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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 11:27

La seule véritable leçon de ce premier tour des législatives se lit dans les quelques chiffres qui suivent :

36,1 millions de bulletins exprimés au premier tour des présidentielles (76% des inscrits) ;

31,4 millions de bulletins exprimés au deuxième tour des présidentielles (66% des inscrits) ;

22,7 millions de bulletins exprimés au premier tour des législatives (47,6 % des inscrits) ;

un désintérêt croissant qui atteint des sommets lors du premier tour des législatives.

 

Entre le premier tour des présidentielles et le premier tour des législatives, on, constate que :

En Marche et le Modem ont bien résisté en ne perdant qu’ 1,4 million de voix par rapport aux 8,7 millions de votes Macron ;

Le FN et l’extrême droite se sont effondrés en perdant 4,6 millions de voix par rapport aux 7,7 millions de votes Le Pen.

Les Insoumis et le PC se sont effondrés en perdant 4 millions de voix par rapport aux 7,1 millions de votes.

Les Républicains se sont effondrés en perdant 3,3 millions de voix par rapport aux 7,2 millions de votes Fillon.

Les seuls curieusement à se maintenir sont les socialistes et les radicaux de gauche qui ne perdent que 0,1 million de voix par rapport aux 2,3 millions de votes pour Hamon. Il faut dire que l’étiage était déjà très bas au premier tour de la présidentielle.

 

Ce premier tour des législatives est donc une débandade générale. Gros mensonge des médias lorsqu’ils nous parlent à longueur d’antenne du prétendu tsunami de la République en Marche. Au mieux les partisans de Macron ont moins perdu que les autres ; ils peuvent maintenant prétendre avoir rassemblé un français sur six, ce qui n’est pas vraiment glorieux et ne correspond en rien aux affirmations de ceux qui disent que les français ont voulu exprimer leur volonté d’être gouverné au centre. Les français ont inscrit sur leur bulletin leur soutien mesuré, ou mieux leur indifférence polie envers Macron et ses candidats ; ils ont par contre marqué leur désintérêt envers ceux qui croyaient les incarner :

  • Les Républicains, qui ont sans raisons claires abandonné leur programme, qui ont sacré comme champion un ancien chiraquien-sarkozyste-filloniste qui de toute évidence n’avait pas la carrure, qui ont laissé leurs candidats ou leurs dirigeants se répandre en compliments envers leur adversaire (cf. NKM, Thierry Solère, Juppé, Raffarin, Estrosi) ; ces gens-là ont trahi leurs électeurs qui n’ont pas vu de raisons de les sauver du désastre qu’ils organisaient.

  • Les Insoumis qui se sont disputés avec les communistes pour savoir qui allait ramasser le plus de l’héritage à l’encan des socialistes ; ces gens-là ont déçu leurs électeurs qui attendaient Godot et n’ont vu arriver personne sinon des egos se querellant.

  • Le FN empêtré dans sa dérive gauchiste a fatigué des électeurs qui ne se reconnaissaient plus dans une dirigeante qui ne sait pas diriger.

  • Enfin les socialistes déjà exécutés au premier tour de la présidentielle ont continué d’agoniser en se fractionnant un peu plus entre les pro-mélanchon, les macroniens, les post-hollandais et les frondeurs ; les électeurs les ont laissé régler entre eux leurs différents.

 

Une demande de renouveau s’est exprimée. Il n’est pas sûr que Macron l’incarne déjà en ayant rassemblé un français sur six. A d’autres partis d’exprimer ce qui n’est pas clairement dans le programme d’ En Marche: les priorités de la protection sociale, de l’identité française, de la liberté d’opinion, de la France décentralisée, de l’autonomie vis-à-vis des Etats-Unis, de la reconquête de la parité avec l’Allemagne.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 10:05

