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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 17:07

Le scepticisme de Luc Ferry, lors d’un passage au grand journal de Canal Plus,  vis-à-vis de réformes de l’Education Nationale est troublant . Voilà un ancien ministre de l’Education Nationale, plus aux affaires, ne manifestant pas le désir d’y revenir, qui déclare que notre enseignement est atteint de maux si profonds qu’ils dépassent même les frontières de notre pays. Le problème n’est même pas de dépecer le Mamouth (l’enseignement régionalisé en Allemagne donne des résultats encore pires), ni de tenter d’assurer plus de durée de vie aux ministres de l’Education en France (pendant la dernière décennie, leur mandat est d’environ deux ans, voire moins pour Fillon). Le sujet, pour Ferry, est que l’enseignement dans le monde occidental affronte deux problèmes : la perte de certaines valeurs (l’obéissance, le respect) au profit d’autres (la transgression, la déstructuration) ; un amour des enfants, inconnu à ce jour dans l’histoire des civilisations. Ce coktail explose dans les classes, entre des élèves qui ne font que répéter ce qui est magnifié dans le monde des adultes, et des professeurs ou des maîtres qui n’osent sanctionner des êtres surprotégés pas leurs parents et par l’état.

Le découragement de l’ancien responsable par rapport à quelques médecines douces est passionnant, car la guérison du mal, si je continue son raisonnement  est de remettre en valeur des concepts qui existent dans bien des endroits du monde, mais n’ont plus la cote chez nous : le respect vis-à-vis des autorités, les sanctions vis-à-vis des jeunes. Je ne sais pas si c’est envisageable dans nos pays. Les remèdes doivent toucher aux fondamentaux (rien de très original, beaucoup de ces suggestions circulent) : la fermeture des IUFM qui ont propagé une idéologie pédagogiste, sacralisant les désirs des enfants ; le retour des sanctions immédiates administrées par l’instituteur (sans conseil de classe, sous le seul contrôle du chef d’établissement) ; le retour de l’uniforme (la fameuse blouse, pour enfin cacher la débauche de vêtements de marque qui souligne les différences sociales) ; l’introduction dans chaque établissement d’un chargé d’éducation (non pas civique, mais d’un professeur chargé de donner aux enfants les leçons qu’ils ne reçoivent plus de leurs parents, sur le respect qu’ils doivent aux adultes, sur leur façon de s’exprimer, sur leurs attitudes). J’imagine que pour promouvoir ces révolutions dans le primaire, il faut briser le mammouth (ce n’est pas un objectif en soi, mais une obligation probable pour aller de l’avant).  Il y aura des manifestations, des défilés, des grèves pendant une année. Le jeu en vaut la chandelle.

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 10:14

La rentrée des classes donne lieu, comme d’habitude à des remarques d’une indécence incroyable de la part des enseignants du primaire. Au hasard recueilli de la bouche d’une institutrice « je vais connaître une journée de malade », entendu dans une émission de radio « des jeunes enseignants vont être lâchés dans le grand bain sans formation  pédagogique », proféré par une autre institutrice « ma rentrée n’est pas facilitée, je change de livre de maths ». Ils vivent décidément sur une autre planète où  les notions d’intensité de l’effort, de relativisation des difficultés, d’utilité de s’adapter en permanence sont absentes. Je ne suis pas convaincu que 114 jours de cours dans l’année, avec pause déjeuner confortable, arrêt des cours vers 17 heures, représente une norme pour les autres travailleurs. Je ne crois pas qu’enseigner à des élèves du primaire soit particulièrement difficile, ni du fait du contenu, ni du fait de bambins qui ne sont pas encore adolescents. Je suis convaincu que les nouveaux diplômés (ou pas diplômés) qui  ont un premier contrat de travail dans une entreprise ont à se former sur le tas, très vite, au secteur particulier où ils opèrent, aux méthodes spécifiques de la société qui les emploie, aux clients exigeants chez qui ou pour qui ils travaillent,  faute de quoi ils prennent la porte.

