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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 12:29

"Tel père tel fils" de Hirokazu Kore-eda a perdu à Cannes la palme d'or face à "la vie d'Adèle".

"Lunch-Box" de Ritesh Batra sort en même temps que "Casse tête chinois".

Dans chacun des cas la sensibilité face à la vulgarité, la suggestion transformée en explicite,  des beaux visages qui sourient, qui pleurent, qui expriment dans la nuance, et de l'autre côté des caricatures grimaçantes, hurlantes, un environnement du quotidien japonais ou indien ou affleure la critique sociale remplacé par des photos de tous les jours sans âme. Quand on parcourt les critiques de ces quatre films je reste éberlué par leurs commentaires : ils crient au génie pour "La vie d'Adèle", et n'arrivent pas à taire que Tel père, tel fils" est un grand film; ils qualifient de feel-good-movie "Lunch-Box" (?, j'imagine que ça veut dire sirupeux ?), et malgré toute leur complaisance ne peuvent cacher leur déception devant "Casse tête chinois".

Si l'exception française consiste à sortir des films où s'expriment  uniquement le désir, la satisfaction immédiate desdits désir, l'indifférence profonde aux autres, le vocabulaire libéré, le poncif à la mode (la glorification du lesbianisme en milieu scolaire, un New-York de pacotille entre l'appart sur Central Park, un Chinatown dépassé, un Brooklyn tagué), alors je préfère la pépite indienne ou le chef d'oeuvre japonais.  On nous fait tout un plat du cinéma français, mais pourquoi subventionner un tel plat de nouilles. De tête je n'arrive pas à trouver un seul film qui arrive à la cheville de ceux produits en Espagne, en Angleterre, ou dans d'autres pays plus exotiques.  La production française est de toute évidence entre les mains d'une mafia qui puise à pleine main dans les ressources publiques et nous balance ses produits avec la complicité indulgente des médias. Il est quand même étonnant qu'il faille aller à Bombay pour retrouver la grande tradition française du roman par lettres, ou à Tokyo pour l'analyse approfondie des sentiments qui fit la gloire de nos romanciers.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 16:56

Le troisième âge de Neuilly-Auteuil-Passy et de Versailles se presse dans les salles de Jacquemart-André pour regarder ce que le musée propose à leur admiration. Un invraisemblable ramassis d'oeuvres collectionnées par un nabab mexicain des télécoms. Les choix de l'affairiste hispano-aztèque se révèlent en totale concordance avec les  goûts des nouveaux enrichis (banquiers et industriels) de la grande période de prospérité économique de la Grande Bretagne de l'époque victorienne. Luxe païen et débridé, situé de préférence dans un univers antiquaillant de pure fantaisie. Femmes et hommes habillés de tuniques aux plis qui n'obéïssent à aucune logique, sinon celle d'une complexité qui fait étalage de la science de l'artiste. Visages des femmes qui suintent la luxure et le plaisir tarifé. Corps sculpturaux qui se contorsionnent dans des attitudes figées. Pas d'âme. Pas de mouvement. Peu de sensualité. Des paysages insipides. Des couleurs de layette. Les oeuvres qui échappent au désastre sont les quelques aquarelles, et une esquisse dans lesquelles les artistes n'ont pas eu le temps et le courage de camoufler leur talent pour le plaisir de leurs commanditaires.

Le double intérêt de cette exposition est d'abord l'admiration gatouillante de la foule qui se presse dans les salles : quoi de plus risible que ces grand-mères qui se pâment devant la représentation de beautés échappées d'un boxon, ces couples qui  s'intéressent aux orgies sirupeuses d'un Héliogabale, ces conférencières qui tartinent de leur culture ces croutes insipides. Il est ensuite la constatation qu'en marge de l'art a toujours existé des caricatures que l'on baptise art pompier quand l'état est commanditaire , art kitsch quand ce sont des millionnaires, art populaire pour les concierges et autres leaders d'opinion de la rue; là on est dans la peinture pour des londoniens fortunés de la deuxième moitié du XIXème siècle : des matériaux luxueux et du nu, du laïc et de la chair, du repos et du lascif; la beauté y est dégradée; l'inspiration ravalée dans le désir de plaire;  la technique picturale éblouissante tente de camoufler ces insuffisances. Bien loin hélas de Baudelaire  :

