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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:00

Pourquoi bouder son plaisir à regarder le mariage de William et de Kate ?  Un évènement organisé par les bons soins de la Firme (comme se caractèrise, paraît-il, elle-même la famille royale des Windsor) : sans aucun doute ; une explosion de consumérisme des produits dérivés fabriqués en Chine : malheureusement ; une aubaine pour la santé économique de la Grande-Bretagne : pourquoi pas.

Et puis après, rien de tout cela n’est que véniel à côté du fort sentiment d’identité britannique (et même au-delà des frontières du Commonwealth) qui se manifeste dans une atmosphère bon enfant, dans une simple explosion de joie, de bonne humeur, de liesse populaire, qui se compare heureusement aux vociférations des stades lors des grandes rencontres sportives, aux hurlements des concerts géants des vedettes de la chanson.

Cette douce participation au bonheur supposé (et pourquoi pas réél, à quoi bon suspecter à priori l’expression de leurs sentiments) des futurs roi et reine de Grande-Bretagne est comme un souffle de fraicheur après les comptes-rendus torrides que les reporters des journaux à sensation nous ont balancé depuis des années.

Un hommage, pendant ce moment de bonheur familial de sa progéniture, qui est offert à une reine, naguère vilipendée, mais qui sut avec ténacité toujours appliquer son fameux slogan : « never explain, never complain ». Devise dont pourrait s’inspirer bien des chefs d’état en poste à travers nos démocraties et qu’ils trahissent à tout bout de champ, croyant qu’expliquer c’est convaincre, supposant que gémir c’est attendrir. Elle a su donner une leçon, qui, visiblement suscite l’admiration de son peuple.

 

Pourquoi bouder cette symbolique qui au travers d’une communion  travers des siècles d’histoire a fait un peuple autour d’une constitution inégalée à ce jour.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 11:15

Luc Stevensen sur le blog du Figaro s’indigne : « Pourrait-on parler du suicide des agriculteurs … ? ».

 Qui n'en a pas par-dessus la tête de la mise en musique bruyante des drames des cadres et employés d'une société opulente comme Orange ? Cette focalisation sur les échecs de quelques personnes qui n'ont pas su s'adapter à de nécessaires transformations est une injure pour ceux qui ceux qui subissent vraiment un calvaire.

Entre le cadre d'Orange qui pleurniche parce qu'il est muté, et le paysan qui est lié à son terroir par ses investissements, par ses dettes, quelle comparaison ?

Entre l'employé de France Telecom qui gémit des contraintes que lui fait subir une direction peu compétente et l'agriculteur qui doit affronter dans une solitude terrifiante ses banquiers, ses clients quel gouffre !

Entre le salarié d'une société prospère, protégé pas un code du travail, des conventions collectives, des syndicats et l'éleveur ou le céréalier pourfendu par les haines des anti-productivistes, des écologistes de tout poil, des admnistrations courtelinesques il y a un univers !

Entre celui qui gagne sa vie sans angoisse financière et celui qui dépend des forces obscures des marchés et des règlements hermétiques de Bruxelles où doit aller l'attention.

 

Les uns transforment des drames personnels en des batailles dérisoires. Les autres, héros de la solitude ne trouvent aucun échos à une destinée collective particulièrement âpre.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 16:12

Le Sémaphore affiche pour 2010 une recette de 37 000 euros, soit à 10 euros la place une fréquentation de 3700 personnes, soit pour une salle de 300 places, une programmation à guichets fermés de 13 spectacles (je ne sais pas quand il a été inauguré, mais même pour une demi-année de fonctionnement c’est squelettique)

Le Sémaphore affiche pour 2010 des frais de fonctionnement de 250 000 euros soit pour chacun des spectateurs une dépense de 68 euros ; soyons pudiques sur l’amortissement des frais de construction du bâtiment et les frais financiers qu'il faudrait y ajouter. Pour une petite commune comme Trébeurden, la charge est énorme.

Le Sémaphore l’été dernier était fermé au mois d’août ; pourquoi s’embarrasser de distraire les touristes venus y passer des vacances. L’idée de poursuivre cette grève des réjouissances pendant l’été et ne consacrer les activités de cette salle qu’à de rares spectacles en dehors des périodes d’affluence est-elle toujours d’actualité ? La gazette de Trébeurden n’en dit mot.

