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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 10:25

Une exposition tout à fait caractéristique de la mainmise du bien-pensant cuistre sur la culture :

  • adieu les invasions barbares qui ont anéanti la civilisation romaine, remplacées par des migrants climatiques qui ont fusionné leur culture avec celle des gallo-romains (thème Invasions ou migrations) ; les hordes sauvages, à peine acculturées sont transformées en malheureux qui avaient besoin de survivre ;

  • bonjour les étrangers réfugiés au sein d’un Empire romain en déclin qui y apportent leur propre culture (thème Les campagnes au quotidien) ; les « autres » venus d’au-delà des frontières sont des précurseurs d’un métissage des cultures ;

  • et toujours ces négociants d’Afrique et du monde islamique qui viennent féconder l’Europe avec les manuscrits gréco-arabes, la culture et les techniques (thème les échanges) ; surtout oublier les rôles de l’empire byzantin môle de résistance et de transmission, des turcs et mongols qui ont fait le lien entre Orient et Occident ;

  • en prime sur les six thèmes soi-disant traités, un document baptisé « nos ancêtres sarrasins » qui se complait sur toutes les traces laissées par nos ancêtres arabes au VIIème siècle en Occitanie ; traces sémantiques de la peur des rezzous transformées en vestiges d’une prétendue mixité des peuples et des cultures.

Tout est populisme dans cette exposition : l’objectif complètement avoué est de faire plaisir d’abord à des visiteurs africains (du nord et du sud du Sahara) pour leur faire croire qu’ils furent des acteurs essentiels de notre histoire et ensuite à une horde d’écolo mondialiste pour les conforter dans leurs errements. Peu importe que la vérité historique soit travestie : gommées les déprédations des Germains, Huns, Hongrois, Vikings, Hongrois, Arabes ; oubliées les villes gallo-romaines qui n’ont survécu qu’au prix d’une drastique diminution de leur population, d’un abandon de leurs thermes, arènes, théâtre, de leur enserrement dans de petites enceintes ; oubliées les villas qui parsemaient la campagne, rasées jusqu’au sol après avoir été pillées. Plus question du dramatique recul de la culture : abâtardissement du latin, recul des capacités de lire et d’écrire au profit de quelques clercs, oubli des techniques de construction.

Qui est responsable d’un tel travestissement de la vérité historique ? La commissaire de l’exposition, le responsable de la cité des sciences de la Villette, la mairie de Paris, le ministère de la culture ? Tous probablement sont complices.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 17:56

Enseigner l’arabe à l’école ? Quel arabe ? Le coranique afin de pouvoir lire et réciter les sourates ? L’arabe maghrébin pour se faire comprendre et comprendre les terroristes du Sahel ? L’arabe du Moyen-Orient pour intégrer ou désintégrer les armées du califat ? L’arabe standard pour faire des affaires avec les dictatures pétrolières ?

Et pourquoi pas les langues étouffées comme le berbère, le copte, le syriaque ? Elles ne sont pas parlées par les élites dominantes ?

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 11:26

Curieux entretien intitulé « nouvelle querelle sur l’histoire de France » entre quatre historiens paru dans la revue L’Histoire de juillet-aout 2015. Il entend défendre l’idée d’un enseignement de l’histoire délivré des stéréotypes du « roman national », et élargi à au monde (« une histoire des autres »). Il est, malheureusement, bâti sur un certain nombre d’erreurs de méthode :

1° une différence est faite entre les historiens de métiers, que les quatre protagonistes ( Winock, Boucheron, Loubes, Stora) disent représenter, et des amateurs dont les opinions n’ont pas de valeur. Maladie de notre temps, les experts prennent le pas sur l’honnête homme et lui dénient le droit d’exprimer une parole intéressante. Autre caractéristique de notre époque, un groupe d’experts s’autoproclame les représentants autorisés de leur corporation et au nom d’une démocratie qui n’a pas lieu d’être en matière scientifique, et prétendent exprimer la « vérité » de leur discipline ; « vérité » qui se trouve être la même pour les quatre compères ; unanimisme de mauvais aloi.

2° une confusion entre l’histoire en tant qu’objet scientifique source de recherche permanente et l’histoire comme enseignement d’objet de culture pour les enfants et adolescents. Personne ne nie l’intérêt de l’histoire d’autres cultures, une approche critique des évènements historiques, les études comparatives ; mais le sujet de l’éducation dans les collèges et les lycées est plus prosaïque : il est de donner, en priorité, des éléments explicatifs de notre culture ; les excursions sur les royaumes africains, l’histoire du Maghreb, la culture islamique, toutes passionnantes qu’elles soient relèvent d’une culture générale accessoire ; rien de tout celà ne relève de la transmission, base de l’idée même d’un école. L’argument de dire que la présence de 5 millions de musulmans sur notre sol implique d’approfondir l’histoire de l’Islam est particulièrement ahurissante : pourquoi donc ne pas imposer l’arabe comme première langue à étudier après le français.

