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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 17:46

L’Allemagne n’a rien à dire, son égoïsme est confirmé. L’Union européenne ne commente pas, son inutilité est patente. Macron reste seul avec son humiliation publique, orchestrée par Biden avec ses deux acolytes, l’australien et l’anglais, conviés à exprimer dans une conférence à trois improvisée, le chef derrière son pupitre, les sous-fifres derrière leur écran pour exprimer que les Etat-Unis, l’Australie, la Grande-Bretagne faisaient front uni dans le Pacifique contre la Chine, et que de ce fait les australiens devaient s’équiper auprès des américains. Cette farce indique le degré de sérieux avec lequel le président Macron est pris par les grands dirigeants de ce monde. L’effondrement de la présence de la France est ancien quoiqu’ elle soit encore bien utile pour assurer des missions de sécurité dans le Sahel par exemple. Mais elle n’est pas assez estimée, ni assez importante, pour des gants soient pris. Fessée publiquement sans que personne ne s’indigne.

 

Cette humiliation ne fait que prendre la suite de bien d’autres dont en particulier la fuite de Kaboul organisée par Biden sans concertation, l’abandon unilatéral par Trump des accords avec l’Iran pour l’inciter à ne pas développer l’arme atomique, la décision d’Obama de ne pas bombarder la Syrie quand elle avait utilisé des armes chimiques sans prévenir le président Hollande. Quels que soient les présidents américains, leurs opinions, leur caractère, une constante s’impose à eux, l’Europe, et même les pays qui pourraient compter comme la Grande Bretagne, la France et l’Allemagne ne pèsent pas grand-chose en géopolitique.

 

La réponse n’est pas évidente. Une politique étrangère ne se reconstruit pas en quelques semaines. Mais il serait temps de réexaminer ce qui est mis sous le tapis depuis au moins trois quinquennats : l’incorporation de nos forces armées dans l’Otan, les missions de l’OTAN, notre politique vis-à-vis de la Russie qui ne peut être un allié de la Chine sur le long terme, la nécessité d’une armée française élargie à d’autre partenaires pour nos interventions à l’étranger, l’urgence d’un budget militaire européen pour qu’elle puisse assumer sa défense, l’avenir du traité militaire de Londres qui liait la France et la Grande Bretagne.

 

De cet échec, il faut faire un tremplin pour convertir un ressentiment légitime en une indignation orchestrée en Europe, oublier les pays vendus aux américains comme les belges, les polonais, les ukrainiens, reprendre un dialogue avec les turcs tout aussi englués dans l’OTAN, essayer de forger cette alliance méditerranéenne du détroit de Gibraltar au Proche-Orient, reprendre le commerce avec l’Iran. En résumé briser les tabous, revenir à la grande politique gaullienne qui était de faire entendre la voix de la France dans le monde bipolaire américano-russe qui est devenu sino-américain, privilégier l’autonomie stratégique de la France face aux impérialismes.  Macron saura-t-il concevoir puis mener ce renversement de politiques au-delà de mouvements d’irritation sans portée ? J’en doute.

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 15:20

Dominique Moïsi s’extasie, dans Ouest-France, avec peu de mesure, sur Angéla Merkel : l’accueil des migrants en 2015, le traitement initial de la crise grecque en 2010, la politique à l’égard de la Russie et de la Chine.

 

Pas un mot sur sa politique écologique (ou plutôt populiste à l’égard des verts) qui a consisté à bannir l’énergie nucléaire au profit d’énergie renouvelable (éolien massivement) dont le bilan carbone est loin d’être assuré, et le bilan économique au moins peu clair. Elle a favorisé pour compenser le manque d’énergie, le développement à court terme des centrales au lignite (la plus polluante des énergies fossiles), et à moyen terme des centrales au gaz dépendantes d’un approvisionnement russe par le pipe North-Stream II. Elle a mis en œuvre cette politique à sa façon bien caractéristique : pas de concertation avec ses partenaires en particulier français, un seul slogan Germania über alles.

