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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:21

Je sais ce qu'est un petit retraité : un gars qui a peu tavaillé et donc peu cotisé. Je sais ce qu'est la justice économiqe : une attribution équitable en fonction de critères objectifs. L'idée de favoriser des petites retraites en les indexant elles seules, serait donc de favoriser ceux qui ont le moins cotisé, donc de donner une espèce de prime à ceux qui se sont foulés le moins par rapport aux crétins qui ont trimé plus. L'absurdité d'une telle mesure saute au yeux. Elle est excusée, comme d'habitude par un sentimentalisme de mauvais aloi, qui consiste à pleurnicher sur les plus malheureux et leur faire la charité. Elle est inexcusable car le prix à payer pour cette soi-disante charité est  s'essuyer les pieds sur des principes simples :

- la retraite, n'est pas une allocation de survie octroyée par un état généreux mais le remboursement par les générations acctives de la dette qu'ils ont contractée envers les générations passées (c'est le principe de répartition); un montant d'une retraite est par définition lié au cumul des cotisations versées pendant une vie active, sorte de créance sur la société que les travailleurs se sont constitués au fil des années; toute mesure qui tend à s'éloigner de ce principe est attentatoire au principe d'égalité et devra se faire censurer par les autorités judiciaires.

- les retraites distribuées ne peuvent être supérieures, dans un système de répartition, aux montants collectés sur les actifs; ce principe de base a longtemps été méprisé en acceptant que les systèmes puissent être déficitaires; tenter de remédier à cet état de fait est louable; ce ne peut être en favorisant les plus paresseux.

 

L'autre sujet, qui n'a rien à voir avec les retraites, est qu'il est guère admissible dans un pays prospère (au moins par rapport à beaucoup d'autres) de laisser des gens survivre sans pouvoir se loger décement, se nourrir suffisement, s'habiller à peu près; celà s'appelle une allocation de survie minimale. Elle est du ressort de l'état (représentant de l'ensemble des contribuables). Elle n'a pas à être supporté par certains, les retraités plus aisés non indexés, et non pas le reste des habitants.

 

La mesure sentimentalo-démagogique de vouloir indexer les petites retraites est la marque d'un état brouillon qui pique dans les poches de certains retraités, les sous qu'il aurait pour mission de faire distribuer au titre d'une solidarité nationale. Elle sera censurée à juste titre.

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 14:47

Après les feignasses, voici venir le temps des maîtres-chanteurs, et pointe celui des manipulateurs. Nous avons eu le plaisir de voir défiler à plusieurs reprises les représentants d’une France particulière  : fonctionnaires démotivés,  aveuglés par la sécurité d’un emploi viager, désertant leurs bureaux, écoles, hopitaux le temps d’une promenade. Nous avons maintenant l’avantage de les voir rejoint, le temps d’une grève par les employés nantis des services publics (les bénéficiaires des régimes spéciaux de la SNCF et de la RATP), les ouvriers privilégiés des grands pétroliers (les retraites chapeaux  concernent  tous les salariés de certains groupes), les grutiers du port de Marseille (dont les conditions d’emploi ont été mises lumière par les employeurs locaux) : ils sont un peu concernés par les retraites, mais l’idée d’y introduire plus de justice qui devrait en toute logique les inquiéter ne les touche pas ; englués dans leur acquis, ils ne songent qu’au bras de fer, à la lutte du fer de lance du prolétariat pour en ajouter quelques uns dans leur besace ; forts d’une impunité vieille de quelques décennies ils tentent de faire croire qu’ils sont des porte-parole des véritables laissés pour compte.

Et enfin se montrent les manipulateurs qui veulent envoyer sur le front des lycéens.  Vieille tactique des armées de Tamerlan de placer en avant de leurs troupes des  civils que l’ennemi hésitera à frapper. Que viennent faire des enfants dans cette galère ?  Quelle connaissance ont-ils des régimes de retraite ? Quel le peut-être leur motivation, sinon de faire un chahut de plus.

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 15:28

Mais où sont les journalistes ? En grève ? En train de manifester ?

