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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 09:48

Islam est peut-être une religion, mais d’abord un mouvement politique. Un seul Dieu, une seule communauté de croyants sont les préceptes qui relèvent de la religion ; mais la chariah, le djihad, le djihad étant l’outil pour étendre la chariah du Dar al Islam au pays des infidèles, sont des préceptes politiques : ils relèvent de l’organisation de la société, non des convictions ontologiques des populations ; ils relèvent d’un impérialisme assumé et très souvent mis en pratique dans l’histoire. Alors être antiislamiste est une opinion politique. Elle n’a pas à être baptisée islamophobie, tentative de la rendre illégitime , irrationnelle.

La méfiance à l’égard de la doctrine de l’Islam, la haine suscitée par certaine de ses pratiques, laissent perplexes vis-à-vis des tentatives de dissociation entre un Islam modéré et un Islam radical. Par définition l’Islam se veut radical, dans sa conception d’un Dieu unique, dans la pureté qu’il exige de ses adeptes, dans son mépris des incroyants. Radicalité doctrinale mélangée à un pragmatisme affirmé : le devoir de dissimulation temporaire, pour mieux exalter le triomphe futur de la religion est connu et assimilé de tous les musulmans.

Le combat contre l’Islam est une lutte politique qui ne peut se limiter à la dénonciation de courants qualifiés d’extrèmistes comme le salafisme, le wahabisme. Il doit dénoncer toutes les pratiques cultuelles qui sont une tentative de mainmise sur la société et non une expression d’un amour de Dieu. Il doit mettre en cause toutes les propagandes qui sont une manifestation d’impérialisme et non pas la légitime ambition de partager son amour de Dieu.

Trop souvent cette lutte politique contre l’Islam est disqualifiée par son travestissement en un racisme anti-maghrébin, anti-arabe, anti-oriental. Curieux amalgame entre des descendants de tribus bédouines qui ont répandu leurs idées nomades depuis l’Iran jusqu’à l’Atlantique et les rejetons des occupants berbères, coptes, syriaques, mésopotamiens héritiers des civilisations néolithiques sédentarisées. En réalité il s’agit d’une tentative de sanctuariser l’Islam en décrétant illégales les attaques lancées contre ce mouvement politico-religieux.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 17:03

Islamophiles : élus socialistes qui veulent récompenser leurs électeurs musulmans en affirmant que l’Islam doit être accueilli comme n’importe quelle autre religion au prix d’une légère adaptation de quelques coutumes manifestement incompatibles avec une démocratie occidentale ; élus centristes, hurlant leur devise « in medio stat virtus », qui laissent croire que la tolérance peut se résoudre dans une indifférence envers toutes le religions, ou corollaire, une acceptation de toutes les identités culturelles.

Islamophobes : élus de gauche qui dénoncent le fascisme vert au nom d’un haine de toutes ces religions qui aliènent la liberté de l’homme ; élus de droite qui dénoncent la dérive communautariste des pratiquants de la religion musulmane.

L’attitude envers l’Islam entre en force dans le débat politique. Certains veulent en faire l’économie en faisant un distinguo entre le djihadisme (haïssable) , et des musulmans pieux ; attitude certes louable de ne pas mettre tout le monde dans le même panier mais qui a l’inconvénient de se fracasser sur l’impossibilité à ce jour d’avoir vu émerger sur notre sol un Islam réformé, rejetant toutes les interprétations littérales du Coran. D’autres s’écharpent sur la question fallacieuse de savoir si les inégalités sociales favorisent l’émergence d’un Islam radical ou si cette religion est le terreau de dérives sectaires empêchant l’agrégation de ces populations à notre pays ; la réponse est bien entendu compliquée.

