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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 10:16

Le prix administré de l’électricité est une subvention de la France principalement (qui produit l’électricité au plus bas coût en Europe) aux pays mal gérés, principalement l’Allemagne (qui produit l’électricité la plus chère d’Europe). Cette subvention contribue à renchérir nos productions alors que nous avons la balance commerciale la plus déficitaire de l’Union Européenne, et alourdit nos finances publiques (par le biais des aides nécessaires aux populations les plus touchées par l’inflation des prix de l’énergie) alors que nous avons les déficits publics et la dette publique parmi les plus élevées d’Europe.

Cette solidarité envers un pays plus prospère que nous est une insulte à l’intelligence. Le couple franco-allemand a de plus en plus (et ça ne date pas d’hier) des allures d’une alliance entre un cocufié qui en redemande et un cocufieur cynique.

Il faudrait quand même réfléchir à l’aphorisme de Sartre : l’Europe c’est la germanisation et l’oppression. N’aurait-il pas gardé son sens ?

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8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 12:12

Excellent article d’Hubert Védrine dans le Figaro d’hier où il analyse l’impéritie de l’Europe Occidentale face à Poutine qu’elle a laissé se dévoyer dans la pauvreté, l’isolationnisme, et enfin une aventure impérialo-nationaliste condamnable. L’idée n’est pas de se lamenter sur le passé, mais de ne pas oublier d’en tirer des leçons. La première qui est clairement dite est que la politique étrangère de l’Europe ne doit pas se décider à Washington qui n’a ni les mêmes intérêts, ni la même compréhension, ni les mêmes objectifs. La deuxième qui est sous-jacente quoique non expressement énoncée est que l’Ukraine quoique devant être protégée contre des agressions (au moins pour montrer la résolution franco-allemande aux pays de l’ex-pacte de Varsovie), n’est pas un acteur essentiel de notre futur ; il lui, faudra donc transiger, sous la pression européenne, à un moment qui n’est pas encore venu, sur la définition et de ses frontières orientales en Crimée et dans les républiques séparatistes du Donbas, et du statut de ses minorités russophones.

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14 juillet 2022 4 14 /07 /juillet /2022 09:30

Etrange cette obsession de transformer la guerre russo-ukrainienne en nouvelle guerre froide. La Russie d’aujourd’hui n’est qu’un agresseur de second rang par rapport à l’Union Soviétique : son PIB est au douzième rang mondial, derrière l’Allemagne, la France, l’Italie, juste devant l’Espagne et elle n’a donc pas la puissance économique nécessaire pour conduire une guerre sur le long-terme avec les européens, voire de lancer d’autres opérations de conquête et d’occupation; son armée a prouvé sa puissance hoquetante face à l’Ukraine, faute de moral de ses soldats, faute de matériels moderne, faute de capacité de manœuvre. Sa seule force n’est que le reflet de la faiblesse de ses adversaires : une Ukraine qui est un pays encore trop jeune, miné par les dissensions séparatistes et pourri par la corruption de ses oligarchies ; une Europe qui est coupable pour son impéritie militaire (hormis la France, et encore), et sa stratégie de dépendance énergétique suicidaire.

La Russie a voulu détruire l’Ukraine en tant que pays indépendant. De toute évidence elle est en train de perdre son pari et ne réussira qu’à annexer les régions irrédentistes du Donbas et peut être à s’emparer d’une bande territoriale le long de la mer d’Azov ; elle va réussir à faire de l’Ukraine un pays lié à l’Europe par des accords économiques qui faciliteront les investissements des pays européens et permettront son décollage ; les provinces perdues par l’Ukraine ne seront pas recouvrées de sitôt faute de force de frappe, et de volonté des pays européens. La guerre « chaude » est donc probablement bientôt finie et un mur d’indifférence risque de perdurer entre un occident qui va finir par se réarmer et à conquérir une relative indépendance énergétique et une Russie qui ne pourra qu’osciller entre autarcie appauvrissante et vassalisation envers la Chine.

