Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 12:59

-          Vous avez puni mon gamin hier ; il en resté tout traumatisé.

-          Oui, je l’ai envoyé au fond de la classe, car il refusait d’obéir ; rassurez-vous il n’a pas été traumatisé

-          Mais si ; hein, mon bichon, que tu as été traumatisé ?

-          Oui M’man.

-          Vous voyez ! Je me demande si vous aimez vraiment les enfants ?

-          Ce n’est pas le sujet. (Tu viens m’emmerder parce que ton insupportable fils se conduisait mal dans ma classe ; il méritait surtout une claque, ou une bonne fessée)(le pauvre chou vient maintenant dire n’importe quoi, et sa mère gobe tout cru ses mensonges)(pas étonnant que le gamin soit caractériel avec l’éducation que lui inflige cette bouffonne !)(Quand même incroyable cette admiration béate d’une progéniture qui est à des lieues d’être remarquable par son intelligence, ou sa gentillesse)

-          Et puis je trouve, que vous ne leur faites pas faire assez de découpages. Hein que tu ne fais pas assez de découpages ?

-          Oui M’man, moi je préfère les découpages.

-          Mais Madame, nous faisons de temps en temps des découpages, quand je l’estime utile. (Non mais cette bonne femme va m’enseigner mon métier)(Et l’autre morveux qui  continue ses caprices)(Je ne sais pas si j’aime ce genre d’ enfants, mais sur que je ne supporte pas cette mère a genoux devant la merveille qu’elles ont engendrée).

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 10:56

Oublions-les, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier. Non pas leurs collègues, amis, parents, les services compétents de l'Etat, mais tous les autres, nous tous qui ne les connaissons pas. Que nous importe le sort de ces deux journalistes qui sont allés là où on leur avait dit de ne pas aller; pourquoi nous mobiliserions-nous pour des téméraires qui au dernier moment on voulu à tout prix compléter leur reportage pour aller chercher un soit-disant scoop hors de la protection de nos armes. Il n'y a pas d'admiration à avoir pour une inconscience qui n' a qu'un but de gloriole. Les manifestations pour ces deux médiateux, qui non seulement se sont exposés eux-mêmes (ce qui est leur choix), mais exposent quantité d'autres (soldats, membres de services secrets, autres journalistes, membres d'ONG) sont disproportionnées. Où est la logique de ces criailleries face au silence épais qui entoure les salariés d'Arlit enlevés sur leur lieu de travail, alors qu'ils ne faisaient qu'accomplir leurs missions ? Pour ces derniers, pas de nom, pas de lamentations quotidiennes, pas de mobilisation cathodique; et pourtant ils sont les véritables héros, non auréolés de la gloire factice du métier des demi-dieux des médias.  Et les réclamations de "tout faire pour les libérer", qui sont compréhensibles de la part des proches, mais qui deviennent indécentes lorsqu'elles sont relayées par des présentateurs, éditioralistes, commentateurs : bien entendu qu'il ne faut pas "tout faire", mais uniquement ce qui est compatible avec la sécurité des autres français en Afghanistan, uniquement ce qui ne peut encourager la réédition de ce genre de méfaits. La compassion est admirable dans le coeur d'une mère, d'un père, d'une femme, chez ceux qui ont subi des épreuves analogues comme Florence Aubenas, et bien d'autres, elle est grotesque dans la bouche des spectateurs.

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:56

Un coefficient de corrélation élevé  entre deux séries de variables  est devenu l’outil de démonstration roi des sciences molles, des fausses sciences, des bonimenteurs, des falsificateurs ;  d’indice pour aider à rechercher dans une direction, la corrélation est de nos jours montrée comme une conclusion ; d’outil pour construire des hypothèses, elle est devenue explication. Les exemples sont légions :

-          Le tabac favorise le cancer ; personne n’a à ce jour expliqué la causalité entre tabac et développement des cellules cancéreuses ; il est simplement fait état que les populations de fumeurs sont statistiquement plus atteintes de cancer que les populations de non-fumeurs ; des présomptions de causalité existent, mais aucune démonstration.