Constructifs : Traitres qui croassent sur les ruines de leurs partis et qui pour mieux habiller leur manque de parole tentent de faire croire qu’ils sont des bâtisseurs et non des destructeurs. Ils font penser aux membres du Marais, du temps de la Révolution Française, ou pour être plus exact aux "crapauds du Marais », pour reprendre le terme dont les affublaient leurs adversaires ; ils coassaient en faveur des plus puissants de peur de perdre jadis leur tête. Aujourd’hui, les constructifs rêvent surtout de sauver leur masure électorale. Ils croissent et se multiplient comme les sauterelles, comme les rats, allant tous vers les supposées bonnes récoltes, et les meilleurs rogatons : leur appétit pour les places en serait ridicule s’ils n’étaient aussi cyniques.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 09:52

Coupable mansuétude envers une presse qui veut être un pouvoir (le cinquième) en faisant et défaisant les carrières politiques tout en s’abritant derrière une absence de transparence totale (avec le pompon absolu du secret sur les sources). Intrusion d’une prétendue moralité, qui heureusement n’est pas inscrite sur des tables de la Loi, qui serait devenue l’alpha et l’oméga du citoyen ordinaire.

Mais les réactions à des micro-trottoirs ne sont pas l’expression d’une quelconque démocratie : la prétendue dictature imposée par madame Michu qui veut des hommes politiques passés à l’essoreuse ne relève que de la manipulation. Aujourd’hui comme au temps de César, les qualités demandées aux hommes à qui nous déléguons le pouvoir ne sont ni leur absence de désir de s’enrichir, ni leur atonie sexuelle, ni leur passion pour les fleurs et les petits oiseaux, ni leur fidélité à je ne sais quelle idéologie, mais leurs aptitudes à raisonner, à défendre leurs raisonnements, à les mettre en pratique avec efficacité.

Mais pour les médias, il faut s’extasier devant la propension de nos hommes politiques à l’amour conjugal, à l’absence d’économies, à l’inexistence de leur carrière professionnelle (sauf comme serf d’un autre politique), en somme devant leur inexistence physique et économique. Le sommet est atteint avec l’exigence d’une absence de conflits d’intérêts pour tous ceux qui aspirent à faire la loi ou à diriger le pays : mais d’où sortiraient ces ectoplasmes ? D’un enfer aseptisé ? La vie c’est gérer des conflits d’intérêts, en permanence, entre ce que l’on voudrait faire et ce que l’on peut faire, entre favoriser telle solution (et donc telle personne) ou telle autre (et donc d’autres personnes), entre passer en force (et déplaire à untel, mais plaire à l’autre), ou négocier (avec des personnes avec qui l’on fait des concessions).

La loi prévoit des bornes à ce qui est tolérable pour tout un chacun ; c’est suffisant, un homme politique est un homme comme un autre, il n’a pas besoin de règles particulières. Dans ce délire de pureté, on arrive à des propositions clownesques : le patrimoine et la vie passée de nos politiques ne peuvent être un frein quelconque à son désir de se faire élire ; la loi prévoit des cas d’inéligibilité, c’est suffisant. Au nom de quel Dieu, Mediapart, Le Monde et France Inter s’arrogeraient-ils le pouvoir de dénoncer une présence au gouvernement ou au parlement, si rien dans la loi n’y contrevient. Et les balivernes pleuvent : il existerait une morale anglo-saxonne, voire protestante qui peu à peu remplacerait dans notre pays, une tolérance dite catholique ou méditerranéenne vis-à-vis des écarts de mœurs ; enfin qui ne s’est pas tordu de rire devant les galipettes d'innombrables ministres anglais adeptes du sado-maso, ou de l’enrichissement sans frein de tel vice-président américain actionnaire d’Halliburton. Que la presse arrête de dicter au peuple ce qui est convenable, ou qui ne l’est pas

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 09:52

Débat sordide, promu par la médiacratie comme la pierre de touche de cette élection. Emportés par cette frénésie du combat, ce gout du sang versé, les compétiteurs sont tombés dans le piège que leur avait tendu des commentateurs frénétiques. L’une a cru manier l’ironie alors qu’elle invectivait, l’autre posait à l’être de raison quand il injuriait avec componction. Dans cette rencontre, ils se sont montrés indigne de la fonction qu’ils briguent.