L’attitude des Etats-Unis a été, comme au Moyen-Orient naguère, celle d’un boutefeu qui n’a pas voulu (peut-être avec raison) arrêter la Russie dans son agression, tout en tentant de vassaliser l’Europe au sein de l’Otan. Que des atlantistes forcenés comme Dominique Moïsi exalte la politique américaine se comprend, mais n’est pas nécessairement conforme aux intérêts de tous les pays européens. La Pologne, les états baltes sont angoissés par une peur historique, l’Allemagne est obsedée par son matérialisme mercantile, et se raccrochent à ce parapluie américain qui n’est qu’une servitude et surtout un mauvais calcul à long terme car America first n’est pas une doctrine qui protège des intérêts de puissance largement différents pour l’Europe.

 

La mauvaise foi des atlantistes est de grossir la menace russe, flatter les peurs des pays de l’est européen, s’extasier devant l’héroïsme de l’Ukraine pour mieux vendre l’assujettissement de nos pays à l’égoïsme des Etats-Unis.

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 09:45

L’histrion, vêtu de ses costumes de milicien, nous ressert une nouvelle époque de sa série télévisée ; mais l‘audience est devenue mondiale, et ses nouveaux partenaires sont présidents, ministres ou assemblées nationales. Il nous la joue Winston, avec du sang et des larmes et la résistance jusqu’au dernier vivant. Il a annexé la ville polonaise et jadis askhénaze de Lvov, la ville grecque et russe et jadis sépharade d’Odessa, la ville russe de Kharkov célèbre pour ses victoires sur les nazis, pour nous servir une Ukraine élargie à des terres qui n’en firent que rarement partie. Il célèbre la lutte du bataillon suprémaciste Azov qui s’est enfermé dans les sous-sols de l’aciérie de Marioupol avec des civils dont on imagine mal le consentement. Qu’a-t-il fait de son protecteur, l’oligarque ukrainien qui l’a porté au pouvoir, qui lui a enseigné les méthodes pour planquer son argent dans des sociétés écrans panaméennes ? Renvoyé au rang des comparses ?

Il clame son désir d’entrer dans la communauté européenne alors qu’il n’emplit aucune des conditions morales avec la corruption institutionnalisée des oligarques de son pays, avec les exportations de gangsters à la réputation sinistre pour exécuter les basses œuvres de n’importe quel commanditaire.

Il hurle son appétit pour adhérer à l’OTAN quand la Turquie a déjà manifesté son veto à l’entrée de pays autrement plus dignes tels que la Suède ou la Finlande. 

Zelensky n’est pas le peuple ukrainien qui souffre sous l’occupation russe, et subit les crimes de guerre d’une piétaille mal commandée, mal dirigée et qui subit échec sur échec. Zelensky est l’incarnation du remords des européens qui s’extasient devant sa silhouette pour mieux oublier leurs erreurs de conduite, qui célèbrent son triomphe médiatique pour cacher leur incapacité à gérer leur faiblesse militaire. Zelensky est la marionnette de l’administration américaine qui joue le rétablissement de son prestige après l’humiliation de Kaboul, l’inféodation renforcée des pays européens au sein de l’Alliance Atlantique, l’intimidation de la Chine à travers la mise au pas de Poutine.

Mais pour renvoyer Poutine dans les casernes qu’il n’aurait jamais dû quitter, il faudra aux ukrainiens non seulement encore beaucoup de courage vis-à-vis des soudards qui les martyrisent, mais aussi beaucoup de patience, voire un peu d’incitation pour que leur président se résigne à oublier ses oripeaux de scène pour une conduite plus responsable.

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 09:40

 

Condamner l’agression de Poutine et les crimes commis par son armée avachie et sauvage n’implique pas de s’extasier devant le bataillon Azov,  le comportement de boutefeu de Zelinsky, et le nationalisme prétendu admirable de l’Ukraine.

L’ancien président Lulla a résumé de façon claire ce que pensent beaucoup en dehors de l’Europe occidentale et même à l’intérieur de celle-ci. Les crimes de Poutine n’exonèrent pas les responsabilités occidentales dans le déclenchement du conflit, et n'excusent pas les aberrations de conduite du président ukrainien.