-          La limitation de vitesse  imposée aux automobilistes est responsable de la baisse des accidents sur les routes ; voilà le roi des contre-exemples : pourquoi privilégier une variable spécifique par rapport à d’autres ? Quid de l’amélioration des tenues de route, des moteurs, des pneumatiques, quid des aménagements des routes, des croisements de routes, du développement des autoroutes ; le choix d’une variable par rapport à d’autre est une forgerie.

-          Le réchauffement climatique est du aux activités anthropiques ; là on trouve un autre type de dérive : le choix de la variable sert à une démonstration qui bien entendu a une cohérence, mais il est par contre hasardeux de présenter cette hypothèse comme la seule possible ; le mélange dans ce cas est plus subtil : à partir d’une corrélation, a été élaboré un modèle de causalité, mais on oublie de cerner ce qui est le calcul d’incertitude tant dans le choix de certaines variables plutôt que d’autres, que dans la collecte de ces variables ; le modèle souffre de la tare de ne pas être probabilisé par rapport à d’autres.

La logique souffre de ces manquements. La crédulité ne doit pas être abusée par des manipulateurs. Qui a peur de dire que les vérités sont complexes, et qu’il vaudrait mieux ne rien dire plutôt que d’imposer des idées simples et donc fausses ?

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 11:37

L’affaire du Médiator est instructive.

Les ministres en charge de la santé publique se défilent. Et pourtant Dieu sait s’ils nous ont bassinés avec leur politique de précaution pour la crise de la vache folle (délire de brulis de troupeaux de vaches), la crise de la grippe aviaire (propagation de l’angoisse, « et si le virus mutait ? »), la crise du virus AH1N1 (vaccinez, vaccinez, si cela ne fait pas de bien, au moins ça ne fait pas de mal pour les autorités).Mais là, ils ont oublié leurs principes.

L’Agence du Médicament  rebaptisée Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, signe au mieux son incurie, au pire son incompétence. Elle était investie de cinq missions et a faiili sur deux d’entre elles :  « garantir la sécurité et le bon usage des produits de santé », « informer sur le médicament et le bon usage des produits de santé ». Elle comprendrait 1000 professionnels, 2000 experts réguliers ou occasionnels.  Much ado about nothing.

Les médecins ont escroqué l’Etat en prescrivant un médicament remboursable sous prétexte de diabète, alors qu’il s’agissait de faire prendre un coupe-faim. La dérive des pratiques médicales de soigner à faire plaisir à un client, trouve là un symbole extraordinaire. L’extraordinaire surconsommation de médicaments des français, l’incroyable prolifération des arrêts de travail trouve son origine dans ce laxisme des comportements des praticiens pris à la gorge entre des rémunérations de misère et une une philosophie toujours plus propagée de la gratuité absolue des soins.

Et que dire des utilisateurs, infantilisés tout à la fois par une marée d’incitations à la « maigritude » et une avalanche d’incitations à la surconsommation médicale (dépistez, prévenez, scanérisez, IRMisez …) . Le moteur de cette affaire est là. Le gouvernement, les Autorités dites compétentes, le corps médical, se laissent porter par cette demande sourde, insistante, exigeante. Pourquoi refuser au bon peuple des gros un petit médicament gratuit ?

Mais on ne peut en vouloir aux gros ; peut-être quand même à ceux qui les manipulent ; mais comment les atteindre ? On ne peut en vouloir aux médecins qui  exercent sous des pressions financières et humaines, sans bien entendu imaginer la nocivité de ce qu’ils prescrivent. On doit sanctionner une Agence qui n’a pas rempli son objectif : pourquoi ne pas la dissoudre ? Et quand à la kyrielle des ministres qui n’ont pas su s’informer, Bernard Kouchner, Dominique Gillot, Jean-François Mattei, Philippe Douste-Blazy, Xavier Bertrand, Philippe Bas, Roselyne Bachelot-Narquin , s’ils ne sont pas coupables, ils sont bien entendu responsables ; responsables du défaut de communication, responsables du manque d’organisation. Comme vient de le rappeler Robert Debré « C’est trop facile de se défiler quand un drame survient, alors qu’on réclame ventre à terre un poste au gouvernement ».