Là, tout n'est qu'ordre et beauté

Luxe, calme et volupté.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:56

L'art est devenu sacré depuis que la notion du beau s'est évaporée. Un artiste contemporain considère comme une insulte d'avoir voulu faire une oeuvre "belle". Depuis cette perte d'une référence qui n'était déjà pas très évidente, la variabilité du goût entre les différentes cultures étant évidente, nous pataugeons dans une indécision qui laisse le champ libre à toutes les arnaques. Faute de critères, un tant soit peu universels, nos appréciations se partagent entre une affirmation étroitement individuelle (j'aime parce que je ressens une émotion), et une confiance dans le marché (le choix des autres). Le doute quant à une opinion personnelle liée à des considérations d'humeurs, ou quant à un choix d'experts, devient insoutenable : nous sommes dans une ambiance de religion où soit des grands prêtres nous disent la vérité,  soit une adhésion de foi  emporte notre conviction.

Il est habituel de moquer ce critique qui en regardant le tableau de Monet, "Impression, soleil levant", s'est écrié : " Impression ! Impression, j'en étais sur. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné , il doit y avoir de l'impression là-dedans. "  Il s'est trompé, non pas parce qu'il n'aimait pas le tableau, mais parce qu'il a cru que son instinct était un guide infaillible; parce qu'il a cru pouvoir se libérer des catégories du beau ( l'originalité, l'harmonie, le sentiment ou l'idée exprimée, l'exécution). Il n'était que le précurseur des adulateurs de l'art contemporain actuel.

Et il est devenu blasphème d'uriner dans l'urinoir de Duchamp, de laisser la trace de ses lèvres rouges sur une toile monochrome blanche, de ranger dans un débarras une serpillère de Beuys car l'ironie et la plaisanterie n'ont pas cours dans la sphère intouchable de l'Art. Exprimer son dégoût de la laideur est devenu une insulte contre l'envoyé des dieux qu'est devnu le créateur de n'importe quelle horreur une fois qu'il a été sanctifié par le marché.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 10:53

Berezovsky au parc du château de Florans à la Roque d'Anthéron, Alexandre Tharaud à l'étang des Aulnes dans la Crau; l'un se mesure au concerto de Katchaturian, l'autre aux sonates de Scarlatti. Un gouffre entre le concert du 24 juillet et celui du 25.

Boris Berezovsky s'en est pris avec virulence à la partition, et a combattu avec lyrisme au milieu des arbres grandioses du parc. Alexandre Tharaud a joué avec un brin de romantisme et un toucher aérien dans un paysage mélancolique.

Adéquation des interprètes, adéquation des lieux pour deux moments enchanteurs pour moi qui entendais ces deux pianistes pour la première fois en leur présence physique.

Je manque d'oreille, ma culture musicale est superficielle, mais je ne peux me réfréner une énorme admiration pour des artistes aussi convaincus, aussi convainquants qui mettent leur immense talent d'interprète au service d'oeuvres grandioses. J'entendais pour la première fois le concerto de Katachturian et je fus emballé. Mais le plaisir est au sommet de réécouter les sonates de Scarlatti : diversité, invention, simplicité.

J'écris ce petit hommage parce qu'à ma grande déception je n'ai trouvé sur le net aucun commentaire de ces évènements pour me conforter dans mon enthousiasme.