L’hystérie des cercles bruxellois et des médias français est de tenter de faire oublier les fautes passées et les insuffisances actuelles des gouvernements européens et ukrainiens, en élargissant la responsabilité des potentats du Kremlin à tous les russes. Quelle absurdité, quel manque de respect pour leur culture, quel manque de reconnaissance pour leur contribution essentielle à la Libération.

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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 15:37

Maryse Burgot, Dorothée Ollieric, Agnès Vharamian nous parlent d’Ukraine. Pas du front dont elles n’ont aucune idée où il se trouve et font l‘économie d’aller chercher. Elles errent comme des âmes à moitié mortes entre la banlieue où est repéré un immeuble touché par un missile, une école qui n’a pas été rénovée depuis l’indépendance, une maternité dans des sous-sols d’un hôpital : c’est la guerre nous déclarent-elles. Les troupes russes ne leur sont pas fréquentables, sauf lorsqu’un pauvre bougre s’est égaré en pleurant dans une cité, les troupes ukrainienes sont ignorées à un point qui laisse songeur sur leur présence, seuls existent quelques miliciens matamores habillés de bric et de broc armés d’une pétoire indigne du plus petit caïd, rebaptisés résistants. Ce sont des envoyées très spéciales qui ne semblent être là-bas que pour relayer images du net, vidéos de prétendus témoins, et affirmer leur lutte contre la testostérone.

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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 12:01

Kharkov : trois batailles y furent livrées par l’armée russe contre l’armée allemande, les deux premières en 1942, particulièrement sanglantes et la troisième en 1943, (76 000 morts sur le champ de bataille) qui aboutit, enfin, à la libération de l’Ukraine par les troupes soviétiques. Le souvenir de ces luttes ne doit pas être obscurcit par l’agression de Kharkiv par les troupes de Poutine.

Lviv : nom obscur qui camoufle les noms célèbres de Lvov, patrie des rois polonais Poniatowski ou Sobieski, et celui de Lemberg, patrie de Simon Wiesenthal et autres célèbres ashkénazes.

Le révisionnisme de l’histoire est dans tous les rangs. Certes au Kremlin, mais aussi dans les médias occidentaux qui oublient trop vite des passés qui n'ont pas un siècle.

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22 février 2022 2 22 /02 /février /2022 18:24

 

L’ami des mafieux de Saint-Petersbourg a fait du chemin. Il a probablement gardé de son apprentissage des réflexes de brutalité, d’insouciance de toute forme de morale ou d’attendrissement. Mais après ses années de règne, il a acquis un talent indéniable, comme son prédécesseur Staline, pour ramasser les mises en prenant un minimum de risques.                                                                  

L’exemple de l’Ukraine est une parfaite illustration de sa méthode. Il a abusé américains et européens, hypnotisés par l’idée qu’il allait envoyer ses chars sur Kiev, leur faisant croire qu’il voulait négocier un accord avec l’Ukraine qui recolerait les accords de Minsk sous les auspices de l’Europe et des Etats-Unis. Il ne voulait rien négocier du tout ; ses deux objectifs ont été brutalement dévoilés : amputer l’Ukraine des provinces du Donbas déjà irrédentes, et négocier en direct avec les Etats-Unis après avoir disqualifié les européens. Ces deux objectifs correspondent à sa volonté de réaffirmer la place de la Russie, comme héritière de l’U.R.S.S. :   

- l’Ukraine est ravalée au rang de marche de l’empire que l’on peut recomposer sans vouloir l’occuper ;

- les Etats-Unis sont le seul interlocuteur avec lequel la Russie peut accepter de traiter et de faire des concessions ;

 

Je ne suis pas sur que Biden, ou son entourage se soient laissés abuser. Finalement le coup de force de Poutine en reconnaissant une indépendance des provinces irrédentes du Donbas ne les inquiète que peu ; rectification à la marge de l’empire russe guère plus importante que les affaires de l’Ossétie, de l’Abkazie, voire de la Transnistrie. Elle conforte leur idée que Poutine ne veut pas s’embarrasser du poids d’occuper les provinces d’Ukraine qui lui seraient hostiles. L’atout supplémentaire pour les américains est qu’il justifie la perpétuation de l’existence de l’OTAN et la vassalisation de l’Europe.