Ces débats nécessaires sur la compatibilité entre Islam et démocratie, Islam et racines chrétiennes, Islam et culture européenne, ne sont encore qu’à leur début. Trop de cyniques ou de crétins (difficile de comprendre une volonté de ne pas voir) veulent encore les occulter, en taxant de racisme l’examen critique d’une religion et de ses adeptes ; mais comment ne pas parler de la ghettoïsation des cités, de la propagation de cultures et de coutumes jusque là totalement étrangères à notre sol, de la tentation du terrorisme face à des comportements occidentaux jugés répréhensibles, de la fascination par des mondes arabes ou maghrébins qui nous sont au mieux indifférents.

Mais le débat est étouffé par un pouvoir aboulique qui fait garder par l’armée églises et synagogues, et s’offusque que l’on critique l’Islam ; par un gouvernement empêtré dans ses contradictions qui se donne des possibilités d’écoute très larges au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste mais s’indigne que l’on étudie le nombre et la localisation des musulmans de France.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:32

La laïcité est devenue un salmigondis où se mélangent la haine de la religion chrétienne, la peur de l’Islam, et la complaisance envers le judaïsme. Ce n’est pas en baptisant ce pâté de merle d’humanisme, de lutte contre le racisme ou de défense des valeurs de la république qu’on le rend digeste. La lutte contre les chrétiens est un réflexe pavlovien des héritiers des francs-maçons du XIXème siècle qui n’ont pas encore réalisé que les église chrétiennes d’après la loi de 1905 et encore plus d’après la sécularisation accélérée de la société française de la deuxième moitié du XXème siècle ne présentent plus aucun danger de théocratie. La peur de la marée islamique est un mélange entre une indulgence coupable pour le peuple des cités qui vote majoritairement pour les socialistes et la crainte réelle du terrorisme qui fascine des jeunes dévoyés par des imams sectaires. Enfin la complaisance de l’ensemble des politiques envers un groupe de pression communautariste comme le CRIF laisse perplexe : sont-ils des représentants des pratiquants du judaïsme de France, des avocats d’Israël, des porte-parole français d’une diaspora ancestrale et mondiale ?

Tout ceci est magnifiquement résumé dans la couverture du dernier numéro de Charlie : le toutou qui porte dans sa gueule un journal symbole de la liberté de parole, un des critères d’une laïcité réussie, est poursuivi par un évêque et un djihadiste, épaulés par leurs sicaires (le politique symbolisé par Sarkozy et Marine Le Pen, la finance par un banquier et les médias à la solde par un micro de BFM) ; le rabbin est omis dans la meute. Résumé : un responsable chrétien et un égaré musulman sont les maîtres du complot contre la laïcité.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 11:49