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 16:39

Bernar (d ?) Venet : non ce n’est pas la rouille qui dérange le plus dans ses monstrueux anneaux dressés à Versailles,  c’est l’hommage niais qu’il rend à la prétendue lutte entre l’artiste et la matière : » Je propose des directions alors que je suis dirigé par la barre d’acier qui résiste et ne cède pas à ma volonté de domination » ; forgerie d’un soit disant artiste qui fait fabriquer ses pièces par son atelier en Hongrie ; tromperie d’une découverte d’ un usage de mathématiques qui se limite à des équations simplistes pour élèves de collège ; pathos, du gigantisme qui tente de rattraper par le poids des œuvres l’inanité de l’inspiration ; prétention de l’artiste chéri des aciéristes et des sociétés d’autoroute à venir imposer son langage de multinationales ignares dans le lieu symbolique de l’esprit français ; hideur conceptuelle des œuvres d’un vieillard qui faute de talent révélé précocement, nous assomme de ses trouvailles héritées d’un art pauvre.

Non, ce qui m’afflige n’est pas la rouille sur ses œuvres, c’est la corrosion des esprits qui préfèrent ne pas juger de peur de se tromper.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 10:17

Erudit et plein de son expérience, Jean Clair livre un constat désabusé de l’état de l’art visuel, de l’art plastique. Plus précisément de l’art contemporain qui est montré dans les musées, les galeries et autres endroits assimilés.

La perte de repères, la perte d’histoire, transforme l’artiste en idole qui s’autoproclame jusqu’à vénérer ses excréments, ou ses actes morbides, voire criminels. Les Musées qui l’abritent, le protègent, incertains de leur vocation, se réduisent au rang de décharge accueillant l’excès de production d’ordures du monde culturel . Ce résumé abusif, tendancieux dans sa brièveté,  pourrait laisser croire qu’il s’agit d’un pamphlet : c’est une longue plainte, sur le devenir des musées et de ceux qui sont charge de leur évolution, et de leurs rapports avec un type d’art qui s’est baptisé l’Art Contemporain ; gémissement nourri par une kyrielle d’historiettes issues de son exceptionnelle proximité avec les milieux concernés, des éclairages diversifiés nourris par une expérience murie; c’est aussi une réflexion, encore en devenir, non encore conclue, sur le rapport entre culte et culture, entre œuvre d’art, œuvre de piété et objet ethnographique.

Dans ce parcours, il me laisse sur ma faim, soucieux probablement, non pas de conclure abruptement, mais de laisser le lecteur arriver à l’une des conclusions possibles.  Extrémiste peut-être dans mon interprétation, j’en arrive à l’idée que les musées ont perdu leur sens : ou ils abritent des objets de notre histoire qui ont perdu leur identité, ou ils abritent des objets de notre temps qui semblent n’en être que les déchets.  J’aimerais que ces lieux de mémoire redeviennent des lieux de vie. Non pas des objectifs de promenades dominicales, d’excursions de groupes, d’animation culturelle,  mais des lieux d’études de ce qu’on proposé de grands ancêtres ou de jeunes créateurs, de copies de ce qu’ils ont fait ou de ce qu’ils font (la copie est le premier pas de l’artiste avant qu’il puisse acquérir son autonomie, la copie est le premier geste de l’amateur qui veut comprendre le pourquoi d’une œuvre et de son rendu). Mais pour être un tel endroit de concentration, de recueillement, il n’a pas besoin de recueillir à tire-larigot un bric à brac de tout et n’importe quoi : il faut trier les œuvres. Et, encore plus difficile, voire impossible, apprendre au public que le musée n’est pas un lieu de passage.

Il faudrait parler encore de pleins de sujets à propos de ce livre, effleurés, apparaissant au coin d’une page  : qu’est devenue la beauté, l’admiration de la belle ouvrage ? comment se fait la transmission entre génération du sentiment de la beauté, des mythes qui nous ont construits et s’incarnent dans les œuvres d’art ?

Ni « réac », ni « conservatrice », ni « décliniste », une tentative d’analyse qui n’essaie pas de nous convaincre mais d’attirer de notre part un regard intelligent sur la relation entre culture et « Art Contemporain ».