 

Je suis sur que les européens ont perdu sur toute la ligne. Ils ont cru à leur politique de gribouille qui a laissé leurs prétendus amis ukrainiens se moquer de l’application des accords de Minsk et refuser toute avancée sur le problème du statut des russophones et en particulier de ceux du Donbass. Toujours cette idée absurde que les choses s’arrangeraient à force de ne rien faire. Puis, dans l’urgence, en dehors de toute idée directrice, ces grotesques missions de petit télégraphiste essayant en vain d’obtenir une désescalade. Ils y ont perdu leur peu de prestige de grande puissance. Ils ont révélé leur impuissance. Ils vont se tirer une balle dans le pied en prenant des sanctions économiques dont les pays européens seront les premiers à souffrir en exportant moins vers la Russie et en important moins de gaz à bas prix.

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 15:41

L’union Européenne : il ne faut pas la quitter. Il faut en abuser. Il faut la laisser végéter en entravant toutes ses initiatives. Elle est incorrigible dans son statut actuel : pas de décision possible avec les systèmes de veto existants ; pas d’âme avec les refus obstinés de considérer qu’il existe une civilisation européenne qui ne se dissout pas dans un multiculturalisme mondial ni même dans un monde occidental ; pas d’avenir pour une organisation phagocytée par un germanocentrisme sans ambitions autres qu’une confort petit bourgeois. Elle a fait la preuve de son inefficacité en laissant la guerre s’installer de façon endémique dans les Balkans, en laissant l’industrie s’écrouler en France et dans tous les pays méditerranéens, en laissant un islamisme conquérant s’emparer de larges zones où règne une charia a peine atténuée.

 

L’exemple qui peut donner des idées est celui du groupe de Visegrad. Composé de la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie il essaie d’imposer un sous-ensemble au sein de l’Europe qui veut faire prévaloir ses priorités : l’intégration à l’Otan comme rempart contre la Russie, la volonté de limiter l’immigration. Ce groupe créé en 1991 essaie de s’élargir pour imaginer une nouvelle politique énergétique moins dépendante en lançant l’initiative des trois mers pour tenter d’élargir leur groupe aux pays baltes, la Roumanie, la Bulgarie, la Croatie.

 

Il est urgent de fonder un groupe de quelques pays autour de quelques idées fortes :

  • Une protection efficace contre l’immigration sauvage, venue de Turquie, du Maghreb, du Sahel,
  • Une politique énergétique pragmatique laissant une large place à une transition nucléaire,
  • Une politique de défense qui s’éloigne et de l’OTAN et d’un non-interventionisme mortifère,
  • Une politique étrangère qui affirme un rôle de présence internationale sur les plans du commerce et de la culture, sans être handicapée par une hostilité systémique vis-à-vis de la Russie,
  • Une politique budgétaire qui permet une entraide entre les pays du groupe.

L’idée serait à explorer avec un arc méditerranéen : Portugal, Espagne, Italie, Grèce, plus Malte et Chypre. Créer autour de ces pays volontaires un nouveau pôle de solidarité et de puissance destiné à faire face d’une part au groupe de Visegrad, d’autre part à la ligue des pays « radins » ou « frugaux » : Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche, soutenus en sous-main par l’Allemagne.