 

Une approbation de sa politique migratoire qui me paraît être et une erreur stratégique et une erreur méthodologique. Elle part, à son habitude sur un constat réaliste pour aboutir à des solutions malheureuses pour l’Europe :  les allemandes ne font plus d’enfants et la prospérité de l’industrie allemande va en conséquence manquer de bras, en particulier de bras peu chers. En alternative à la mise en domestication des pays voisins de l’est, elle joue une importation d’un million de turcs. Double avantage pour elle : elle satisfait le besoin de productivité des industriels allemands, et conclut une sorte d’alliance avec Erdogan sur la base d’un compromis non explicite : « j’admets vos ressortissants sur le territoire allemands de temps à autre et vous bouclez la frontière pour les autres migrants, qu’ils aillent passer à travers d’autres frontières vers d’autres pays ». Le cynisme de cette attitude me paraît à courte vue pour la perpétuation de la nation allemande et une attitude méprisante pour ses prétendus partenaires qui, bien entendu n’ont été avertis de rien. L’alliance France-Allemagne devient un leurre malgré les efforts désespérés des français et autre méditerranéens.

Une seule réprobation : son attitude ambigüe avec la Russie et l’Allemagne ; attitude qu’elle partagerait avec les dirigeants français. Moïsi, pleure sur le manque d’alignement sur la politique américaine. C’est son opinion. Il est possible d’en avoir une autre. Merkel essayé de jouer un double jeu : une alliance avec les Etats-Unis au sein de l’OTAN tout en protégeant ses intérêts industriels avec la Russie (North Stream II en particulier, mais pas seulement) et la Chine (un grand marché qu’elle n’entend pas sacrifier). Sa vision de boutiquière, rien perdre, tout gagner, la fait passer à côté de l’essentiel : pourquoi jeter la Russie dans les bras de la Chine, deux pays qui n’ont rien en commun, alors que l’Europe de l’Atlantique à Vladivostock a des potentialités fabuleuses ; pourquoi feindre de vouloir avoir une politique étrangère adulte sans avoir une armée digne de ce nom ; même les Etats-Unis sont indignés de l’avarice allemande ; quant aux français ils s’échinent, sans aucune reconnaissance de la part des européens, à maintenir vaille que vaille un outil militaire qu’ils n’ont pas les moyens de développer pour influer vraiment dans la géopolitique mondiale.

 

Merkel est l’archétype de ces politiques qui croient en la valeur de l’absence de pensée stratégique, et privilégient sans barguiner la navigation à vue qui permettrait de faire triompher Germania. Dommage pour ses partenaires au sein de l’Europe, et dommage pour l’Allemagne, car si Merkel a pu se permettre de jouer ce jeu si longtemps, elle le doit à des triomphes économiques fruits des intuitions stratégiques de son prédécesseur Gerhardt Schröder. Moïsi avoue ce bénéfice d’opportunité pour Merkel, mais se laisse abuser par des signes extérieurs de sympathie. Il me paraît court de vouloir juger des dirigeants politiques sur leurs qualités de communication.

 

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 18:54

Ursula von der Leyen invoque des « valeurs européennes », et les médias français  des « valeurs républicaines » au rebours de la loi qu’a faite voter Victor Orban condamnant "la pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l'identité de genre, le changement de sexe et l'homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans ".

 

Où est la définition ou la liste de ces valeurs invoquées. Dans la déclaration des droits de l’homme de 1789 et ses diverses répliques du XXème siècle ? On y trouve nulle part que l’éphébophilie soit une doctrine ou une pratique à défendre. On y trouve nulle part que la publicité de la sexologie auprès des enfants et adolescents se surajoute avantageusement aux matières qui fondent notre culture et notre tradition.