Et le fond a révélé l’étroitesse de leur talent : Marine Le Pen s’est perdue dans un débat économique qu’elle ne maîtrise pas ; qui a compris quoi que ce soit à son idée étrange d’une double monnaie, l’une à l’usage national, l’autre à l’usage international ; qui n’a pas saisi sa fâcherie avec tous les équilibres économiques ; qui n’est pas resté interloqué sur la création d’emplois par qui, quand, comment. Emmanuel Macron a montré son absence de vision sur le plan international : hormis un rôle de petit commissionnaire des Etats-Unis pour lutter contre le terrorisme et le réchauffement climatique ; comment définir la place de la France dans le nouveau multilatéralisme qui se dessine la Chine, l’Inde, la Russie, les Etats-Unis ? quelle armée doit conserver la France, pour quelles missions ?

Cette déficience de chacun des candidats patente sur un domaine de compétence particulier est de fait généralisable à l’ensemble de leurs propositions. Nous avons été bassiné par la perspective d’un choc de conceptions, nous avons assisté à des disputes de comptoir entre un chef de bureau de Bercy, nourri au biberon des fusacqs et une syndicaliste stalinienne égarée chez les héritiers du fascisme. Il fallait avoir une sacrée dose d’intuition pour comprendre quoi que ce soit à leur conception de la future Europe, à leur idée sur la cohabitation sur notre sol d’un Islam conquérant et de la culture française, au partage entre ce que doivent être les missions régaliennes et ce qui ressort du jeu de l’entreprise privée ou des initiatives bénévoles, à leur définition sur ce que doit être une démocratie entre séparation des pouvoirs (quid de l’exécutif face au législatif et au judiciaire), liberté d’expression (quid de la protection des sources, des lois mémorielles), à leur opinion sur le degré d’implication nécessaire de l’état face à la santé, l’environnement, la famille, enfin tous ces sujets qui sont notre quotidien, et « last but not least » quelle idée se font ils de leur autorité : décentralisation accrue ou non, rôle du premier ministre, rôle du gouvernement et du cabinet présidentiel, rôle des cabinets ministériels et des administrations. Je m’arrête. J’ai oublié tant de sujets dont j’aurais aimé qu’ils discutent, sur lesquels j’aurais souhaité qu’ils m’éclairent. Ils ont choisi de ne pas le faire. Leur mépris pour leurs auditeurs a été immense. Que les électeurs le leur rendent en les ignorant.

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 12:22

Certes Marine Le Pen est une menteuse, populiste, qui s’est dotée d’un programme inapplicable et n’a aucune équipe pour lui permettre de gérer le pouvoir. Un tel constat et bien suffisant sans ajouter qu’elle est une fasciste : où sont les chemises noires ? où sont les SA ? où sont ses milices ? Il est inutile d’en rajouter en parlant de sa xénophobie : la préférence nationale n’en est pas (alors que l’interdiction de recruter des étrangers dans la Fonction Publique en est) ; le renvoi des jeunes hommes de Syrie, de Yémen ou d’Afghanistan qui ont refusé de combattre, et de défendre leur pays, leur famille, n’est que la sanction de leur lâcheté. Alors pourquoi cette débauche de dramatisation dans la médiacratie. Pourquoi ces invocations fiévreuses à faire barrage contre le FN.

Au lieu de nous demander à faire barrage dans les urnes pourquoi tous ces minables qui se baptisent hommes politiques n’ont-ils pas fait barrage depuis plus de 20 ans dans les faits, par leur action. Comment, Macron, l’un d’eux, héritier en filiation directe de Hollande, ose nous demander son vote quand il a été un des fossoyeurs de la classe ouvrière en France. Je ne peux supporter ces appels à défendre des valeurs : lesquelles ?

  • Le mondialisme qui consiste à faire trimer des enfants, à exploiter des adultes dans des pays dits émergents pour que nous occidentaux nous puissions acheter pas cher fringues, jouets, appareils électroniques, enfin toute la gadgeterie qui fait la joie de nos consommateurs frénétiques.