3° une bizarrerie : l’idée que l’histoire à enseigner est celle de la nation et non de la France ; ce qui revient à restreindre l’enseignement de l’histoire à celle de l’état depuis la révolution jusqu’à aujourd’hui. La notion de France, de son sol, de son climat, de ses populations, de son ethnogenèse, disparaît derrière une apologie du citoyen censé être né pendant la révolution et s’épanouissant dans la république sociale. Ils remplacent l’idée qu’ils stigmatisent d’une France éternelle, enracinée dans son sol , par une apologie d’un roman national issu de la révolution, et s’affirmant de plus en plus dans des valeurs d’égalité , de fraternité. Cette idéologie hors sol, a surtout des relents de totalitarisme, en imposant un universalisme des valeurs (seules existent celles marquées du label du progrès) et un relativisme des cultures (les différences culturelles doivent se résorber dans le village mondial).

Que les quatre compères veuillent faire de la propagande pour leurs idées sur l’éducation, pourquoi pas ; mais qu’ils fassent preuve d’un minimum de méthode et qu’ils arrêtent de prendre ceux qui ne sont pas de leur avis pour des minus habens.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 12:54

Retraites : faut-il comparer le poids des retraites versées à l’ensemble des femmes à celui de celles versées aux hommes ?

Santé : … et analyser le poids des dépenses de santé des femmes et celui des hommes ?

Travail : à quand des quotas d’hommes dans la magistrature, l’éducation, la santé ?

Mixité : pourquoi ne pas supprimer le sexisme patent de compétitions sportives séparées pour les hommes et les femmes ?

Culture : serait-il pertinent d’introduire des quotas hommes/femmes dans les univers machistes des artistes exposés dans les musées, des auteurs conservés dans les bibliothèques, des compositeurs joués dans les salles de concert ?

Langue : que penser du masculin attribué au soleil qui resplendit et du féminin de la lune falote ; de l’arbre pérenne et de la fleur éphémère ; de l’original qui fait foi et de la grosse qui n’est qu’une copie ; du courage et de la lâcheté ?

Comme gazouillerait l’inénarrable secrétaire d’état, Rossignol : « il y a encore du taf » (en dehors de la couleur des cartables) et comme le recommanderait l’inamovible sénateur de l’Aude, Roland Courteau : « il faut lutter contre les stéréotypes de sexe ».

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:01
Des jeunes gens sans ressources personnelles ou familiales ont des difficultés à mener des études supérieures. Que leurs soient allouées des ressources est non seulement légitime mais mis en place depuis très longtemps : ça s’appelle des bourses et ça date, au moins, des premières universités du Moyen-Age. Que ce système ne soit pas à la hauteur des besoins est probable (cherté du logement en particulier, cherté de certains types de cursus). Qu’il faille améliorer ce système en accroissant les bourses existantes, pourquoi pas. Qu’à partir de ce constat la ministre Fioraso indique qu’elle veut mettre en place une allocation d’études sous condition de ressources est pensable sous une réserve essentielle, qu’elle s’est gardée d’exprimer : il n’est légitime de financer que des étudiants qui étudient et le prouvent en étant reçus à leurs examens. Si tant est que l’étudiant est un travailleur intellectuel, comme le prétendent leurs syndicats, alors il n’est légitime de payer que les prestations qui existent réellement (donc exit les ratés de l’enseignement supérieur, ceux qui loupent leurs examens), ou qui présentent un intérêt pour le futur de la collectivité (donc exit les adeptes de formations folklo, de formations pour assouvir leur passion). Si, par contre il est considéré qu’il ne s’agit que de l’expression d’une solidarité entre ceux qui ont étudié jadis et ceux qui essaient de le faire maintenant, elle n’a de sens que pour ceux qui témoignent d’un effort et ne serait que charité mal placée pour les paresseux ou les dilettantes. Il ne peut exister aucun droit à étudier, mais seulement un droit à pouvoir suivre avec succès une formation qui permette de s'insérer dans la société. Si l’allocation envisagée n’est pas soumise à des conditions de réussite alors elle n’est qu’un versement immoral, antidémocratique, visant uniquement à acheter des voix ; un détournement de fonds publics par les agents chargés de verser cette allocation, une appropriation frauduleuse par les jeunes qui la toucherait ; un achat de vote et une corruption d’électeurs par le gouvernement qui la mettrait en place.
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:34