 

Les débuts catastrophique de cet ensemble destiné (en théorie ?) à réjouir les habitants permanents ou passagers de Trebeurden et de ses environs sanctionnent des erreurs de gestion funestes :

-          emplacement absurde dans le bourg, loin du centre balnéaire

-          absence de coordination avec d’autres lieux de spectacles de la côte de granit rose

-          programmation épisodique qui ne peut que conduire à ce waterloo financier.

 

A la lecture des comptes-rendus des conseils municipaux, un silence pudique affecte les activités du Sémaphore ; des trésors de logrhée sont dépensés ailleurs ; une complicité du non-dit semble s’imposer pour oublier ce démarrage foireux.  Trebeurden mérite-t-il d’être au nombre des « communes touristiques » : non, au moins pour son intérêt pour les activités culturelles.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 15:57

Quelles conlusions tirer de ces déclarations d’intérêts remplies par les membres du gouvernement :

- ils ne s’intérèssent jamais au financement de l’économie à de très rares exceptions près ; est-ce sale de contribuer au capital d’une entreprise, de lui fournir des moyens de créer des emplois ? ou bien n’y ont-ils même pas pensé parce qu’ils ne croient pas aux bienfaits de l’initiative individuelle ? ou bien sont-ils trop timides (ou sans expertise) et ont choisi de faire gérer leurs avoirs par des « traders » au sein de sicav et autres fonds de placement et fonds d’investissements ?

- ils ne croient pas qu’un emploi public soit une responsabilité : Claude Guéant n’a jamais été préfet ?  Ils n’y a pas de fonctionnaires en disponibilité dans tou l'effectif gouvernemental ?

- ils ne croient pas qu’appartenir à une école de pensée puisse être d’intérêt : Xavier Bertrand n’est pas franc-maçon ? Et les autres ne croient-ils en rien, pas de catholiques pratiquants, pas de musulmans respectant les preceptes du coran, pas de juifs assidus à la synagogue ?

- à de rares exceptions près ils ne se passionnent pour rien : quasiment pas de membres d’associations de quelque nature que ce soit, quasiment pas de professeurs de quoi que ce soit ; le monde semble-t-il se résume pour eux à des partis, des assemblées locales ou nationales, des sièges au gouverement.

- ils appartiennent à des familles insipides (à l’exception de Valérie Pecresse) qui ne font rien, n’ont rien fait et ne possèdent rien.

 

Ces déclarations d’intérêt sont une insulte pour ceux qui les consultent : le summum est atteint par Claude Guéant dont on apprend seulement qu’il a été secrétaire général de l’Elysée, scoop incroyable ; ce brave homme n’a rien fait d’autre, il n’a pas d’autres avoirs que des sicav ? Il n’a pas de famille , son fils François n’est pas député suppléant d’un député hors d’âge, son gendre Jean-Charles Charki n’est pas le fondateur d’une société de conseils financiers ?

 

Pourquoi toutes ces déclarations pour nous assommer de néant dans quasiment toutes les cases. Ou faut-il croire que toutes ces excellences ne sont que des gens sans intérêt ?

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 10:54

Pascale Clark est l’archétype de la journaliste de France Inter à un point jubilatoire pour l’analyste.

Elle proclame son antiracisme à tout va, laissant suspecter que les autres n’ont pas cette conviction la aussi ancrée qu’elle, attrayant abusivement toute forme de critique des « autres » à une manifestation de la doctrine abhorrée.  La pauvrette ne craint pas la contradiction, lorsque, l’autre jour, face à je ne sais plus quel syndicaliste CGT, candidat du Front National aux dernières cantonales, elle le stigmatise pour avoir réaffirmé la préférence nationale pour les emplois, oubliant que pour un quart des emplois en France, ce n’est même pas la préférence nationale qui est en pratique mais l’exclusivité nationale (codifiée par le statut de la fonction publique).

Elle nous ressasse inlassablement  sa laïcité qui n’est qu’une manière de proclamation de son agnosticisme ou de son déïsme , religions parfaitement défendables mais qui comme toutes proclamations philosophiques ne sont rien d’autre que des opinions. Bien entendu cette indépendance vis-à-vis des religions révélées se teinte d’une haine recuite contre le catholicisme.  Ce matin, elle rétorque à un de ses interlocuteurs qui s’indignait des prières organisées par les musulmans dans les rues, « voulez-vous interdire les processions religieuses ? » ; l’hypocrisie et la mauvaise foi en pleine bataille elle ne craint pas d’assimiler des manifestations illégales à des pratiques cultuelles dûment autorisées par la préfecture ; elle ne se formalise pas de mélanger des rites ancestraux, à priori bien tolérés par une majorité de citoyens, à des rites importés mal supportés par des voisins.