  • L’accueil des malheureux qui se borne à tolérer des bidonvilles dans quelques banlieues, ou à entasser criminels et délinquants dans des prisons dégueulasses.

  • L’aide aux pauvres qui est une monstrueuse pagaille dans laquelle sont dilapidés les dizaines de milliards de la formation professionnelle, dans laquelle sont oubliés ceux qui sont inaptes aux études intellectuelles par mépris pour l’apprentissage.

Je trouve indécents les supports qu’il reçoit du leader du lobby gay : Pierre Bergé le célèbre auteur de la phrase «je ne vois pourquoi on ne pourrait pas louer des ventres » ; l’appui des sinistres suppôts de la mondialisation comme Minc ou Attali (l’auteur de la formule : « Whirlpool, une anecdote ») ; la faveur d’un destructeur d’emploi comme Drahi, héros international de la finance, du surendettement, de l’exploitation de ses salariés (quand ils ne sont pas virés), de la mise sous tension de ses fournisseurs ; l’appui du sénile dictateur Bouteflika, qu’il a acheté d’une phrase stigmatisant comme criminels contre l’humanité nos ancêtres aux colonies ; la complaisance envers des jeunes incultes en leur laissant croire qu’i n’existe plus de culture française.

Il n’existe aucune raison de faire croire à l’un ou l’autre de ces candidats qu’il existe des gens qui sont en leur faveur. Qu’ils se heurtent au mur de l’abstention. Nous choisirons qui va nous gouverner aux législatives.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 11:52

 

Les petits pois du PAF n’ont qu’un mot à la bouche depuis hier : quelles sont vos consignes de vote ? Avez-vous donné vos consignes ? Pourquoi ne donnez-vous pas vos consignes ? La seule consigne imaginable, d’ailleurs, dans leur cerveau est de voter Macron pour ériger un rempart contre le péril fasciste, xénophobe, etc … etc…

Mais je ne suis pas un mauvais élève que punirait je ne sais quel professeur autoproclamé, ni un collaborateur dévoué que commanderait un petit chef que je n’ai jamais choisi pour tel, ni un être en manque de convictions qui chercherait la parole de gurus sans doctrine. Je n’ai besoin ni moi ni un quelconque électeur de dimanche dernier d’une quelconque consigne ; la démocratie ne consiste pas à loucher sur ce que vote le voisin soi-disant illustre pour l’imiter servilement.

Le premier tour des présidentielles a déjà conduit à sélectionner deux aventuriers : Marine Le Pen bien connue pour son programme économique abracabrantesque et Emmannuel Macron, moins discernable. Lui, me fait penser à Bonaparte ; non le premier auquel il parait qu’il aime s’identifier malgré son absence de campagne d’Italie ou d’Egypte ; mais le second : le type brillant, opportuniste, progressiste, entouré de sa foule de financiers, qui a réussi à prendre le pouvoir sans avoir jamais rien prouvé et qui à force de louvoyer entre autoritarisme et libéralisme, entre paix et guerre, a fini par conduire le pays à la catastrophe.

Alors tous les vaincus du premier tour (ou presque tous) font corps pour donner leur consigne : il faut voter pour l’aventurier Macron plutôt que l’aventurière Le Pen. Pourquoi une telle consigne : ils ont gagné quoi que ce soit, ils ont une légitimité particulière, en dehors du fait de faire partie du camp des vaincus ? Je ne vois pas pourquoi je volerais au secours de celui qui a pratiquement déjà gagné ; pour lui assurer une victoire encore plus écrasante ? Il n’en est pas question ! Pour mieux assurer la défaite de Marine Le Pen ? Je préfère de loin une victoire étriquée du hâbleur creux sur le Front National ; qu’il comprenne qu’il lui faudra composer avec une Chambre des députés qui ne sera pas à ses ordres, voire qui lui impose une cohabitation.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 09:24