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 16:39

Jules César de Haendel  hier à l’Opéra Garnier, parait-il. Rien n’y était : Lawrence Zazzo souffrant, Jules César était chanté à l’avant scène par je ne sais plus quelle mezzo ; Cléopâtre, aurait du être assurée, faute de Natalie Dessay, par Jane Archibald ; mauvais tirage, cette dernière tout aussi souffrante, son rôle était également chanté au pupitre en avant-scène.  Je ne saisis pas pourquoi dans ces conditions la représentation fut quand même donnée.

Vision d’un opéra ou les deux principaux rôles sont assurés par des pantins qui se trémoussent sur la scène, entre des caisses, des diables, des fausses sculptures, pendant que des voix  faiblardes s’élèvent sur les côtés, assourdies par les notes égrenées avec une précision d’un ennui stupéfiant par l’orchestre dirigé par Emmanuelle Haïm ; ce chef s’entend à transformer la musique baroque en une monotone litanie sans accents, sans mouvements. Elle a achevé cette œuvre qui ne méritait pas une telle avalanche de caricatures.

P.S. Heureusement qu’étaient là Cordélia et Sextus ; mais à eux deux ils n’ont pu sauver grand-chose du naufrage.

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 11:26

Le mécénat est une impérieuse nécessité dans notre pays. Le patrimoine du passé est tellement magnifique, réparti sur tout le territoire national, multiforme,  celui en train de naître est tellement précieux, indispensable, qu’il est nécessaire qu’il soit l’affaire de tous et non pas de quelques conservateurs retranchés dans leurs musées. Affaire de tous signifie que les personnes physiques puissent y trouver un accomplissement légitime de leurs délires de collectionneurs, de restaurateurs, de découvreurs.  Quelques efforts ont été faits avec le régime fiscal concernant les monuments historiques, ou la loi sur le mécénat de 2003. Mais tout ceci n’est pas à la hauteur de l’ampleur des besoins et des demandes.

La loi de 2003 vantée sur le site du ministère, est affligeante dans sa pingrerie ; citons au hasard l’imposition aux droits de succession au taux de 45% des dons faits à une fondation, ou encore la taxation à l’impôt sur les sociétés des activités lucratives au-dessus de 60 000 euros par an (300 euros par jour !) ; contrairement aux commentaires d’autosatisfaction du ministère les comparaisons ne sont pas flatteuses avec l’Allemagne ou l’Espagne.

La loi sur les monuments historiques si précieuse pour la sauvegarde, manque quand même d’ampleur d’ampleur et de vision (en particulier pour la transmission des patrimoines) et puis est tétanisante  à double titre pour les propriétaires qui s’y sont soumis :

- du fait de la dictature rampante des architectes des monuments historiques, des architectes des bâtiments de France, des architectes voyers, des commissions municipales. ;

- du fait de l’administration fiscale qui n’y voit qu’une niche qu’il faut tenter de réduire.

Tout dans cet arsenal part d’un triple a priori :

-          Les œuvres d’art sont mieux dans le giron de l’état que dans des girons privés ; ce qui est notoirement faux ; il suffit d’examiner le patrimoine religieux scandaleusement sous-entretenu sur l’ensemble du territoire ; il suffit encore de faire l’inventaire des œuvres d’art cachées dans les réserves des musées ;

-          Il faut se méfier des mécénats privés qui vont conduire à une confiscation d’oeuvres d’art au profit de quelques uns, voire à la constitution de niches fiscales préjudiciables au bon rendement des taxes de l’Etat ;

-          Les mécènes sont des riches ou des sociétés représentantes du grand capital et il serait malséant de leur accorder des privilèges.