Arrogante sur son féminisme, dont elle pense que c’est une croisade contre les machistes non encore pénétrés de la justesse de ses vues, elle ne manque pas une occasion pour pleurnicher sur le sort des femmes en France. Leur sort dans les ghettos islamisés ne la rend guère loquace : la grande prêtresse de l’ouverture sur le monde, se retrouve tout à coup engoncée dans ses analyses franchouillardes.

N’oublions pas qu’elle est de « gôche ». Obligatoire pour qui entend respecter les valeurs de la République, la défense des petits (travailleurs) contre les gros (profiteurs), la liberté, l’égalité, la haine du capital (grand et avide),  la défense su service public, les droits de l’homme (dans certains pays, moins dans d’autres), le droit d’ingérence ; qu’elle pense tout cela, et bien d’autres trucs, pourquoi pas, tout ceci est parfaitement respectable ; le problème de cette ayatollah femelle est qu’elle ne tolère guère qu’il puisse y avoir des nuances, qu’elle s’insurge contre ceux qui remettent en cause radicalement un de ses postulats. La liberté de penser n’est pas pour les autres.

Caricature ? Non incroyable étroitesse d’esprit qui s’exprime dans son ton méprisant pour ceux qui n’ont pas l’heur d’être de sa mouvance. Infatuation de celle qui est du »service public » et parle pour  exprimer des idées, défendre des convictions tandis que ceux qui par un hasard malheureux travaillent dans le secteur privé n’obéissent qu’aux dieux du profit. L’indépendance, le souci des autres, la vision pour le futur est l’apanage des fonctionnaires et assimilés.

Chanson de serine perchée sur ses certitudes, coassements de grenouille dans le marais de ses convictions, réprimandes de pimbêche étalant sa suffisance.

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 17:11

Les élections cantonales sont un intéressant sondage sur les opinions des gens âgés et des fonctionnaires. Ils restent les seuls à se précipiter aux urnes pour dire les uns leur angoisse face à l’immigration et les autres leur attachement à une organisation administrative surannée. Les urnes deviennent un musée de votes frileux qui conduisent  à l’irrationnel . La peur des immigrés entraine des gens inquiets vers les solutions sans nuances, sans réalisme, du Front National aux questions légitimes qu’ils se posent. La crispation corporative sur leurs privilèges de la fonction publique, entraîne la masse des employés de l’Etat vers la sanctuarisation des postes de l’administration prônée par le PS.

Hormis cette confirmation, cette élection cantonale nous apporte l’intéressant éclairage de l’échec des Ecologistes, qui malgré le ramdam qu’ils ont tenté de faire sur le désastre nucléaire japonais, n’ont pas réussi à ameuter les foules sur leurs propres peurs.

Dernière leçon à  tirer de ce scrutin, une majorité d’électeurs vient d’indiquer son désintérêt pour la notion de département, et donc  pour les conseillers généraux qui sont élus. Deux conclusions pourraient en être tirées :

-          Suivre l’opinion exprimée par une majorité d’électeurs , dissoudre immédiatement les départements et conseils généraux, pour redistribuer leurs pouvoirs et leurs caisses entre autres administrations moins dédaignées (régionales ? municipales ?)

-          Instaurer un quorum pour valider une élection ; il n’est pas admissible que lorsqu’une majorité a montré son dédain pour des candidats, ceux-ci puissent se considérer comme légitimes représentants de qui que ce soit et continuent de parler du mandat qui leur a été confié pour changer telle ou telle politique.

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 16:23

Il faut écouter le commentaire mis sur internet par la mairie de Paris à propos de l’exposition sur l’anniversaire de la Commune de Paris de 1871.

D’une guerre civile, courte mais violente, engageant des gens sans foi, ni loi de chaque côté, nous est brossé le tableau irénique d’une révolte populaire (par le vrai peuple des quartiers de l’est parisien, contre les majorités bourgeoises et rurales du reste du pays) , brandissant l’étendard de la liberté , au nom du droit des pauvres d’égorger les riches (au moins leurs représentants supposés, le clergé par exemple),  au nom de la défense de la patrie (sous l’œil ironique des soldats prussiens cantonnés autour de la ville), au nom d’une culture révolutionnaire (brulons les archives de la ville, incendions les témoignages d’un passé qui gêne).