La sainteté , comme le génie, ne court pas les rues. La sainteté est à l’opposé de ce qui faisait horreur au Christ, la paresse et l’hypocrisie : il lui faut œuvrer sans relâche sans récompense. La sanctification est l’expression de l’admiration terrestre de ceux qui voudraient mais ne peuvent envers ceux qui veulent et qui peuvent. Les saints doivent être des modèles contre tous les hypocrites : marchands du temple bien entendu, pharisiens ritualistes certes, mais aussi tous les exaltés de la piété qui méprisent les infirmes de la compassion, les auréolés de la certitude envers les handicapés de la foi ; les saints devraient être des guides non seulement contre des rentiers, des parasites, mais aussi contre les vauriens qui trafiquent de la pitié, les inefficaces qui s’abritent derrière l’indulgence, les veules qui vendent leur malheur. Il ne faut jamais affadir le travail des héros et des héroïnes de Dieu dans un salmigondis piétiste.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 16:56
Pierre Bergé : « Je ne suis pas obligé de supporter l’éthique du journal « La vie » que je combats tous les jours. Oui, je serais heureux que ce journal ne fasse plus partie du Groupe « Le Monde ». » Vincent Peillon : « on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique, mais comme ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l’a fait dans d’autres démocraties il faut inventer une religion républicaine, cette religion républicaine qui doit accompagner la révolution matérielle mais qui est la révolution spirituelle, c’est la laïcité ». Hollande après la démission de Benoit XVI, le sourire aux lèvres « nous ne présentons pas de candidat ». Hollande en visite à Lourdes après les inondations : « La saison touristique est en croix ». Trois figures de l’Etat d’aujourd’hui . Chacune incarne, suivant le vieux schéma trifonctionnel de Dumézil, l’un des aspects de la société : l’homme d’affaires qui exploite cyniquement sa force de lobbyiste, le franc-maçon qui tente de refonder une religion, le chef de l’état qui abuse de son pouvoir pour se moquer de ceux qui ne l’on pas élu. Bergé c’est la force de la caste des marchands qui ne revendiquent de pouvoir que l’influence que leur donne la nécessité des deux autres de recourir à lui pour survivre économiquement ; il est le dispensateur des fonds qui permettent d’enfumer les médias ; son caractère de mal dégrossi est excusé par le manque d’idéalisme, et l’absence de courage qui sont inhérents à sa condition ; ses diatribes contre les femmes sont mises sur le compte de dérapages de ceux qui ne savent pas parler ; ses attaques contre la religion sont le reflet de la profonde méfiance de ceux qui s’enrichissent contre ceux qui prient. Peillon est le héraut de la classe des prêtres. Il ne propose pas des lois, il propose des valeurs. Il ne gère pas, il organise l’armée des forces du bien (les enseignants qui pensent juste, c’est-à-dire comme lui) contre les forces du mal incarnées en premier lieu par les représentants rétrogrades de la religion catholique. Il bénit le changement qui conduit vers l’avenir qu’il imagine, il maudit ceux qui s’accrochent à des vérités qui ne sont pas celles de sa secte. Il livre au glaive de Valls ceux qui refusent sa foi. Il couvre de flatteries et de bénéfices ses thuriféraires. Hollande est le « rex » le roi choisi dans la classe des élites aptes à diriger (la promotion Voltaire de l’ENA entre autres). Persuadé de sa valeur, gonflé de sa toute puissance, il mène sa croisade contre les ennemis qu’il a désignés : les riches, la finance internationale, Merkel, Barroso. Sa perspicacité infinie lui fait néanmoins entrevoir que derrière ceux qu’il combat en plein jour se cachent les manipulateurs, les organisateurs, en clair ceux qui ne lui ont pas apporté massivement leurs voix lors de son, intronisation : les ouvriers, les paysans, les soldats, mais aussi les islamistes, les juifs, les catholiques. Ces derniers font l’objet d’une vindicte particulière car ils sont par définition indifférents vis-à-vis de César. Chacun d’entre eux déteste les deux autres. Un de leurs dénominateurs commun est la haine qu’ils portent à ceux qui refusent, dénigrent, leur folie paranoïaque.
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:49

Credo quia absurdum criait Saint Augustin. Oui c'est absurde d'aimer des psychopathes, des crétins, des vicieux, des paresseux, mais il le faut puisque je suis catholique (la tare d'être doté d'un coeur très peu compatissant !). Je ne suis certainement pas catholique parce que j'aime les autres, mais j'aime les autres parce que je suis catholique. Après une telle introduction, comprenez que l'étalage de bons sentiments (que je n'éprouve pas) m'exaspère à un tel point que je n'y vois que tartufferie. L'émotion non contenue devant le malheur de ceux qui sont éloignés de moi me laisse dubitatif si elle n'est pas stimulée par l'art d'un écrivain, le professionnalisme d'un journaliste, le talent d'un artiste, ou la possibilité d'exercer une action bénéfique. L'efficacité d'un sentiment ne se mesure qu'à la conjonction de la profondeur de celui qui exprime son malheur et la réceptivité de celui qui pourrait l'atténuer voire le prendre en charge.

Alors les rappels à l'ordre, les injonctions des bonnes âmes a pour conséquence incoercible d'éveiller en moi des sentiments fort peu chrétiens de haine : qui sont-ils pour donner des leçons de bonne conduite, que valent-ils pour s'ériger en guides des bons sentiments, quelles sont les preuves de leur bonne foi, de leurs actions, des effets de leurs actions ? La compassion a trop souvent remplacé les bonnes oeuvres, ce n'est pas un progrès; et la charité n'a d'intérêt que si elle n'est pas instinctive, l'action doit suivre la réflexion et pas l'inverse.