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 11:15

Jacqueline de Romilly, est  l’admirable synthèse entre trois traditions qui ont façonné notre culture occidentale : juive d’origine, catholique par conversion, helléniste par choix intellectuel. Ce ne furent pas des rencontres de hasard, un improbable croisement de circonstances vite oublié. Juive, elle souffrit de son origine dans la période la plus barbare que notre Europe occidentale a laissé naître :  chassée de l’Université en 1941 par un régime aux ordres du Mal, obligée de se cacher, non pas pour ce qu’elle était, mais pour se que crurent ses aïeux, potentiellement condamnée à mort pour cause d’existence. Baptisée, dès 1940 (je ne sais pas si c’était une conversion de prudence, comme le firent les conversos ou marranes pour résister à l’Inquisition), elle se convertit à la fin de sa vie, non plus sous la pression des circonstances, mais au bout d’un cheminement spirituel probablement difficultueux. Admiratrice étonnée du miracle grec, elle lui consacra l’essentiel de son talent intellectuel, par son témoignage d’enseignante sur ces héros qui ont fait éclore notre culture : Périclès, Platon, Sophocle, Euripide, Eschyle, Parménide, Phidias, Euclide et Thalès ; incroyable effervescence née dans ce qui seraient aujourd’hui cataloguées comme  des bourgades : Athènes, Sparte, Thèbes, Milet, … ; exceptionnelle multiplication de génies en si peu de temps, parmi si peu d’hommes.

Sa combativité pour tenter de faire survivre ces souvenirs glorieux de notre passé, se mêlait à la tristesse inhérente à son histoire d’opprimée juive depuis des générations, et à cette éternelle gaîté que j’imagine portée par l’espoir niché en elle de la résurrection chrétienne. Une symbiose aussi réussie ne peut que nous rendre pétris de reconnaissance. Sa longue vie, comme celle de Levi-Strauss, furent un mélange de percées intellectuelles, de compréhensions de mondes à ne pas perdre dans l’histoire et dans l’espace, et d’immenses déceptions devant la barbarie triomphante, ou latente. Mais il faut rappeler la dernière phrase de son livre sur Alcibiade, où sous la lucidité pessimiste de l’analyse perce l’appétit d’une beauté transcendante  : « Même quand il s’agit de périodes sombres et d’évènements qui, rapportés par le plus sévère des juges, se rapprochent du plus sordide de notre expérience moderne, il faut s’attendre à voir la lumière héroïque qui transfigure l’homme l’arracher à ce triste contexte pour le lancer hors du temps, dans une univers de beauté où l’on peut contempler l’homme avec fierté » .

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:19

Le livre le plus triste que j’ai lu depuis longtemps. Quatre caractères qui vous bouleversent par leur sainteté : l’oncle et le neveu, l’hôtesse et l’étudiant. Quelques autres qui vous touchent comme l’homme aux singes, les parents de l’étudiant. D’autres, le frère de l’hôtesse, le maître des mendiants, voire l’avocat déclassé qui malgré leur méchanceté ont gardé des côtés touchants. Certains enfin dont on ne devine  pas ce qui leur reste d’humanité : le ramasseur de cheveux, le politicien du village. Et autour une foule grouillante de comparses, des gentils, des méchants, des lâches, beaucoup de lâches.

Et toute cette cohorte d’êtres se trouve engloutie par la capitale. La saleté, la misère, la maladie, y apparaissent sous le règne perpétuel de la prévarication, de la concussion. Les gangs avoués ou implicites font la loi. Un premier ministre, objet de toutes les haines, laisse régner la terreur au nom de grands sentiments.

On ne pleure pas. Le malheur est trop grand. Les sentiments s’étouffent. On sourit même de temps à autre. Une lueur de génie sur tout ce monde des déclassés de l’Inde, sur la grande ville qui les engloutit, sur la fausse démocratie qui cache mal l’oppression des moindres nantis sur plus pauvre qu’eux.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 12:25

La séparation de l’église et de l’état est une idée chrétienne qui apparaît dans l’évangile. Idée qui a été maltraitée entre des princes qui ont souvent voulu contrôler l’Eglise, et plus rarement une dérive théocratique des autorités religieuses. Mais malgré les vicissitudes, contrairement à ce qui est parfois dit, la pratique fondamentale est que la religion chrétienne a réussi à garder son autonomie  ;  les interventions des puissants dans les conciles ont toujours paru  scandaleuses ; le choix des évêques par les princes, les rois et les empereurs ont toujours soulevé la réprobation .