Depuis les orgies du bon époux, bon père de famille Strauss-Kahn, depuis les faux-serments  du fiscaliste Cahuzac, depuis les larcins dans les caisses publiques des fidèles commensaux des Bouches du Rhône et du Pas de Calais, tous réalisés sous l'ombre tutélaire de leur Dieu, de leur grand inspirateur François Mitterrand grand tricheur devant l'Eternel, il fallait quand même rénover la baraque socialiste. Alors pour cacher toutes ces laideurs, quoi de mieux que la feuille de vigne de la moralité. Vincent Peillon, appelé à l'aide par son président, nous fait cadeau sur le site de son ministère d'un rapport  sur l'enseignement laïque de la morale.

Dans une lettre de mission aux auteurs du rapport, le ministre leur demande de "définir les grands principes qui pourraient inspirer de nouveaux programmes portant sur l'enseignement de la morale". On ne comprend pas très bien ce que demande le ministre : une définition de la morale, une définition des systèmes d'enseignements (mais sans définir l'objet de l'enseignement), une méthode pour arriver à définir un système d'enseignement ?

Avec ce paquet de nouilles, les auteurs nous servent un plat indigeste. Fallait-ils qu'ils traitent de la politesse élémentaire, du simple respect qui permet de vivre ensemble, mais à quoi bon un rapport pour parler d'évidences; fallait-il qu'ils traitent des lois de la république, sa constitution, son organisation,  mais c'est couvert par l'éducation civique qui n'a d'autre prétention qu'une description des droits et devoirs des citoyens. Alors qu'allaient-ils touiller dans leur casserole ?

Surprise,  il n'est jamais question de vérité à retrouver dans les mathématiques, de beau dans l'art, de courage physique dans le sport, de courage moral chez Corneille ou des grands résistants, de vertu chez Plutarque ou de Gaulle, de bonté chez les saints; à croire que les enseignants n'ont jamais rien appris dans leurs disciplines respectives, ou qu'ils sont incapables de restituer ce qu'ils auraient retenus.

Il est curieusement question de liberté, d'égalité, de fraternité, mots intéressants mais dont on ne voit pas bien ce qu'ils ont à voir avec la morale. L'égalité surtout semble devoir être le maître mot de cette morale laïque.  Mais l'égalité est une doctrine politique. Elle est l'essence de la démocratie lorsqu'on la déclare applicable aux droits politiques d'un citoyen; mais la démocratie n'est qu'une option politique parmi d'autres (exécrable, mais la moins mauvaise connue à ce jour), et je ne vois pas au nom de quel principe il faut tenir pour immoral tout autre régime, ou a fortiori tenir pour moral le fait de prendre la majorité comme indicateur du bien absolu . Et si l'on décline l'égalité au-delà, en égalité sociale, en égalité des consommateurs, en égalité de revenus, en égalité entre personnes physiquement différente, on aborde d'autres sujets, très intéressants, mais qui n'ont absolument rien à voir ni avec la "morale du quotidien", ni avec la morale individuelle. On est dans l'expression d'une philosophie égalitariste qui considère que toute personne en vaut une autre, qui veut niveler toutes les différences, voire les nier; une philosophie de la peur des différences qui tente de les noyer dans une relativisme unniversel.  

Ce rapport prône une idéologie, parfaitement respectable, mais dont on ne voit pas nécessaire qu'elle devienne un catéchisme. Il faut l'arrogance d'un Peillon pour tenter d'imposer sous la dénomination fallacieuse de "morale laïque" un corpus qui ne relève pas de la morale et qui se baptise laïque parce qu'il est dans la lignée de Baboeuf et de Marx.  Peillon est au mieux dans la pitrerie (une peillonerie de plus ?) ou au pire nous raconte des salades (une peillonade à dénoncer !).

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 16:15

Ce rapport a été commandé par Madame Vallaud-Belkacem. Elle en est tellement fière qu'il est consultable sur le site de son ministère des droits de la femme. Lecture édifiante.

Même approche de l'égalité que dans le mariage pour tous : nier les réalités physiques et psychologiques pour affirmer le primat de la volonté; comme on est parent non pas parce qu'on peut l'être mais parce qu'on veut l'être, le même raisonnement est appliqué aux enfants  de la crèche : ils doivent avoir les comportements qu'ils veulent avoir et non pas ceux qui sont naturels à une future femme ou un futur homme.  L'idéologie sous-jacente est patente : que l'orientation sexuelle de chaque individu s'éveille le plus tard possible.