 

La France peut et doit jouer un rôle moteur dans une telle initiative. Il s’agit de répudier cet axe Franco-allemand qui conduit à la vassalisation envers une Allemagne handicapée par sa faillite morale et démographique. Il s’agit d’oublier cet atlantisme qui veut faire croire que les Etats-Unis seront toujours là, en toutes occasions, pour défendre le continent européen ; leurs soucis sont pour un temps plus tournés vers l’océan pacifique que l’océan atlantique. Il s’agit de créer un nouveau pôle dynamique au sein de l’Union Européenne, qu’il serve de nouveau moteur pour recréer une Europe plus adaptée au monde actuel que celle imaginée du temps de la guerre froide, plus efficace que celle trafiquée par des politiciens sans envergure, plus européocentriste que celle voulue par des intellectuels oublieux des valeurs maturées dans nos pays.

 

 

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 15:58

L’Allemagne a perdu son âme pendant la première moitié du XXème siècle. Conquise, dépecée, violée, elle n’a dû une résurrection limitée qu’au conflit immédiat entre ses vainqueurs. Mais cette résurrection ne s’est faite que dans une acception purement matérialiste : elle s’est éclatée dans la production à outrance, la religion de la qualité des produits, la recherche d’un confort étriqué. Elle a refusé la main tendue par le général de Gaulle et n’a accepté dans sa proposition que la partie oubli du passé, et refusé tout le côté entente pour l’avenir. C’était l’aveu de la frilosité de ce pays, sa résignation à un destin mutilé, son abdication de toute responsabilité qui pourrait faire renaître les démons du passé.

 

Le couple franco-allemand est mort-né. La galopade effrénée des présidents français pour tenter de réanimer ce cadavre est dangereuse pour notre pays qui se trouve entraîné dans une spirale nihiliste. Ce qui est indispensable pour faire une nation est refusé avec entêtement par l’Allemagne : refus de toute armée digne de ce nom, refus de toute intervention extérieure même pour défendre des intérêts légitimes, asservissement au parapluie nucléaire américain et au commandement américain au sein de l’OTAN pour défendre son existence même. Ce qui est l’avenir du pays est négligé : décrue démographique, acculturation au panturquisme avec l’importation massive de paysans anatoliens islamisés. Dans cet énervement, les dirigeants naviguent à vue, n’espérant plus trouver d’autre avenir que celui de prolonger autant que faire se peut la survie de ce pays de vieillards et de jeunes sans boussole.

 

La France se retrouve alliée à un pays qui n’en fait qu’à sa tête :

  • C’est l’Allemagne qui a provoqué l’éclatement de la Yougoslavie et la guerre civile qui s’en est suivie ; par souci de ses intérêts court-termistes du développement de pays de sous-traitance en Slovénie et Croatie ;
  • C’est l’Allemagne qui est la cause de la création d’une Union Européenne ingérable qui a intégré des pays de l’Est qu’il lui fallait à tout prix détacher d’une Russie qu’elle croyait menaçante ;
  • C’est l’Allemagne qui a œuvré pour une zone monétaire qui a associé des zones aux coûts surévalués (tout l’arc méditerranéen et la France) et une zone aux coûts sous-évalués (Allemagne et pays du Nord); l'Allemagne a conservé son confort, les pays du sud ont perdu une grande partie de leur industrie.

 

A cette malédiction qui a vicié la création de l’Europe et quasiment saboté tout espoir de développement dans sa forme actuelle, elle a ajouté son égoïsme de vieillard sénile qui, dans son souci de protéger le peu de vie qui lui reste, prend ses décisions tout seul, sans s’embarrasser des avis d’autres qui pourraient l’entraver. Et j’importe un million de turcs pour trouver une main d’œuvre manquante à bas prix, et je ferme mes centrales nucléaires pour faire plaisir à des jeunes épris de décroissance, et j’importe du gaz de Russie pour faire fonctionner quand même mes usines : un bric à brac sans cohérence, marqué par l’improvisation, exempt de toute concertation avec ses voisins.

 

De cette analyse, ressort l’idée que l’urgence est de trouver d’autres points d’appui que ce pays mourant qui risque d’entrainer toute l’Europe dans sa crise de nerf existentielle. Il faudrait que les pays qui veulent survivre en prennent conscience et décident de cantonner l’Allemagne et ses valets nordiques dans une union particulière qui leur assurerait une fin de vie digne. Et rapide.

 

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