Que les instituteurs sortent de leur bulle. Ce niveau d’enseignement est si facile qu’il est urgent de stigmatiser (horresco referens)  leur comportement d’enfants gâtés ; ils ne sont pas très bien payés,  certes, ils ne sont pas très considérés (quoique, leur image n’est pas si mauvaise), mais franchement ils ont choisi en toute connaissance de cause un métier peu exigeant : qu’ils arrêtent de faire semblant de ne pas le savoir.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 11:24

Extraordinaire cette volée de bois vert sur la transaction envisagée entre la Mairie de Paris et le duo UMP-Chirac. Comme d’habitude les professeurs de vertu  sonnent la charge, Eva Joly, bien entendu en tête ; elle a toujours eu une grande finesse pour se mettre sous les projecteurs de l’actualité. Et pourtant le dossier est ennuyeux ; et Delanoë l’a très bien sous-entendu, lorsqu’il fait allusion à la transaction faite avec Blondel. Je comprends de sa remarque que des emplois fictifs il y en a légion, et pas seulement avec Chirac pour subventionner ses activités politiques, mais aussi (je rajoute et surtout)  pour aider les syndicats. Quid de ceux qui travaillent pour l’UNSA-Education ? Ils sont professeurs ou permanents des syndicats ? Où finit la défense des intérêts de la corporation et où commence l’abus. Qui peut ignorer que l’abus est gigantesque, que les emplois fictifs sont nombreux et peut-être indispensables pour faire fonctionner cette machine syndicale et les autres aussi. Ceux qui ne sont pas d’accord avec la transaction entre Mairie de Paris et Chirac devraient aussi engager le combat (peut-être nécessaire d’ailleurs) pour purger aussi le monde syndical de ces pratiques.

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 10:59

Derrière l’expression administrative « les gens du voyage » se cache un peuple ; peu importe que juridiquement ils soient français ou roumain ; on a l’air d’attribuer à des « papiers  d’identité» un pouvoir de  transmutation qu’ils n’ont jamais eu. La réalité de l‘existence d’un peuple tsigane (ou gitan, ou rom, ou manouche) ne fait pas l’ombre d’un doute : leur histoire existe, leur langue originelle existe.  Leur originalité est forte : elle résiste à l’intégration dans les différents pays où ils sont passés.  Ils ont peu être trouvé dans le nomadisme un moyen de lutte contre les cultures qui tentent de les noyauter, de préserver leur identité.

Comme tous les nomades, ils ne sont pas aimés par les sédentaires. Vérité incontournable depuis le néolithique. Pour les uns les attaches à un territoire ne sont que des symboles de subordination, pour les autres l’errance ne s’explique que par une propension à la rapine, au vol. Leur nomadisme est-il compatible avec notre pays ? Une fois évacués les mythes romantiques sur la beauté du voyage accessibles de fait qu’à des célibataires épris d’aventures, comment concrètement faire vivre une famille dans un pays de notre temps sans point d’attache fixe ? Comment éduque-t-on les enfants ? Comment distribue-t-on des prestations sociales, et réciproquement comment prélève-t-on des impôts ? La réponse passe par une sédentarisation, ou temporaire, ou plus probablement pour tenir compte d’activités non fixes, d’une installation sur un centre de résidence principal avec une nomadisation à partir de ce point fixe. Je ne vois pas que nos populations tolèrent de nouvelles entrées  sans que soit négocié un pacte sur un style de vie compatible avec nos exigences. Cette idée n’est pas nécessairement iconoclaste lorsque l’on entend un Rom interrogé déclarer que s’il ne veut pas retourner en Roumanie c’est faute de terre pour y vivre !

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 10:37

André Babeau dans son article des Echos, « pour un nouveau modèle de protection sociale » critique, avec raison, le principe de l’universalité du versement des prestations sociales : principe simple et généreux, mais qui devient inapplicable lorsque les ressources financières des organismes sociaux deviennent de plus en plus contraintes.  Plusieurs solutions sont possibles pour sortir de cette impasse. La première appliquée de façon parcellaire et erratique est de lier certaines prestations à un niveau maximum de ressources. La deuxième, suggérée par André Babeau est d’imaginer un taux de couverture sociale inversement proportionnel au niveau de revenu.

Sa  solution qui est de rationaliser des pratiques déjà existantes , me paraît présenter au moins deux dangers majeurs : l’une évidente est de monter une usine à gaz administrative ; l’autre plus insidieuse est de faire régner une incertitude chez les bénéficiaires des prestations : il ne saurait plus vraiment quel serait son taux de remboursement au moment d’une maladie grave ; ses chutes de revenus (qui peuvent justement être concomitantes avec un besoin d’aide sociale) ne seraient prises en compte qu’avec retard. En définitive l’incertitude s’introduirait là justement où elle devrait disparaître : la solidarité sociale.