Absence des parents et de leur rôle dans ce rapport : les seuls spécialistes sont les pédagogues et autres assistants. Pour mieux exprimer leur méfiance (ou leur antipathie) du cocon familial, les auteurs inscrivent à deux reprises dans leur rapport cette phrase qui éclaire sur leur volonté d'embrigadement : " nombre d'enfants de cette tranche d'âge ...  échappent à l'influence d'une action publique : ce ne sont que 30% des enfants qui sont accueillis par des intervenant professionnel ...". Cette méfiance des géniteurs laisse d'ailleurs ouverte la question : les auteurs du rapport ont-ils des enfants ?

Jargonisation bien dans le style des ultra -féministes. Le meilleur exemple de ces dérapages est "la castration psychologique opérée aux dépens des filles" que les auteurs croient déceler dans l'éducation actuelle de la petite enfance; les pauvres chéries seraient incitées à jouer à la poupée, au lieu de se battre avec des sabres de plastique. Jargon soutenu par un postulat particulièrement faible : sont qualifiés de stéréotypes ce qui ne plait pas aux auteurs, et de catégories ce qu leur convient.

Aveu de leur acceptation, avec des réserves qui hésitent entre le cynisme et le ridicule,  à la théorie du genre : "la mission n'a pas fait le choix d'adopter une position de neutralité totale ... à la fois parce que la société ne peut entendre un tel message aujourd'hui et pour ne pas enlever toute légitimité  la question de la différence des corps dans le développement du petit enfant".

Qui a demandé à la ministre de se focaliser sur ce sujet ? Comment se fait-il qu'elle laisse s'introduire en France une théorie aussi discutable ? Pourquoi ne pas voir dans cette logorhée  une atteinte aux droits les plus fondamentaux de parents : donner, transmettre des valeurs qui ne sont pas nécessairement celles d'experts en pédagogie ? Que cherche le ministre : crée un nouveau clivage dans la société entre ceux qui préfèrent confier l'éducation de leurs enfants à des pédo-spécialistes et ceux qui préfèrent faire confiance à leurs expériences propres et leurs intuitions personnelles ?

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 13:19

MST (le beau surnom de Marie Sol Touraine en Médecine) incite à la débauche. Rembourser les contraceptifs à des jeunes filles entre 15 et 18 ans, rime à quoi sinon essayer de faciliter les relations sexuelles entre collégiens ou lycéens. Circonstance aggravante, les parents pourront rester dans l'ignorance de la dépravation naissante de leur progéniture.

L'excuse, la raison (si tant est que l'on puisse utiliser ces mots) brandies est l'amélioration de la santé publique : celà éviterait que ces Lolita aillent avorter. Pour empêcher un drame, MST, sous l'influence du programme présidentiel, préfère abolir la morale la plus élémentaire qui est de ne pas se montrer volage, oublier le principe d'éducation indispensable de ne pas élever le vagabondage sexuel au rang de comportement non seulement admissible mais encouragé par la société qui paie pour que des pétasse  à peine nubiles s'envoient des adolescents. Dans ce désastre éducationnel, l'autorité des parents, dont on se plaint à tire-larigot qu'elle parte à vau-l'eau, n'est plus bafouée, mais niée.

Mais pourquoi, MST impose une dépense pareille : elle n'est pas dans l'intérêt de jeunes filles que l'on préférerait, à tout prendre, voir mères que putes; elle n'est pas dans l'intérêt de parents dont on ne comprend pas très bien quelles règles ils peuvent encore essayer de transmettre. Ce n'est que le reflet, une fois de plus, de la double influence d'un principe libertaire propagé par les féministes, de la liberté du corps et du principe hédoniste du plaisir, tout de suite, pour tous. Une mesure reflet de la médiocrité, qui méprise le libre arbitre  au profit d'une socialisation d'un bonheur éphémère : jouissez, la société vous protégera contre les conséquences que vous jugez néfastes que celà peut engendrer.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:58