 

Pourquoi ces mines chafouines à l’idée que l’homosexualité ne soit pas considérée comme une doctrine de combat à répandre dans tous les esprits. Pourquoi cette révulsion devant la critique des sexualités les plus hétérodoxes. Tabou de considérer certaines pratiques comme minoritaires ? Blasphème de trouver répugnantes certaines pratiques ? Incroyable tyrannie de ces minorités de vouloir étaler leurs marottes, leurs tendances ou effarante vanité de vouloir montrer que l’on est différent ?  Ces opinions se parent des plumes de la lutte contre la discrimination, alors qu’on leur demande seulement d’afficher de la modestie ; elles disent rechercher une égalité physique et psychologique illusoire, impossible, non souhaitable, haïssable même au nom de la diversité. Indigne de parler de valeurs pour de tels combats.

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 15:42

Une des pires dirigeantes que la France ait eu à subir bien que nous que nous n’ayons eu aucun droit dans sa survie comme chancelière de l’Allemagne, mais surtout comme pilier de la Communauté Européenne : cela fait partie des charmes de notre appartenance à ce machin bruxellois.

La mutti a choisi parfois un activisme mal ciblé :

  • élimination du nucléaire dans son pays, sous la pression des Verts, sans concertation avec les pays voisin, avec pour résultat le plus certain la production renforcée d’électricité à partir de lignite ; un des pires combustibles qu’il soit en matière environnementale : destruction des sols dans les gigantesques carrières à ciel ouvert, émission de toutes sortes de cochonneries dont le CO2 mais pas seulement.
  • Accueil de 1 000 000 de turcs en Allemagne (donc en Europe puisque la libre circulation est de règle dans l’espace Schengen), bien entendu sans demander son avis aux autres pays européen ;  la seule motivation était le besoin de main d’œuvre à bas coût pour faire fonctionner la glorieuse industrie germanique avec des prix de revient compétitifs ; faut de procréation chez ses compatriotes, elle a préféré le transfert de population avec en prime le ravissement de tous les progressistes devant la « générosité » allemande.

Mais la plupart du temps, elle est plutôt adepte de l’inaction :

  • Absence incroyable dans le domaine de la lutte contre le terrorisme ; son aide à la France dans ses efforts pour tenter de contenir les bande de jihadistes dans le Sahel relève d’une pingrerie indigne de la richesse allemande et de la pauvreté française ;  vieille recette des anciens  Reichs d’utiliser des supplétifs pour économiser le précieux sang du Heimat ; cette même remarque vaut pour la Syrie ou faute de combattants l’Europe a été éliminée du secteur pourtant essentiel dans la lutte contre l’Islamisme.
  • Inepte foi dans l’Otan qui ne protège plus personne, les US, tant par la voix d’Obama que par celle de Trump, ayant seriné qu’il était de la responsabilité des européens de contribuer sérieusement à leur défense et de ne pas compter éternellement sur le partenaire américain. Elle a tellement peur d’être accusée de restaurer le militarisme prussien quelle préfère abandonner à d’autres la défense des intérêts de son pays.
  • Paresse crasse dans le renforcement de l’Europe quand elle est motivée uniquement par la protection de l’automobile allemande et la trouille de l’inflation ; alors tout est bon pour torpiller tous les projets de développement européen basés sur des budgets européens. Il a fallu la crise du Covid pour que Mutti se résigne à bouger ses fesses. Non, la seule option européenne qui l’intéressait était la préservation du Lebensraum à l’Est, sorte d’espace colonial où l’on pouvait délocaliser les sous-traitants de la glorieuse industrie allemande. Vieux retour du Drang nach Osten.

 

Le plus drôle est que cette femme sans qualités, cette Frau Nein, cette flutiste de Hamelin qui entraîne les enfants européens vers le désastre, bénéficie d’une indulgence ahurissante dans notre pays.

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 16:12

Diplomate foireux qui tente de faire croire qu’il est l’auteur de l’accord entre Boris Johnson et la Communauté Européenne. Sans Ursula von der Leyen, et Joe Biden, il en aurait été l’assassin.

