètement vital. L’envolée de la spéculation dans les appartements des centres villes est peut-être la rançon du succès mais il serait indispensable que ceux qui rendent un service payé par l’état, les personnels médicaux, les personnels de l’enseignement, les forces de l’ordre et de la sécurité, les personnels de la justice disposent de logements à loyer modéré financés par leurs administration.
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economie
etat
fiscalité
social
11 novembre 2019
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Je n’aime pas l’idée d’une réparation donnée en compensation d’un crime. Le préjudice moral n’est pas valorisable et ne devrait jamais être valorisé. Le seul préjudice méritant réparation est l’ économique.
Le wergeld des tribus germaniques ou les prescriptions du code d’Hammurabi (pour telle faute, tel tarif ) n’avaient été imaginés que pour étouffer la tentation des représailles personnelles; y revenir est un retour aux débuts de la lutte contre la barbarie.
Je n’aime pas l’idée du remords proposé en réparation d’un crime. Les pleurs et les lamentation ne doivent pas effacer la faute. Les états d’âme du criminel (homme ou institution) nous indiffèrent : les larmes ne peuvent laver la faute; elles n’ont pas à être acceptées ou valorisées par la victime. L’indulgence ou le pardon sont réservées à Dieu; les hommes n’ont à leur disposition que l’amnistie ou la prescription.
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justice
1 novembre 2019
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16:12
L’organisation Todt est de retour à Trébeurden : un mur de l’atlantique est en cours d’édification le long de la grande plage de Tresmeur; un rempart contre les forces hostiles venues du large; censé abriter des vagues des grandes tempêtes (rôle qu’il remplira peut-être), il protège surtout les promeneurs d’une vue dégagée sur la plage et les flots. Lorsque l’on emprunte le front de mer, l’impression est de progresser dans un chemin creux; les constructeurs ont-ils voulu recréer à coup de ferrailles et de béton l’atmosphère confinée d’un chemin bocager breton ? le constat est que l’on a l’impression de cheminer dans un boyau conduisant d’un bunker à l’autre.
Nouvelle réussite à mettre au crédit de la mairie dans sa furie d’embellissement d’un littoral aussi prestigieux que superbe. Qui les a laissé faire ? Personne une peut les arrêter dans leur délire de saccage ?
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tregor