Voilà, j'ai déversé mon fiel, que j'ai peut-être en excès par rapport aux autres, mais je n'en suis pas si sur. Ce déballage n'a bien entendu aucune valeur éducative, morale, pédagogique, mais l'unique attrait de révéler aux personnes qui s'affichent "bonnes" qu'elles ne sont pas seules au monde, et qu'il leur faut savoir respecter les hommes sans qualités; en bref que l'agitation est à l'opposé de la perfection, que le bon coeur est mauvais conducteur, que l'amour ce n'est pas la compassion.

Pater meus, transeat a me calix iste.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 11:33

Henri Boulad est un jésuite d'origine syrienne, résidant en Egypte. Ce qu'il dit de l'Islam vaut d'être écouté. Son inquiétude vient de la façon dont la religion islamique de tradition sunnite s'est figée au Xème siècle avec en particulier :

- la proclamation d'un coran incréé (donc parole de Dieu intouchable)

- le choix de versets médinois (au caractère guerrier) au détriment de versets mecquois (de tradition mystique).


De ce fait la contestation par les modérés de l'Islam des doctrines des extrémistes (salafistes en particulier) est pour le moins ardue, voire inopérante : comment refuser la parole de Dieu ? Comment l'interpréter sans la trahir, puisqu'il est impossible d'attaquer une mauvaise traduction, de mauvais copistes, puisqu'il est impossible de tenir compte de conditions sociales particulières au moment de la rédaction du Coran ? Comment écarter certaines injonctions puisque tout est sur le même plan ?


Un point de doctrine de l'Islam, mentionné par Boulad, m'a beaucoup frappé : il est licite de mentir pour le bien de la religion; j'imagine que lui vient à l'esprit la devise de son ordre : "ad majorem Dei gloriam" et celle qu'on leur attribue parfois "ad augusta per angusta". En tous cas la conjonction de la rigidité théologique et du pragmatisme moral éveille toutes les inquiétudes; l'attitude des Frères Musulmans, qui refusent tout réformisme doctrinal mais feignent de comprendre certaines aspirations démocratiques occidentales est à cet égard porteuse de bien des inquiétudes pour l'avenir de la liberté dans les pays qu'ils contrôlent.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 21:05

Noël à la télévision : une vision d'horreur. Des monceaux de bouffe, des kyrielles de cadeaux, des gens qui se transportent pour des vacances; et là-dessus des reportages à n'en plus finir pour nous parler des ostréiculteurs, des chiffres d'affaires des grands magasins ou autres surfaces de vente démesurées, de la préparation des foies gras, du prix comparé du champagne; et des publicités pour nous vanter à tire-larigot le parfum produit dérivé (de quoi ?) inventé par toutes les marques imaginables, les jouets électronisés pour abrutir au plus vite les charmants bambins, le fromage industriel qui se pare faussement des couleurs du terroir, les montres sans lesquelles nous ne sommes personne, les objets qui se vantent d'être de luxe pour mieux conquérir la foule des acquéreurs bas de gamme.  En dehors de ces orgies de nourriture et d'objets, les journaleux se permettent de nous parler du sapin de ou du père noël, tristes inventions de marchands qui sont allés à la pêche de quelques légendes pour mieux faire augmenter notre frénétique pulsion de consommation. Au mieux certains parlent d'une fête de famille. Point final. Plus de temps de l'avent, plus de Jésus, plus de crèche, plus de messe de noël ; même si ces mots ne concernent qu'une partie de la population, ils sont passés à la trappe.  Il semble superflu (obscène ?) de dire que la fête de noël, pour des chrétiens (seulement certes, mais ils existent quand même) est le symbole de l'humilité (Dieu qui s'incarne), de la pauvreté (la naissance dans la crèche), de la pureté (le chant des anges). Le silence pesant sur le sens de cet évènement est bien la signature des hédonistes sans tempérance qui nous serinent leurs nouvelles.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 12:04

Le blasphème fait-il partie de la liberté d’expression ? Oui a répondu Charlie Hebdo. Oui entonnent en chœur tous ceux qui se disent attachés à la laïcité.