Comment peuvent-ils nous expliquer benoîtement qu’il y a eu entre un million et plus de trois millions de manifestants.  Ils ne savent pas compter ? Ils ne savent plus vérifier une information ? Le brave Pujadas (pour en prendre un au hasard) reçoit dans son journal télévisé Monsieur Woerth, et ce problème du nombre n’est évoqué que pour dire qu’il existe des chiffres différents entre le gouvernement et les syndicats. N’est ce pas son boulot d’essayer de traquer l’information lorsqu’elle n’est pas immédiatement disponible.  La besogne n’est surement pas aisée, mais à quoi cela sert-il d’avoir des réseaux chez les politiques comme chez les militants et d’être infoutu de pouvoir même énoncer que la réalité serait plutôt d’un côté ou de l’autre. Le sujet est d’importance pour au moins deux raisons :

-          d’abord parce que deux million de personnes de différence est un chiffre colossal, qui modifie en profondeur l’appréciation que l’on peut avoir de la densité de la mobilisation, et donc de la force de la protestation ; comment les radios et télévisions peuvent-elles faire une croix sur deux millions de personnes !

-          ensuite parce qu’un mensonge de cette importance, qu’il soit d’un côté ou de l’autre ne peut laisser indifférent vis-à-vis de celui qui le profère ; au cours du même entretien avec son invité, le brave Pujadas relance le sujet de savoir si son interlocuteur a ou non menti à propos de  la demande de légion d’honneur  pour Patrick de Maistre ; à croire qu’il est des mensonges important : celui qui concerne une breloque donnée à un affairiste, et des mensonges que l’on peut oublier : celui de savoir si deux millions de personnes se sont déplacées ou non pour manifester.

Le manque de curiosité des journalistes (Pujadas, mais les autres aussi que je n’ai pas entendu tenter de clarifier ces chiffres) pousse à se demander s’ils n’ont pas quelques raisons de se conduire ainsi. Craignent-ils l’Etat et sa puissance ? Ou craignent-ils les syndicalistes qui encombrent en particulier les locaux où ils travaillent ? Ou encore dans leur désir effréné d’audience, ne veulent-ils tout simplement ne déplaire ni à la majorité silencieuse de ceux qui n’ont pas manifesté, ni aux foules qui ont tenu le haut du pavé.

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 10:21

Qui défile dans les rues ? Où est l’analyse sociologique de ces foules qui se déplacent pour changer un rapport de force ? Pourquoi aussi peu d’informations sur ceux qui lancent des opérations aussi massives ?

Faute d’informations accessibles (en tous cas sur la dernière manifestation contre la réforme des retraites), il faut bien essayer de deviner, au gré de quelques indices glanés ici et là. Bien entendu, pas de surprise : se retrouvent sous les banderoles des fonctionnaires de certaines catégories, enseignants en bataillons serrés, fonctionnaires municipaux quasiment en mobilisation générale et personnel infirmier en nombre. A croire réellement que sont facilement mobilisables les catégories qui sont le plus sujettes à l’absentéisme.  Singulière corrélation, plus on a tendance à manquer au travail, plus on aime défiler pour réclamer un juste traitement de ses efforts au travail. En contrepoint, qui ne voit que les salariés du privés ne sont représentés que symboliquement : ils sont pourtant concernés, mais peut-être n’ont-ils pas suffisamment envie de protester, où ne croient-ils pas à l’efficacité de ces protestations, où n’ont-ils pas envie de se mêler à des gens qui ont fort peu de problèmes en commun avec eux.

Ce qui serait passionnant serait de savoir qui sont les un à deux ( ?) millions de personnes qui ont manifesté ; combien de fonctionnaires (sur les 5,2 millions de personnes qui ont ce statut) 20% à 30% des effectifs ? combien de personnes n’ayant pas le statut de fonctionnaires mais payés sur des fonds publics (sur un effectif de 1,7 million de personnes) 10% à 20% ? Sur les 19 millions d’autres personnes ayant un emploi, il ne reste peut-être 100 000 personnes qui seraient allées dans la rue, soit 0,5% de l’effectif ? En citant ces chiffres, je sais que je m’aventure dans l’incertain, mais sont-ils si faux que cela ? Et s’ils ne sont pas totalement faux, n’ont-ils pas une signification quant à la portée des protestations ?

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 11:16

Des manifestants qui vont défiler pour travailler moins et gagner plus. Rien de surprenant, la défense de ses intérêts est le moteur de toute protestation. Plus dur est de proposer  qui va travailler à leur place.  Et la seule réponse est  de multiplier les emplois, donc de relancer à outrance l’économie, donc de favoriser  l’esprit d’entreprise, la baisse des charges, l’assouplissement des règlementations.