La philosophe sous-jacente est typique de cet Etat administrativo-corporatiste qui ne comprend pas que le désir du beau doit être élargi, multiplié, incité, et pas seulement à travers la gratuité de visite de musées pour certaines catégories de population, ou l’organisation fastueuse de grandes expositions, ou encore le lancement de grands travaux de présidents ou d’édiles locaux. La formation d’un goût, d’une culture ne pourrait se faire que sous l’égide d’un ministère ou d’un service de la culture. Conception parfaitement élististe, indigne d'un peuple éduqué. La culture est d'abord un bouillonement, même lorsqu'il s'agit de préserver des oeuvres du passé; c'est ensuite une compétition entre amateurs; c'est au  final une énergie qu'il importe de se laisser manifester. Qui pourrait croire que ces termes peuvent se marier avec une ambiance courtelinesque de services, de rapports, de cabinet ministériel.

Les solutions sont simples et s’articulent  en volets qui toutes à la fois incitent, protègent, animent  :

-          Une défiscalisation réelle et complète des fondations tant qu’elles restent dans leur objet artistique,

-          Une défiscalisation réelle et complète des initiatives privées tant qu’elles n’aboutissent pas à une confiscation irrémédiable des œuvres,

-          Un abandon de l’interdiction de vente des œuvres par les musées pour revenir à une simple obligation de réinvestissement,

-          Un renforcement drastique des interdictions de sortie du territoire, qui serait le corolaire d’une plus grande fluidité sur le marché intérieur français,

-          Une baisse drastique de tous les droits qui frappent les transactions sur les œuvres d’art (mobilier et immobilier) qui aurait pour but de réanimer un marché de l’art agonisant et tenter de faire revenir sur notre sol des objets égarés ailleurs.

J’attends qu’un parti politique lance enfin une réflexion sur ces sujets au lieu de nous gargariser sur les sujets bateaux du libre-accès de tous à la culture et de l’enseignement artistique.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:19

Le livre le plus triste que j’ai lu depuis longtemps. Quatre caractères qui vous bouleversent par leur sainteté : l’oncle et le neveu, l’hôtesse et l’étudiant. Quelques autres qui vous touchent comme l’homme aux singes, les parents de l’étudiant. D’autres, le frère de l’hôtesse, le maître des mendiants, voire l’avocat déclassé qui malgré leur méchanceté ont gardé des côtés touchants. Certains enfin dont on ne devine  pas ce qui leur reste d’humanité : le ramasseur de cheveux, le politicien du village. Et autour une foule grouillante de comparses, des gentils, des méchants, des lâches, beaucoup de lâches.

Et toute cette cohorte d’êtres se trouve engloutie par la capitale. La saleté, la misère, la maladie, y apparaissent sous le règne perpétuel de la prévarication, de la concussion. Les gangs avoués ou implicites font la loi. Un premier ministre, objet de toutes les haines, laisse régner la terreur au nom de grands sentiments.

On ne pleure pas. Le malheur est trop grand. Les sentiments s’étouffent. On sourit même de temps à autre. Une lueur de génie sur tout ce monde des déclassés de l’Inde, sur la grande ville qui les engloutit, sur la fausse démocratie qui cache mal l’oppression des moindres nantis sur plus pauvre qu’eux.

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 17:46

Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la culture, est directeur de la stratégie du groupe LVMH.

Le Musée Carnavalet est un musée de la ville de Paris.

Le Musée Carnavalet  présente une exposition des objets Vuitton (une des marques phares du groupe LVMH).

Un syllogisme d’une rare transparence.  Il n’est, bien entendu, pas question de confusion des genres (entre privé et public), de confusion des intérêts (entre la stratégie de LVMH et celle du Musée Carnavalet), dans cette incroyable relégation d’un musée prestigieux au rang de faire-valoir d’un malletier pour étrangers snobs. Qui a pu imaginer nous faire croire que ces bagages  étaient des objets d’art, des objets de luxe, qui valaient de les étaler au milieu des richesses du patrimoine parisien ? Un stratège, j’imagine, pour tenter de trainer vers le haut des valises lourdes de mauvais goût. Un publicitaire pour tenter de nous convaincre de montrer partout ces toiles marquées de ce logo obsédant.

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