Propos indécents, offensants, stigmatisant une majorité , pour porter au pinacle quelques idéalistes enrégimentés par des exaltés dangereux. Que dire du sinistre Clusel, qui s’autoproclame général, se révèle d’une incapacité effarante et terminera sa vie dans des combats antisémites contre le capitaine Dreyfus. Que penser  de Théophile Ferré qui a donné son aval à l’exécution de l’archevêque de paris retenu comme otage.  Et la vierge rouge, l’inoubliable Louise Michel, tout autant antisémite que ses inspirateurs. Quelle morale pouvait attendre de gens qui ne connaissent que les amalgames, les raisonnements simplificateurs, les exécutions comme mode de gouvernement.

Eh bien notre bon maire patronne la célébration de ces caricatures de héros. A force d’avoir peur de montrer la moindre inclination pour les Versaillais (représentants démocratiquement élus d’une majorité de français), ou pour Thiers (le fondateur de la troisième république), il en arrive à cautionner des criminels.

Les massacres de septembre 1792 (exécution de suspects de quoi ?), la libération de l’Odéon en mai 1968 (occupé par quelle force de répression ?),  les trahisons devant l’ennemi (les insoumis de 1917, les porteurs de valises de la guerre d’Algérie), étaient des sujets trop limités pour une commémoration, la Commune de Paris de 1871 offre une magnifique synthèse  à la bien-pensance de notre équipe municipale.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 10:17

Erudit et plein de son expérience, Jean Clair livre un constat désabusé de l’état de l’art visuel, de l’art plastique. Plus précisément de l’art contemporain qui est montré dans les musées, les galeries et autres endroits assimilés.

La perte de repères, la perte d’histoire, transforme l’artiste en idole qui s’autoproclame jusqu’à vénérer ses excréments, ou ses actes morbides, voire criminels. Les Musées qui l’abritent, le protègent, incertains de leur vocation, se réduisent au rang de décharge accueillant l’excès de production d’ordures du monde culturel . Ce résumé abusif, tendancieux dans sa brièveté,  pourrait laisser croire qu’il s’agit d’un pamphlet : c’est une longue plainte, sur le devenir des musées et de ceux qui sont charge de leur évolution, et de leurs rapports avec un type d’art qui s’est baptisé l’Art Contemporain ; gémissement nourri par une kyrielle d’historiettes issues de son exceptionnelle proximité avec les milieux concernés, des éclairages diversifiés nourris par une expérience murie; c’est aussi une réflexion, encore en devenir, non encore conclue, sur le rapport entre culte et culture, entre œuvre d’art, œuvre de piété et objet ethnographique.

Dans ce parcours, il me laisse sur ma faim, soucieux probablement, non pas de conclure abruptement, mais de laisser le lecteur arriver à l’une des conclusions possibles.  Extrémiste peut-être dans mon interprétation, j’en arrive à l’idée que les musées ont perdu leur sens : ou ils abritent des objets de notre histoire qui ont perdu leur identité, ou ils abritent des objets de notre temps qui semblent n’en être que les déchets.  J’aimerais que ces lieux de mémoire redeviennent des lieux de vie. Non pas des objectifs de promenades dominicales, d’excursions de groupes, d’animation culturelle,  mais des lieux d’études de ce qu’on proposé de grands ancêtres ou de jeunes créateurs, de copies de ce qu’ils ont fait ou de ce qu’ils font (la copie est le premier pas de l’artiste avant qu’il puisse acquérir son autonomie, la copie est le premier geste de l’amateur qui veut comprendre le pourquoi d’une œuvre et de son rendu). Mais pour être un tel endroit de concentration, de recueillement, il n’a pas besoin de recueillir à tire-larigot un bric à brac de tout et n’importe quoi : il faut trier les œuvres. Et, encore plus difficile, voire impossible, apprendre au public que le musée n’est pas un lieu de passage.

Il faudrait parler encore de pleins de sujets à propos de ce livre, effleurés, apparaissant au coin d’une page  : qu’est devenue la beauté, l’admiration de la belle ouvrage ? comment se fait la transmission entre génération du sentiment de la beauté, des mythes qui nous ont construits et s’incarnent dans les œuvres d’art ?

Ni « réac », ni « conservatrice », ni « décliniste », une tentative d’analyse qui n’essaie pas de nous convaincre mais d’attirer de notre part un regard intelligent sur la relation entre culture et « Art Contemporain ».