Avec son invraisemblable méthode de négocier sur l’accessoire en repoussant pendant des années l’essentiel pour la fin a failli provoquer une catastrophe. Ce vieillard, blanchi sous le harnais de dignités qu’il ne méritait pas a l’audace maintenant de faire le don de sa personne à la France. Qu’il fasse le don de son corps à une maison médicalisée de Savoie, et se consacre à la rédaction d’un mémoire sur les thèmes : il n’y a pas que la vieillesse à être un naufrage, ou le grand âge commence si vite, ou encore la beauté du visage cache bien des médiocrités, ou enfin de la difficulté d’apprendre l’anglais quand on n’est pas doué.

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 09:34

  Dans le délire diplomatique macronien, il convient de signaler quelques résultats :

1° Oubli d’une politique avec la Grande-Bretagne. Il n’est certes pas facile de traiter avec Boris Johnson, mais laisser cet incapable de Barnier négocier relève de l’inconscience. Depuis le début ce fantoche prétend négocier pas à pas en traitant d’abord de la méthode, puis des problèmes les plus faciles, pour réserver le plus difficile pour la fin, sans obtenir le moindre résultat puisqu’on arrive à la fin et les quelques acquis péniblement définis des années passées sont remis en cause. L’inverse d’une méthode à la Kissinger avec sa fameuse méthode du « linkage ». Aux antipodes d’une stratégie à la Talleyrand qui feignait de tout lâcher pour tout grignoter.

2° Oubli d’une politique avec la Russie. Bien entendu, le président Poutine est quelqu’un de brutal, mais pourquoi laisser uniquement la Chine lui faire des yeux doux alors que l’Europe pourrait exercer un « soft power » à son égard. Pourquoi se mettre dans le sillage des Etats-Unis qui n’a pas les mêmes intérêts en prenant des sanctions pour des réorganisations internes dans l’ex bloc soviétique comme l’annexion de la Crimée ?

3° Fanfaronnades au Liban. L’attention pour un pays dont nous avons favorisé la création, qui parle notre langue et dont la diaspora est importante dans notre pays était nécessaire ; la posture de faiseur de rois est insupportable. Elle a été prise avec mépris par le Hezbollah qui a décidé qu’il était urgent d’attendre ce que conseillerait le futur président des Etats-Unis. L’humiliation a très logiquement récompensé la maladresse de Macron.

4° Enlisement au Mali. Certes il s’agit d’un héritage. Empoisonné. Mais compter sur les régimes corrompus locaux pour mener une quelconque stratégie est irrationnel. Les tentatives pour mouiller les autres européens sont beaucoup trop timides : à un moment il faut un coup de force pour exiger que les allemands, italien et autre espagnols remplissent à nos côtés leur devoir. S’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas qu’ils se débrouillent, en particulier avec l’immigration sahélo-maghrébine.

5° Inexistence au Proche-Orient. Comment admettre avec des protestations de midinette effarouchée les coups de force d’Israël en matière d’implantations illégales de colonies, en s'emparant au mépris du droit internationale de Jérusalem est et ouest. Quand c’est la Russie qui annexe il est de bon ton de prendre des sanctions, quand c’est Israël c’est admis. L’incohérence d’une politique étrangère se paie toujours.

6° Erreur en Algérie. Au régime fantoche qui conduit ce pays depuis des dizaine d’années nous faisons des risettes sans avoir de retour consistant en matière de lutte contre les bandes terroristes dans le Sahel, de reconnaissance des frontières du Maroc, de politique combinée sur le terrain libyen. Pourquoi s’appuyer sur cette oligarchie branlante incapable de développer son pays, garder ses élites, nourrir ses populations.