Pour atteindre l’objectif d’André Babeau, il existe une méthode, moins ambitieuse, qui ne remet en cause aucun principe, et applicable immédiatement :  la fiscalisation totale de toutes les prestations sociales (allocations, remboursements maladies, aides, bourses) ; le paiement de cette fiscalité supplémentaire devrait être lié aux revenus monétaires de l’individu (il faut qu’il existe un bouclier fiscal, « horresco referens ») ; il est possible d’imaginer que pour la part de fiscalité qui n’ a pu être acquittée du fait d’un bouclier fiscal, l’état soit titulaire d’un droit sur les actifs de l’individu concerné. Un tel système n’est compatible qu’avec une universalité complète de toutes les prestations sociales.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 11:58

Ils parlent tous du retrait de leurs troupes d’Afghanistan. Obama  a fixé la date pour 2012. Cameron s’interroge publiquement , comme Zapatero. Quelle entreprise bizarre où l’objectif fixé n’est pas de gagner une guerre (qui n’ d’ailleurs pas dit son nom comme toute opération dont on ne saisit pas bien le sens), ni de constater que le maintien de l’ordre est assuré (hypocrite objet officiel des missions). Non le but est de prouver, face à l’opinion publique,  que l’on a fait des efforts raisonnables pour tenter de juguler le terrorisme des talibans et que si ces derniers ne se décident pas à comprendre où est le bien et où est le mal, alors les coalisés, avec une infinie tristesse,  les laisseront méditer dans leur jus sur la grandeur des démocraties face au fanatisme de l’islamisme intégriste.

Un seul (ou quasiment), ne parle pas du retrait de ses troupes d’Afghanistan : Sarkozy. Deux possibilités : ou l’OTAN ne l’a pas encore informé de sa stratégie , ou il compte poursuivre en solitaire ce glorieux combat. Les trompettes ridicules lors de l’enterrement de deux nos soldats  ne sont que des bruits de cymbales.  L’hommage au devoir et au courage n’implique pas de dire des âneries : « la France restera en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire ». Qu’est-ce que cette décision, qui n’est pas en ligne avec celle de nos alliés ? Que pense le gouvernement souverain ( ?) de l’Afghanistan de cet engagement sans but, ni durée ? Nécessaire à quoi : l’anéantissement des Patchouns ? L’éradication de l’Islam intégriste ? En somme beaucoup d’à peu près à la minute où il était opportun, en simple respect pour ces deux morts, de dire le pourquoi et les moyens de cette opération.

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 17:55

Avez-vous regardé la composition du comité sur l’élimination des discriminations raciales de l’ONU ? Dix-huit pays sont représentés, dont l’Algérie (connue pour sa tolérance envers les chrétiens), la Chine (célébrée pour son amitié pour les peuples ouighours et tibétains), la Russie  (si douce pour les tchétchènes), la Roumanie (pays d’accueil de nos Roms qui n’arrivent pas à y rester), le Niger (où encore quelques milliers d’esclaves peuvent faire profiter de leur force des maîtres attentionnés) ; et il y a aussi le Togo, le Pakistan, le Guatemala, le Burkina-Faso etc… Que cette cohorte n’ait pas trouvé d’autre sujet d’intérêt  que de se préoccuper, de s’inquiéter, de conseiller la politique française à propos des « gens du voyage », est intriguant. Qu’ils dénoncent une recrudescence du racisme dans notre pays est scandaleux (et je pense faux).  Que les Kouchner et autres Lelouch se soient bornés à stigmatiser les caricatures et les amalgames de ce rapport émanant de l’ONU prouve uniquement  qu’ils n’ont pas le sens de ce que doit être la diplomatie de notre pays : si une réponse valait, elle était le silence (méprisant bien entendu), et l’interdiction aux experts faisant partie de ce comité théodule de mettre les pieds en France. Mais avaler des couleuvres est croient-ils une caractéristique des diplomates. Rien n’est plus faux. Il serait plus intéressant de savoir pourquoi des représentants de ces pays ont eu l'idée de venir nous humilier.

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 17:15

J’entendais Paul Ariès sur je ne sais plus quelle radio hier. Un promoteur de la décroissance. Un promoteur de la gratuité généralisée. Pourquoi pas ?  Le problème avec ce genre de pourfendeurs est leur incapacité à ne pas trainer dans la boue leurs adversaires qui sont un ramassis de riches et de parvenus abusant des pauvres gens ; Paul Ariès se montre remarquable sur ce plan en assimilant nazisme et révolution conservatrice, en fustigeant  ses adversaires qui pensent mal. Leur deuxième défaut  est de parsemer leurs discours de mots symboliques dont nous n’avons aucune définition : « les valeurs républicaine », « humanisme socialiste », « la production de lien humain » ; c’est beau, mais c’est inopérant de se réfugier derrière des expressions aussi imprécises. Un peu dommage que ses réflexions soient noyées dans ce pathos.