La position est simpliste s’il s’agit uniquement d’autoriser des injures contre la religion catholique (ex religion dominante) et la religion musulmane (religion en plein développement sur notre territoire) pour au moins deux raisons :

-          Le blasphème est une injure envers tout ce qui est considéré comme sacré ou inviolable et le domaine du blasphème déborde largement les manifestations antireligieuses.

-          Le fondement de la liberté d’un individu est en réalité son aptitude à agir (parler, écrire) sans nuire à autrui ;

1° Tout le monde comprend qu’il est blasphématoire de proférer des propos négationnistes qui mettent en doutent la souffrance subie par le peuple juif pendant l’holocauste, par les peuples africains pendant la traite négrière. Qu’il y ait eu des lois votées à ce sujet ne rajoute d’ailleurs pas grand-chose au fait même qu’il n’est pas toléré de nier des évidences historiques. La tendance actuelle est même d’élargir ce domaine du sacré en considérant comme insupportable tout propos irrespectueux contre les femmes, les homosexuels, les communautés ethniques, culturelles ; faudrait-il penser que des adeptes d’une religion ne forment pas une communauté qui a le droit à un minimum de respect ?

 Là intervient la liberté de propos. Là commencent les difficultés pour trancher entre pouvoir tout dire et ne rien pouvoir dire. Il ne me paraît guère concevable de prétendre que vous ne nuisez pas aux adeptes d’une religion si vous dénigrer son Dieu. Tout le problème est de deviner ce qui est acceptable de ce qui est inacceptable. Tremper la croix du crucifié dans l’urine me paraît être une offense grave, insupportable, pour ceux qui le prient. Ridiculiser Mahomet et le Dieu qui l’inspire me paraît être une offense grave, insupportable pour les lecteurs du Coran.  Toujours la mesure et le bon sens doivent intervenir pour savoir jusqu’où le blasphème devient une blessure pour celui qui le supporte.

La liberté d’expression n’a rien à voir avec des lois, une constitution, un régime ; toutes ces structures ne sont pas là  pour la définir mais pour tenter d’en organiser l’exercice.  

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 12:14

Lindon-Lefort n’hésitent pas à se ridiculiser dans les pages de Libération. Leur haine antichrétienne leur fait dire absolument n’importe quoi, dans un billet censé faire rire au dépens de la religion catholique : ahurissant de méchanceté (la méchanceté étant toujours synonyme de bêtise), Mais ce ne sont par leurs vomissures qui sont intéressantes, c’est qu’il se soit trouvé un quotidien connu pour les publier. Hasardons quelques hypothèses.

- il veut faire rire avec des catholiques qui ne leur feront pas de mal ; c’est à priori raté au vu de la teneur de la plupart des réactions (elles pointent surtout leur lâcheté) ;

- il veut flatter la communauté homosexuelle en faisant écrire par deux de ses représentants des horreurs contre une religion qui (comme les autres religions du Livre)  les considère comme des déviants ;

- il pense publier l’œuvre d’écrivains pamphlétaires ;  mais les invectives, les insultes, ne sont de la littérature que chez les grands, chez les petits ce ne sont que des gros mots ;

- il veut afficher une transgression qui les rendra sympathiques à tous les bien pensants qui croient que la religion est un carcan social ; ils affichent surtout leur conformisme nourri d’un très vieil anti-cléricalisme ;

 - il veut doper ses ventes en créant un scandale ; le seul scandale est qu’il ne soit pas submergé par le dégoût de leurs lecteurs.

 

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