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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 16:27

Il faut taxer les riches clame le choeur des élus socialistes. Certes, personne n'a jamais eu l'idée d'opérer des prélèvements quasi confiscatoires sur les pauvres. Mais il faudrait aller un peu plus loin pour savoir ce que l'on définit comme riches : dans l'esprit étroit des comptables de Bercy les riches  englobent ceux qui possèdent beaucoup de biens matériels tels que foncier, portefeuille, liquidités. Les socialistes ravis se sont ralliés comme un seul homme (ou un seul godillot) derrière cette acception. Mais que font-ils des privilégiés qui ont des biens non matériels, ou du moins non immédiatement liquides : le contrat de travail garanti à vie, le temps de travail non extensif. Qui peut nier que c'est une vraie richesse aujourd'hui de disposer d'un emploi dans la fonction publique ou dans des sociétés du secteur public ou assimilé ? Qui peut  nier que c'est une vraie richesse de disposer de temps libres parfaitement délimités, et particulièrement amples lorsqu'on a une garantie de revenu décent ?

La logique de l'effort d'une nation pour affronter une période de très grandes difficultés est de demander des contributions exceptionnelles à tous. Mais le sectarisme de ceux qui nous gouvernent  s'est révélé sur trois facettes :

- l'effort demandé aux plus aisés n'est pas présenté comme devant être allégé dès que les circonstances le permettrait; ce n'est plus de l'effort c'est un garrotage avant exécution;

- l'effort de la fonction publique est absent du côté des dépenses (stabiliser les dépenses ne peut être présenté avec honnêteté comme une contribution)

- l'ensemble des salariés de la fonction publique et des sociétés du secteur public ne sont pas taxés  sur leurs richesses  (ou leur privilèges) : leur contrat de travail garanti, leur temps libre pour une très grande majorité d'entre eux.

Une société de privilèges ne peut subsister. Ou les fonctionnaires abandonnent leurs privilèges, ou ils paient. Le seul problème est qu'ils ont pris les manettes de l'état, et qu'ils tentent pour mieux asseoir leur pouvoir de résister à toute idée de baisse de leurs effectifs, voire de les augmenter. 

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