Des manifestants qui se polarisent sur le maintien d’un système par répartition, prétextant qu’il est à la base d’un « pacte républicain » entre générations.  Extraordinaire de sacraliser une opération de circonstance initiée par le régime de Vichy, comme fondement de nos retraites.  L’argument de la solidarité entre générations est absurde puisqu’en tout état de cause quel que soit le système ce sont toujours les gens qui travaillent qui paient pour ceux qui ne travaillent plus.

Des manifestants qui demandent des assouplissements pour la pénibilité du travail. Généreux, sympathique. Mais qu’est-ce qu’un travail pénible ? La discussion va être chaude. Il existe, me dira-t-on des travailleurs dont la durée de vie est écourtée du fait des conditions de travail : c’est incontestable, mais cela n’a rien à voir avec la retraite, mais relève d’un régime d’invalidité ; d’ailleurs la notion même de durée restante de vie pour se reposer invoquée est non pertinente car à ce titre il faudrait que la durée de travail des femmes soit allongée pour tenir compte de leur espérance de vie.

Au final, ils devraient manifester pour demander au gouvernement de restaurer quelques principes de base :

-          Assurer le long terme, en sortant progressivement du système par répartition

-          Assouplir le court terme en généralisant le système par points déjà pratiqué dans toutes les retraites complémentaires

-          Donner de la liberté aux cotisants en permettant une gestion de sa retraite indépendante de leur âge

-          Restaurer l’idée que les organismes de retraite sont des organismes autonomes gérés paritairement et qui ne doivent distribuer que ce qu’ils ont reçu.

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 14:26

Au tribunal le huis-clos n'est généralement envisagé que pour protéger l'identité de mineurs. Administrativement, pour ne pas divulguer d'informations pouvant porter atteinte à la sécurité nationale, est parfois invoqué le secret défense. Et puis certaines professions sont astreintes au secret professionnel afin de ne pas permettre la diffusion d'informations pouvant donner lieu à médisance, calomnie, chantage ...
Dans le cas d'une commission de l'Assemblée Nationale traitant d'un problème qui intéresse l'intégralité de la population, on peut légitimement se poser la question du pourquoi. Examinons les réponses possibles.
Serait-ce pour protéger nos enfants du complot qui se trame contre eux ? Une réforme à court-terme qui ne résoud pas grand chose et qui de toute évidence handicape leur futur.
Seait-ce pour garantir la sécurité de la nation ? La perpétuation d'un système de répartition, instauré par le régime de Vichy, bâti sur le principe de Ponzi, n'est pas faite pour apaiser les craintes des citoyens sur la légitimité et la solidité de la construction.
Serait-ce pour garantir le secret de l'instruction de ce dossier épineux ? Si l'on savait ce que pensent réellement ces hommes politiques qui nous gouvernent sur ce sujet, et leur aboulie depuis des decennies, il serait en effet probable que les citoyens menaceraient immédiatement de ne pas réélire leurs élus.

 

Et puis l'Ines de Sartre ajouterait qu'entre eux (membres de la commission) ils n'ont pas besoin de jouer la comédie.

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 23:23

Extraordinaire de croire que l’on va résoudre la crise de financement du régime des retraites  en repoussant l’âge de mise à la retraite, ou d’augmenter le nombre d’années de cotisations ; dans les deux cas à système économique équivalent on ne fait qu’augmenter le nombre potentiels de chômeurs ; au lieu d’avoir un déséquilibre de financement dans le régime vieillesse, on l’aura dans le régime chômage.  Toujours la même tactique utilisée par les politiciens de tous bords de repousser la poussière sous le tapis. Toujours les mêmes avis prodigués par  les conseillers de l’Elysée et de Bercy qui croient que l’on résout  les problèmes à coups de mesures techniques astucieuses.

Extraordinaire de se voiler la face devant un système économique qui périclite depuis des décennies en se révélant incapable de créer des emplois autres que ceux de fonctionnaires.  Car la seule véritable solution, si l’on veut faire survivre ce régime des retraites est bien d’augmenter le nombre des actifs (non celui des chômeurs) , aptes à contribuer à ce système. La seule issue est bien de créer des emplois utiles, qui ne soient pas de complaisance, qui n’obèrent pas encore plus les finances d’un état au bord de la faillite. La seule voie possible est d’encourager l’activité économique sans l’alourdir de charges croissantes, sans imposer tous les actifs d’impôts de plus en plus confiscatoires.