Quel soulagement de voir écarté le plus médiocre d’entre nous. Dans son sinistre discours de Bordeaux, le mauvais perdant a exprimé toute son aigreur vis-à-vis de celui qui l’avait écrasé pendant les primaires, sa rancœur envers les « radicalisés » ( ?!) qui ont soutenu Fillon au Trocadéro. Cet increvable héritier de la chiraquie a cru pouvoir par de basses manœuvres écarter un Fillon en perdition. Comme d’habitude, il n’avait pas compris, avant un tardif éclair de lucidité lundi dernier, que si Fillon n’était plus en mesure de faire campagne, il fallait du neuf, et que lui n’était que du recuit. Je persiste à regretter que Fillon n’ait pas désigné quelqu’un comme Larcher pour continuer de représenter son programme ; je suis ravi qu’il ait renvoyé à sa retraite ce vieux crocodile édenté de Juppé.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 09:50

Deux fois, ça suffit. La première François Fillon se fait voler une victoire immanquable à la tête du premier parti de la droite par Copé. La deuxième il est incapable de réagir en futur chef d’état à des accusations abracadabrantesques. Qu’est-ce que ce général qui ne sait pas attaquer ses adversaires : cinq ans à Matignon et il n’a pas de dossiers sur Macron ? sur Hollande ? Il nous invoque les mânes du général et il n’a pas de Foccart à ses côtés ? Il croit que la politique se fait en gants blancs ? Il croit que les Pasqua, les Roland Dumas, et autres sicaires ne sont pas nécessaires ? Qu’est ce que ce général qui se laisse enfermer par une troupe de juges dans une citadelle indéfendable ? Les Bazaine jadis on les fusillait. Au lieu de traiter par le mépris ces Dandin du parquet national financier, invoquer son immunité parlementaire et parler fort au nom de la séparation des pouvoirs, seul fondement de la démocratie, il geint, joue les victimes, biaise sur le fond. Au diable, ce paltoquet qui ne sait être ni César, ni de Gaulle. 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 09:31

Ce que ne peut pas dire Fillon : qu’il ne peut y avoir d’abus de biens sociaux dans une Revue des Deux Mondes qui en est dépourvue et qui ne survit que par la munificence de Monsieur Ladreit de Lacharrière ; mais ceci n’est qu’anecdote ... plus grave : l’incroyable confusion entre pouvoir législatif et pouvoir judiciaire ; comme le rappelaient un Julien Dray et un Bernard Debré, les députés n’ont pas à être contrôlés sur ce qu’ils font de l’argent qui leur est alloué par le parlement pour rémunérer des assistants parlementaires ; que certains en profitent pour rémunérer leur famille, ou leur maîtresse, voire leur giton, est parfaitement immoral mais est la rançon de l’indépendance respective des pouvoirs.
Que la justice pense qu’il est de sa mission de faire régner une moralité qui serait au-dessus des lois est un dérèglement qui montrera tôt ou tard toute sa nocivité. Laissons au Canard Enchainé et autres Médiapart le soin de pourchasser ceux qui mériteraient l’opprobre de leurs concitoyens. Laissons l’Assemblée Nationale le soin de vérifier l’utilisation des sommes qu’elle alloue, et peut-être, enfin, se résigner à rémunérer convenablement ses députés à la hauteur des responsabilités qu’ils assument et non pas chichement comme elle le fait actuellement sous la pression des populistes.
Que ces remugles d' égouts diffusés avec complaisance et jouissance servent au moins à réfléchir sur l'indépendance de nos députés et leur autonomie financière.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 21:41

La tête à claque s'est pris une gifle au premier tour de la primaire socialiste. Encore une taloche pour le second tour et le paysage politique français sera débarrassé d'un trublion qui a passé ce quinquennat à insulter les opposants à ses lois que ce soient les marcheurs de la Manif  pour tous ou les frondeurs socialistes, qui a trahit et le président qui l'avait sorti de la médiocrité et les Montebourg et Hamon qui l'avaient poussé vers le poste de premier ministre, qui a cru qu'un menton pointé vers l'avant et une voix coupante pouvaient avantageusement combler la vacuité de ses propositions de loi.

Adieu au virevolteur. Qu'il quitte au plus vite une piste de danse beaucoup trop vaste pour lui.

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