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 10:53

L’insubmersible Martin Malvy demande l’arrêt de permis de recherche sur les hydrocarbures de schiste au nom du principe de précaution.

La surfeuse sur les vagues du populisme, Nathalie Kosciusko-Morizet, impose un moratoire sur les recherches pour que les industriels approfondissent le dialogue avec les élus et la population en amont de leurs travaux.

Quant à Europe-écologie les verts, toujours acharnés à faire couler le navire, ils proclament avec leur sens des nuances usuel : l’exploitation des gaz de schiste est polluante du berceau à la tombe et représente une fuite en avant irresponsable tout comme il est irresponsable de continuer à prospecter des fossiles.

Admirable concert de toutes les nuances politiques (socialistes, écologistes, droite) pour tenter d’assassiner, la recherche d’hydrocarbures de schistes qui se développe partout dans le monde ; ressource qui devient potentiellement majeure aux Etats-Unis, et en Chine. Les ressources sont sans doute plus limitées en Europe, et particulièrement en France. La découverte et l’exploitation de gaz de schistes serait pourtant un atout pour notre pays, lui permettant, à la fois de diversifier ses ressources en énergie et de consolider sa chimie en lui apportant une matière première de qualité. En très bref,  une opportunité pour préserver un bas coût de l’énergie et pour dynamiser une industrie.

Mais les préoccupations industrielles sont éloignées de l’esprit de nos responsables politiques. A la défense de secteurs de notre économie, à la recherche volontariste de nouvelles possibilités d’activités et donc d’emplois, ils préfèrent, comme sur tant d’autres domaines (les OGM, les cellules souches, les nouvelles technologies nucléaires ), l’invocation de la peur des lendemains, la flatterie des défenseurs du terroir, la procrastination qui renvoie systématiquement l’action devant des comités Théodule. La recherche et l’exploitation de gaz de schistes ne sera peut-être pas une révolution énergétique comme elle va l’être chez nos grands concurrents, elle est surtout, aujourd’hui, le symbole d’une classe politique qui se déconsidère en se soumettant aux dictats de quelques uns, aux modes propagées, au détriment de ce qui devrait être deux des axes essentiels d’une économie moderne : un bas coût de l’énergie avec une sécurisation de ses approvisionnements. Une fois de plus la tactique prime sur la stratégie.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 17:16

En 2004 Alain Juppé est condamné à 18 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour avoir couvert l’embauche de permanent du RPR par la mairie de Paris ; d’autres membres du RPR sont condamnés dont la trésorière qui écope de 10 mois de prison avec sursis.

En 2005 Michel Roussin est condamné à 4 ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende, et cinq ans de privation des droits civiques dans l’affaire des marchés publics de l’Ile de France.

En 2006 Georges Pérol  est condamné à deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende dans l’affaire des HLM de Paris.

En 2009 Jean Tibéri est condamné à 10 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et trois ans d’inégibilité dans l’affaire des faux électeurs du 5ème arrondissement.

En 2003 classement sans suite par le juge Courroye de l’affaire des frais de bouche de la ville de Paris (fausses factures, et détournements de fonds, l’affaire la plus juteuse).

Jacques Chirac est passé au travers des gouttes, ses amis ont écopé.  La Mairie de Paris, a été un centre actif de corruption, ont jugé néanmoins les tribunaux. Son maire fut intouchable. Ce gros travailleur, ce dévoreur de dossiers, a toujours tout ignoré.

Et maintenant, dans un chœur touchant, ses ennemis de naguère, Delanoë comme Cohn-Bendit, ses critiques journaleux, prétextent de l’ancienneté des faits, de l’âge du capitaine, de la santé du susdit capitaine, voire de sa popularité pour demander qu’un voile pudique soit jeté. Ce serait dommage bien entendu pour la justice qui n’a que faire de ces raisons pour établir un délit. Ce serait surtout dommage pour l’équité : une récompense de la lâcheté.

Chirac a toujours dit qu’il se moquait du jugement de l’histoire : il n’a pas tort, elle, sera sans pitié, à la hauteur de la médiocrité des politiques menées par ce personnage. Son abandon de tous ses fidèles, au fur et à mesure du développement des affaires, son culot monstre pour dénier toute responsabilité, montrent qu'il se moquait aussi de tous ses contemporains : derrière le cynique se cache un misanthrope.

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