Il n’y a qu’une réforme qui compte  ( et ce n’est pas celle des retraites), c’est la relance de l’activité économique par tous les moyens avant qu’il ne soit trop tard ; avant que l’industrie ait déserté un sol français inhospitalier avec son concours de lois sociales, environnementales, sortant du raisonnable ;  avant que le commerce ne se soit enfui de nos villes et de nos ports qui considèrent avec suspicion tous les mots de négoce, de capitaux investis et de profit.

Faudra-t-il vraiment que le régime socialiste qui pèse sur la France s’écroule ? Ce serait dommage, ce serait dangereux.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 09:18

La prise en otage de la France par ses fonctionnaires devient patente : l’opération, de longue haleine, menée depuis au moins Napoléon I, avec des accélérations sous le régime de Vichy, puis sous la cinquième république non gaullienne (Giscard, Chirac, Mitterrand), a été confirmée lors de la réforme des retraites. An nom de quelle pénibilité les douaniers, les infirmières, les gardiens de prison, les contrôleurs aériens  continuent-ils de bénéficier d’un départ à la retraite à un âge très inférieur à celui des autres français ? Au nom de quelle justice n’a-t-on pas harmonisé le calcul des retraites entre privé et public ?  Au nom de quelle logique, les cotisations des fonctionnaires sont-elles différentes de celles des autres ? Au nom de quel principe les fonctionnaires peuvent-ils cotiser à un fond de capitalisation pour leur retraite en déduction de leurs impôts sur le revenu ?

Toutes ces entorses graves au principe de fraternité ne s’expliquent par aucune idéologie. Elles perdurent, malgré quelques retouches, pour au moins deux raisons :

-          la raison du plus fort ; le plus fort étant celui qui a le pouvoir politique ; et nos hommes politiques sont dans une immense majorité des fonctionnaires

-          la raison des plus intimidants ; les plus intimidants étant ceux capables de plonger le pays dans une grève des services publics qui fait frissonner de peur.

Confusion des intérêts, chantage à l’interruption des services publics, et voilà la France et les Français embarqués dans une réforme des retraites aventureuse, destinée en priorité à toucher le moins possible aux avantages acquis des nantis de l’emploi public.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 16:21

Comme l’ a dit (prétend-on) Mr Madoff : « j’ai  monté mon escroquerie en m’inspirant  du système français de retraite » ; l’argent de ceux qui cotisent maintenant (des derniers épargnants) sert à payer ceux qui ont cotisé (les premiers épargnants). L’avantage du système de répartition par rapport au système de Ponzi, était que la mort des vieux retraités déblayait le terrain et que les contributions des nouveaux cotisants pouvaient donc faire face aux demandes des nouveaux retraités. Mais, funeste circonstance, les vieux se sont mis à survivre plus longtemps et les créations d’emplois n’ont pas suivi. Le système de répartition est bâti sur l’idée d’une croissance des emplois au moins égale à la croissance du nombre des retraités. Hypothèse manifestement fausse pour un certain nombre de décennies.

La capitalisation est le seul système sain. Pour ne pas choquer les âmes sensibles, il suffit de le nommer système à points ; chaque contribution (obligatoire pour tous) versée à un fond (public, pour être plus sur de sa pérennité)  donnerait droit à un certain nombre de points. Au moment où le contributaire déciderait de prendre sa retraite il disposerait d’un capital de points qui lui donnerait  droit à une part des revenus générés par ce fond public.

J’imagine les hurlements : la retraite par répartition fait partie du « pacte républicain », du « contrat social ». Non. Beaucoup sont très inquiets sur leurs retraites. Beaucoup sont sans illusions sur les retraites de leurs enfants. La prise de conscience de la fragilité de ce système absurde est forte. Les solutions novatrices peuvent entrer dans un nouveau contrat social à la double condition que tous contribuent sans exception (afin que personne ne soit laissé au bord de la route en fin de parcours professionnel, ou en fin de parcours de personne au foyer), et que le système ne soit pas entre les mains d’assureurs privés.

Les hurlements pourraient se muer en vociférations, si j’ajoutais que je ne vois pas pourquoi ce système par capitalisation ne s’appliquerait pas aux fonctionnaires.

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