Les impérialismes du conformisme ont toujours existé. Celui de notre temps est de classer toute opinion, tout jugement en deux catégories : les conservateurs (traditionalistes, réactionnaires, populistes), et les progressistes (humanistes , républicains, démocrates).  Ce distinguo peu subtil s’est appliqué à ce que l’on pouvait penser de l’introduction des « gender studies » dans des cours à vocation scientifique : combattre cette nouveauté relève de l’intolérance, voire de l’homophobie. Dans la fureur de rencontrer une opposition à la propagation de cette théorie, ses tenants oublient de préciser que leurs opposants ne s’opposent pas à son enseignement (dans un cours de philosophie) mais à sa présentation comme une matière scientifique. Dans la terreur d’apparaître comme des rétrogrades qui ne s’autorisent pas une pratique entièrement libérée de la sexualité, ils cataloguent tous ceux qui pensent autrement dans les deux catégories (pourtant inconciliables), des « peine à jouir » (ceux qui croient en la vertu de l’ascèse ou du contrôle de ses pulsions), ou des machistes hétérosexuels qui refusent d’admettre d’autres pratiques que la leur.

L’intolérance n’est pas de contester une théorie, ou alors le doute socratique n’est plus d’actualité.  L’intolérance est de refuser le combat. Car, il y combat, que je crois fondamental, entre ceux qui veulent instiller leur théorie à des enfants à l’esprit malléable en prétendant les éduquer au nom du scientisme, et ceux qui pensent que la tolérance passe par la critique permanente, acharnée de toutes les idées, et plus particulièrement de celles qui ont germé loin de nos esprits : « la théorie du queer », comme celle du créationnisme ; deux approches forgées aux Etats-Unis dans les milieux  religieux fondamentalistes ou New Age ou dans les cercles Tea Party ou féministes.

Toujours cette hâte de propulser au firmament des nouvelles convictions, le dernier produit importé au détriment de toute analyse pondérée. Décidément je maintiens qu’il n’existe d’autres lieux que des cours scientifiques pour adolescents pour discuter, critiquer, contredire les « gender studies ».

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 10:50

Que Didier Eribon et Elza Dorlin s’intérèssent, étudient, parlent, écrivent sur l’hermaphrodisme, dans l’histoire, dans la société actuelle, comme concept, comme objet d’étude scientifique, fait partie de la curiosité naturelle qu’entretiennent tous ceux qui veulent élargir le champ de nos connaissances. Le bât blesse lorsqu’à partir d’une anomalie ils entreprennent de dégager des lois qui concerneraient ceux qui ne sont pas porteurs de l’anomalie : là ils sortent du domaine de la logique pour s’engager dans celui de la supposition. Ils sont, pourquoi pas, libres de lancer des hypothèses, ils ne sont pas autorisés à déclamer qu’ils sont porteurs d’une vérité nouvelle du style de la proclamation de Didier Eribon : « On ne nait pas femme, on le devient » ou de celle d’Elza Dorlin : « L’identité sexuelle est sociale ».

Et pourtant c’est avec des mots tranchants qu’ils qualifient tous ceux qui refusent d’envisager leur hypothèse : traditionnels, oppresseurs ; leurs opposants sont des adversaires d’une démocratisation des esprits ; une contestation de leur théorie s’apparente à une injure.

Pour en arriver à une telle intolérance, ils usent de deux procédés classiques dans la manipulation : le premier est d’habiller leur thèse d’une aura de scientisme, le second est d’omettre les réalités qui gêneraient leur démonstration. Le scientisme, de leur part, consiste à étayer leur thèse sur la biologie de l’hermaphrodisme : de l’existence incontestable d’anomalies génétiques, ils glissent progressivement sur l’idée que ces anomalies sont largement répandues à partir d’études tellement parcellaires qu’elles n’ont aucun intérêt statistique, puis généralisent en contestant la dichotomie masculin/féminin au prétexte que ce serait une distinction inopérante  puisque l’on ne serait pas capable de certifier qu’un homme est véritablement un homme ou une femme réellement une femme. La technique de l’omission est patente : jamais ils ne parlent de la reproduction (ils ne la citent curieusement que pour faire allusion à la procréation médicalement assistée) qui est pourtant l’essence de la distinction des genres dans dans tout le règne animal et végétal.

L’inconfort que l’on ressent en les écoutant est que la logique qu’ils martyrisent n’est en fait qu’un outil de propagande au service de causes qui les concernent : les mouvements homosexuels (pour les hommes) et lesbiens (pour les femmes). Il est rigolo, en passant de constater l’identité sexuelle affichée de ces deux mouvances, malgré une association de circonstance pour tenter de porter sur la place publique leurs problèmes d’identité. L’inconfort devient une gêne profonde lorsqu’une radio de service public se prête au jeu de leur laisser la parole, sans qu’aucune contestation ne leur soit apportée : ce n’est plus une émission, c’est une tribune pour mouvement folklorique.

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