7° Manque de cohérence avec l’OTAN. Comment faire partie d’une alliance qui n’a plus d’objectifs ? Pourquoi faire semblant d’être allié avec une Turquie qui a envahi une moitié de Chypre, qui rêve d’annexer quelques iles grecques, qui prétend s’emparer de territoires syriens, voire irakiens au prétexte qu’ils pourraient être au pouvoir des Kurdes ? Il faut renouer avec l’idée d’une alliance de pays européens, disposant d’une armée européenne, d’armes atomiques françaises et anglaises, et d’un corps de doctrine sur ce que nous avons à protéger.

8° Quelles est notre politique avec la Chine ?  Nous sommes pour les routes de la soie ou méfiants ?  Nous sommes pour une réorganisation de l’OMC pour redonner du poids à des règles et des sanctions dans le commerce international ? Nous voulons insister sur nos liens amicaux avec le Japon, le Vietnam, l’Inde ?

9° Loufoqueries en Europe ! Tout à la fois est négocié un plan de relance de plus de 700 milliards d’euros et est lancé une enquête sur les pratiques antidémocratiques de la Pologne et de la Hongrie. Le résultat de ces contorsions de Bruxelles, lourdement appuyées par le sieur Macron ne se fait pas attendre : la Pologne et la Hongrie ont déclaré qu’elles ne voteraient pas pour ce plan (et l’unanimité est nécessaire) si les menaces de rétorsion pour conduites anti-démocratique ne sont pas abandonnées.

Le fil conducteur de cette politique étrangère n’est pas visible ; l’incohérence est la règle ; le manque de respect de ceux qui traitent avec la France devient de plus en plus patent. En bref Macron étale sur la scène internationale les mêmes défauts qu’il nous prodigue à l’intérieur des frontières.

 

 

 

 

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 16:45

La bombe à retardement n’est pas à Lesbos. Elle est à Trappes, dans les quartiers nord de Marseille, ou dans les cités de Grenoble : là où l’égalité homme-femme est niée au grand jour, là où le droit de changer de religion n’est pas admis, là où s’appliquent les lois rétrogrades de la chariah. Elle est dans la démission devant les turcs qui ont, il n’a pas un siècle, fait massacrer les chrétiens arméniens, chasser les grecs orthodoxes de Smyrne et les grecs orthodoxes du Pont (ave quelques massacres aussi), amputé Chypre de sa partie musulmane, et qui maintenant manipulent une émigration de peuples du Proche et Moyen-Orient vers l’Europe. Elle dans l’attitude scandaleuse d’un vieillard argentin qui a perdu, depuis longtemps, tout contact avec la réalité et privilégie, en irresponsable, la charité du quotidien au détriment d’une vision de pasteur qui est chargé de sauver son troupeau.

 

Il est temps d’affronter le réel. Non pas celui de grenouilles qui gémissent autour de bénitiers, d’agneaux qui bêlent en invoquant Saint François, de schizophrènes qui militent dans des associations qui ont partie liée avec des mafias de la traite des êtres humains.

Affronter le réel n’est pas de tirer dans le tas avec le titre provoquant choisi par l'éditorialiste de La Croix : « combien de rafales pour les réfugiés de Lesbos ? », mais d’accueillir les réfugiés dignement pour les reconduire dans la foulée vers les pays qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Il faut des paquebots (ceux de croisière qui voyagent à vide pour l’instant) pour ramener tous ces gens vers les côtes Afrique et d’Asie, qu’ils participent au renouveau économique de leur patrie. Il faut des programmes d’investissements directs des pays européens en Syrie, Lybie, Erythrée, Mali, contrôlé par des envoyés européens, mis en œuvre par des techniciens européens  (sur les 700 milliards du programme européen, n’aurait-il pas été possible d’en mobiliser 100 pour ce chantier ?).

 

L’indigne ce n’est pas que le camp de Moria, c’est l’aveuglement de ceux qui pensent à court-terme.