Cette lutte pour l’autonomie a été marquée par des reculs comme l’idée du césaro-papisme, la main-mise par des souverains protestants sur la religion de leurs peuples, la tentation des papes de se créer un état ; mais elle a été aussi marquée par de puissantes avancées, comme la réforme grégorienne, la création en continu, à toutes les époques, d’ordres religieux dont le rayonnement était étroitement corrélé à leur indépendance vis-à-vis de tous les pouvoirs (bénédictins, cisterciens, franciscains etc…).

La laïcité est une idée chrétienne (surtout catholique) qui sépare le peuple entre deux catégories, les clercs qui donnent leur vie à Dieu et à la propagation de la foi, les laïcs qui exploitent au mieux leurs talents pour être des témoins de Dieu. Ce vieux concept n’impliquait jamais que la vie religieuse soit uniquement du ressort de la sphère privée, et que les manifestations de foi restent cachées. Là est la différence avec la république laïque défendue depuis les origines de la IIIème République : elle a puisé son inspiration dans les concepts chrétiens de séparation de l’Eglise et de l’Etat, de différence entre laïcs et clercs en les poussant jusqu’à la caricature : le signe extérieur de religiosité devient une offense, voire une infraction, la foi est réduite à une simple appétence privée pour la divinité.

Ces approches sont offensantes pour les catholiques, les chrétiens, certes, mais surtout sont parfaitement incompatibles avec les religions de nature théocratique comme l’Islam et la religion juive.  La laïcité, style rad-soc a vécu. Il faut trouver un nouveau compromis, entre l’Etat et le monde religieux. Je n’ai aucune idée sur des modalités de compromis entre la chariah et les lois de la République et j’imagine que beaucoup n’ont pas envie d’en trouver, mais il serait temps que la crispation identitaire sur la laïcité, élément fondamental d’un soit disant pacte républicain, se relâche.

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 16:44

Pourquoi résister à la tentation de croquer Xavier Bertrand ?  Pourquoi ne pas passer au hachoir cette caricature de l’homme politique ? Une pareille friandise ne se refuse pas.

Ni les études, ni la vie professionnelle ne sont de toute évidence des passions : il a torché sans brio un DESS d’administration locale, et s’est installé comme agent d’assurance (la voie royale des fils de famille fatigués) dans la petite préfecture de Saint-Quentin.  Son ambition est ailleurs, et il met des bouchées doubles pour tenter de la satisfaire : militantisme au RPR dès l’âge le plus tendre (être chiraquien à 16 ans, le rêve !), cirage de pompes du maire du coin jusqu’à ce qu’il le remplace, adhésion à une loge de francs-maçons (attiré uniquement par le travail sur soi et les idées des autres, bien entendu); le sujet est avide de se faire connaître, de se faire remarquer, de cultiver ses cercles d’influence.

Il y arrive, en faisant n’importe quoi : plus fort que Delanoë, il invente le concept absurde de la plage de Saint-Quentin ; il est fidèle de Seguin en demandant à voter non au référendum de Maastricht ; il est fidèle de Raffarin lorsque celui-ci est premier ministre en adhérent au club de la Boussole ; il devient thuriféraire (et ministre) de Villepin lorsque celui-ci est choisi comme premier ministre ; il trahit d’ailleurs ledit Villepin pour rejoindre Nicolas Sarkozy et devenir le porte-parole de sa campagne présidentielle. La fidélité aux personnes et aux idées n’est  pas sa tasse de thé. Lorsque de sa voix empreinte de certitudes, suave comme celle d'un prêcheur (en eaux troubles), il nous ressasse ses convictions, on hésite entre le sourire narquois et la franche rigolade.