Tout  n’est pas faux dans ce qu’il nous dit sur les méfaits de la publicité qui propage des désirs de consommation chez les plus faibles, les moins intégrés ; sur les méfaits d’une surconsommation qui s’apparente plus à du gaspillage qu’à une satisfaction de besoins ; sur le détricotage de l’identité de la France provoquée par la mondialisation. Au demeurant, ainsi énoncés, ce sont des constats plutôt basiques qui emporteraient l’adhésion s’ils n’étaient accompagnés d’une série de propositions qui elles renvoient à une socialisation à outrance : revenu mondial inconditionnel de subsistance (sorte de RMI mondialisé, qui ne va pas aboutir à beaucoup motiver les gens pour le travail, mais c’est justement son idée), gratuité extensive  accordé à tout bon usage et taxation des mauvais usages (sorte d’emprisonnement généralisé, avec surveillance de votre conduite par des comités de quartier, et distribution de tickets de rationnement appelés droits de tirage),  mise en priorité de la notion d’égalité devant celle de fraternité (qui devient inutile puisque la règle d’à chacun selon ses besoins pourra s’appliquer), et devant celle de liberté (qui devient  extrêmement théorique, puisque la nécessité de partager un gâteau qui s’amenuise implique une vigilance de tous les instants des comportements hétérodoxes).

Que tout cela fait peur. Surtout énoncé, avec autant d’aplomb, par quelqu’un d’aussi  brillant.

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 11:30

Une des qualités supposées d’Eva Joly est d’être scandinave. Dans la mythologie des médias français, ce qui vient de là-haut est paré de toutes les vertus : et les fermes d’éoliennes du Danemark, le système éducatif de Finlande, le taux d’alcoolémie voisin de zéro des conducteurs suédois, la probité politique des norvégiens. On nous parle moins du sous-investissement en infrastructures de la Norvège, de l’ahurissante manque de politique de prévention contre les accidents majeurs en Suède, des croisières de soulographes dans les eaux non territoriales de la Baltique ;

Une des qualités supposées d’Eva Joly est d’avoir utilisé, à l’envi, la prison préventive, le port des menottes, ce qu’elle avait sous la main comme moyens de pression pour faire passer aux aveux les méchants. Dans la grande tradition de l’Inquisition, il n’est pas de moyen qui ne soit justifié pour assurer le triomphe de Dieu et de son Eglise (maintenant les thuriféraires de l'éthique) ;

Une des qualités supposées d’Eva Joly est de représenter l’inflexible douceur des grand-mères dans notre monde de brutes. Mais sa politique « pure comme l’eau pure des glaciers », « exigeante comme l’acier de ses yeux bleus »  se satisfait de toutes les contorsions d’une politicienne chevronnée : flirt poussé avec Bayrou jusqu’au moment où elle s’aperçoit que ledit Bayrou est sans avenir, conversion à l’écologie sans barguiner, utilisation de Cohen-Bendit comme faire-valoir avec volte-face pour rejoindre les Duflot et autres Placé dans la pure tradition du parlementarisme troisième république ;

Ah, la belle candidate pour symboliser la tartuferie, l’imposture et la soif du pouvoir pour le pouvoir.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 20:21

Mikhaïl Rudy nous a donné hier un concert que je veux garder en mémoire. Je l’avais écouté lorsqu’il avait remporté le concourt Thibaud-Long ; il était de ces lauréats dont on se souvient ; et pourtant je n’avais plus eu l’occasion de le réentendre. A Perros-Guirec, dans une salle ouverte sur le grand large, il m’a laissé entendre une interprétation des Tableaux d’une exposition de Moussorgski, vigoureuse, sonnante mais sans écraser son instrument. J’ai beaucoup apprécié également la théâtralité de sa marche funèbre de la sonate pour piano n°2 de Chopin, et un de ces bis de Prokofiev.

Quel plaisir que cette rencontre entre un lieu de rêve où depuis sa place on découvre la baie de Trestraou, les sept iles plantées dans la mer calme du soir, un pianiste d’exception qui joue ses notes, sans partition, car il sait ses partitions par cœur,  en oubliant toute mièvrerie,  et une grande musique classique que l’on aime retrouver.

Merci à ceux qui savnt susciter ces moments d'exception.

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