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 11:08

Triomphe incompréhensible des responsables européens : enthousiasme pour lever des dettes ce qui correspond à une charge mise sur le dos des générations futures ou créer de nouveaux impôts ce qui est un poids pour la population actuelle. Où est le souffle, où est la perspective ? Tout effort qu’il soit d’aujourd’hui ou de demain doit être justifié par un projet fédérateur. Il ne peut s’appuyer sur une utopie passéiste comme « combattre le changement climatique ». Il ne peut être une ambition de restaurer la société factice et servile du tourisme de masse. Il ne doit pas être fondé sur la peur de l’inconnu, la précaution tous azimut, la protection d’avantages acquis. Il faut mobiliser sur le progrès technique (des moyens de transports économes et rapides, des infrastructures spatiales à la hauteur de nos puissances, des ordinateurs et des algorithmes ), sur de nouvelles avancées scientifiques (la pile à combustible, les surgénérateurs, les OGM,  les nouvelles molécules), sur la diffusion des connaissances et des cultures (une éducation sélective et adaptée, des réseaux culturels attachés à  la transmission).

Je suis persuadé qu’il existe de nombreux projets fédérateurs : qu’ils soient annoncés, structurés et localisés. Alors, et alors uniquement il sera temps d’organiser les financements nécessaires. L’approche choisie n’est qu’une course à la création de fausse monnaie pour tenter de prolonger des industries à l’agonie comme celles des moteurs thermiques, ou des secteurs en pleine bulle comme le tourisme de masse. 

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 16:20

Les grecs en avaient fait d'Europe une phénicienne, fille du roi de Tyr; on dirait, aujourd’hui, une libanaise (une représentante d’une société multiculturelle); elle se laisse envouter, sur la plage de Sidon (Saïda, au sud de Beyrouth), par un faux-semblant, une illusion : Zeus travesti en taureau blanc (toutes les fausses idées de l’idéalisme niais du libre-échange sans contrôle). Elle finit sa vie comme épouse stérile du roi de Crète (fin inévitable d’une union sans vigueur, sans avenir, sans idéaux).

J’admire la profondeur et la pérennité du mythe.

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 09:36

Les capitaines de cette Europe de l’ absurde ont réussi à créer une monnaie sans politique économique, un pouvoir soumis aux exigences de n’importe quel pays faisant son chantage au nom de son droit de veto, un libéralisme niais ouvert à tous les dumpings des concurrents, à tous les pillages des pays émergents, un entité sans langue, sans frontière, sans histoire commune. Ce non-être est une prison épouvantable pour les peuples qui ont vu les usines s’enfuir, le chômage s’institutionnaliser, la présence dans les nouvelles technologies s’amenuiser, voire disparaître. La seule arme des dirigeants ineptes est de faire monter le pouvoir d’achat en important des produits à bas prix au prix de délocalisations, et de faire financer des transferts sociaux monstrueux par la dette.

 

Mais des dirigeants continuent de nous seriner leurs incongruités :

  • l’Europe c’est la paix ! Celle de Srebrenica et Sarajevo ? Celle du terrorisme que seule la France entend un peu combattre ?
  • l’Europe c’est la circulation des personnes ! Les plombiers polonais, les chauffeurs bulgares ? Les turcs et les maghrébins importés par des allemands des italiens et des espagnols stériles pour faire baisser les salaires ?
  • L’Europe c’est le domaine de valeurs de tolérance ! Tolérance à la charria ? Tolérance à la transformation de l’IVG en droit ? Tolérance envers les khmers verts et leurs idéologies régressives ?
  • L’Europe c’est la culture ! Oui de quelques élites, mais qu’en reste-t-il aux coeurs des cités islamisées, des banlieues dévolues au commerce de masse, de l’impérialisme des musiques esclaves des modes afro-américaines ?

 

Nous sommes pris au piège. Les anglais n’arrivent pas à se débarrasser  dans de bonnes conditions de la pesante tutelle bruxelloise. Les grecs n’ont pas pu s’extirper de la zone euro. Deux exemples inquiétants pour les peuples : ils sont arrimés à un bateau qui prend l’eau de toutes parts; ils sont dans une galère qui a perdu son erre; ils coulent  pavillon bas.

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