Mais tout ceci ne serait qu’anecdotique, sans les fulgurances de son action ministérielle. La baudruche doit être dégonflée. Premier titre de gloire : la grippe aviaire ; vous souvenez-vous de cet épisode ridicule de la chasse aux canards qui venaient contaminer nos braves poulaillers ? Deuxième titre de gloire : l’interdiction de fumer dans les lieux publics ; archétype de la mesure prise pour faire plaisir à une moitié de la population qui ne fréquentait pas les cafés, contre la moitié qui prenait son petit noir, son petit blanc, et jouait aux cartes dans les bistrots .Troisième titre de gloire : la réforme des régimes spéciaux ; là le doute n’est plus permis, l’incompétence, l’amateurisme, le désir de faire plaisir à tout le monde ont triomphé : la réforme mise en place coûte plus cher que le régime antérieur.

A ces qualités d’intelligence, et d’efficacité, le bon Xavier Bertrand peut ajouter une méchanceté que l’on sent pointer en filigrane dans ses propos : le grassouillet furet du nord tente de mordre celui qui lui a ravi son poste de secrétaire général de l’UMP (comme il a mordu celui qui l’a précédé); le teigneux rentre dans le chou d’un journaliste qui tente de dévoiler ses ambitions de notable local. Il ne fait pas bon critiquer cet assoiffé de pouvoir.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:44

La puissance de l’aveuglement est forte. Nier les évidences est un art qui a été manié à toutes les époques : certains juifs qui ne devinaient pas l’arrivée du mal absolu avec Hitler, ces khmers qui ont laissé le pouvoir à l’inhumain Kampuchea démocratique,  cette Douma qui s’est laissée assassinée par la bande des bolcheviks. Exemples extrêmes, mais qu’il importe de ne jamais oublier, même pour des situations bien plus vénielles.

Pourquoi nier l’anti-catholicisme primaire des médias : n’auriez-vous jamais entendu les remarques de ces journalistes de matin sur France-Inter ? N’auriez-vous jamais remarqué cette condescendance pour la chrétienté en France, se mêlant avec des louanges dithyrambiques sur le Dalaï-Lama, la foi vaudou, ou le caractère non sectaire de la franc-maçonnerie ? N’êtes vous pas interloqué par le traitement empreint de sobriété de l’assassinat de chrétiens dans une église d’Irak,  du meurtre de prêtres en Turquie, de la disparition d’évêques en Chine, des émeutes contre les chrétiens à Sumatra ?

Etre lucide ne me paraît être un péché.  Affirmer sa présence de catholique ne me paraît pas être une provocation. Contester la nocivité d’autres courants religieux ne me paraît pas être une injure.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:08

Par hasard, suite à la réunion de Cancun, je viens d’entendre les déclarations des Nathalie Kosciusko-Morizet, Corinne Lepage, Cécile Duflot. Leurs cris de soulagement , sont suivies par des commentaires soulignant l’insuffisance des mesures préconisées. Personne ne vient leur dire que cette sinistre farce onusienne orchestrée dans une station balnéaire sur la mer des Caraïbes ressort de l’éternelle tentative de hold-up de pays émergents (ou pas encore émergents) : au nom d’un postulat (le changement anthropique du climat), au nom d’une mystification (la responsabilité des pays anciennement industrialisés), ils tentent de faire les poches des pays prétendus riches ; qu’ils  transfèrent des technologies, qu’ils subventionnent un fond « vert », qu’ils s’obligent à dénaturer encore plus les restes de leur industrie et de leur agriculture en s’imposant des réductions drastiques d’émissions de gaz à effet de serre. Qu’elles se comportent en fossoyeurs des bribes encore intactes de nos activités économiques, ressort soit de la trahison, soit de l’imbécilité. Je penche pour la deuxième alternative.

Je crois, heureusement, que certains dirigeants ont toujours été réticents (aux Etats-Unis, en particulier), et que d'autres rejoignent leur rang (en France peut-être). Il serait temps que l'impérialisme de la pensée écologique s'efface. Il serait temps que nous cessions de battre une coulpe pour des péchés peut-être réels mais qu'il me paraît parfaitement inefficace de ressasser. Il serait temps que des principes de réalité, remplacent les discours d'abdication tels que ceux entonnés par cette bande de sottes.

Partager cet article
Repost0