Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 11:58

Ils parlent tous du retrait de leurs troupes d’Afghanistan. Obama  a fixé la date pour 2012. Cameron s’interroge publiquement , comme Zapatero. Quelle entreprise bizarre où l’objectif fixé n’est pas de gagner une guerre (qui n’ d’ailleurs pas dit son nom comme toute opération dont on ne saisit pas bien le sens), ni de constater que le maintien de l’ordre est assuré (hypocrite objet officiel des missions). Non le but est de prouver, face à l’opinion publique,  que l’on a fait des efforts raisonnables pour tenter de juguler le terrorisme des talibans et que si ces derniers ne se décident pas à comprendre où est le bien et où est le mal, alors les coalisés, avec une infinie tristesse,  les laisseront méditer dans leur jus sur la grandeur des démocraties face au fanatisme de l’islamisme intégriste.

Un seul (ou quasiment), ne parle pas du retrait de ses troupes d’Afghanistan : Sarkozy. Deux possibilités : ou l’OTAN ne l’a pas encore informé de sa stratégie , ou il compte poursuivre en solitaire ce glorieux combat. Les trompettes ridicules lors de l’enterrement de deux nos soldats  ne sont que des bruits de cymbales.  L’hommage au devoir et au courage n’implique pas de dire des âneries : « la France restera en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire ». Qu’est-ce que cette décision, qui n’est pas en ligne avec celle de nos alliés ? Que pense le gouvernement souverain ( ?) de l’Afghanistan de cet engagement sans but, ni durée ? Nécessaire à quoi : l’anéantissement des Patchouns ? L’éradication de l’Islam intégriste ? En somme beaucoup d’à peu près à la minute où il était opportun, en simple respect pour ces deux morts, de dire le pourquoi et les moyens de cette opération.

Partager cet article
Repost0
28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 17:55

Avez-vous regardé la composition du comité sur l’élimination des discriminations raciales de l’ONU ? Dix-huit pays sont représentés, dont l’Algérie (connue pour sa tolérance envers les chrétiens), la Chine (célébrée pour son amitié pour les peuples ouighours et tibétains), la Russie  (si douce pour les tchétchènes), la Roumanie (pays d’accueil de nos Roms qui n’arrivent pas à y rester), le Niger (où encore quelques milliers d’esclaves peuvent faire profiter de leur force des maîtres attentionnés) ; et il y a aussi le Togo, le Pakistan, le Guatemala, le Burkina-Faso etc… Que cette cohorte n’ait pas trouvé d’autre sujet d’intérêt  que de se préoccuper, de s’inquiéter, de conseiller la politique française à propos des « gens du voyage », est intriguant. Qu’ils dénoncent une recrudescence du racisme dans notre pays est scandaleux (et je pense faux).  Que les Kouchner et autres Lelouch se soient bornés à stigmatiser les caricatures et les amalgames de ce rapport émanant de l’ONU prouve uniquement  qu’ils n’ont pas le sens de ce que doit être la diplomatie de notre pays : si une réponse valait, elle était le silence (méprisant bien entendu), et l’interdiction aux experts faisant partie de ce comité théodule de mettre les pieds en France. Mais avaler des couleuvres est croient-ils une caractéristique des diplomates. Rien n’est plus faux. Il serait plus intéressant de savoir pourquoi des représentants de ces pays ont eu l'idée de venir nous humilier.

Partager cet article
Repost0
28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 17:15

J’entendais Paul Ariès sur je ne sais plus quelle radio hier. Un promoteur de la décroissance. Un promoteur de la gratuité généralisée. Pourquoi pas ?  Le problème avec ce genre de pourfendeurs est leur incapacité à ne pas trainer dans la boue leurs adversaires qui sont un ramassis de riches et de parvenus abusant des pauvres gens ; Paul Ariès se montre remarquable sur ce plan en assimilant nazisme et révolution conservatrice, en fustigeant  ses adversaires qui pensent mal. Leur deuxième défaut  est de parsemer leurs discours de mots symboliques dont nous n’avons aucune définition : « les valeurs républicaine », « humanisme socialiste », « la production de lien humain » ; c’est beau, mais c’est inopérant de se réfugier derrière des expressions aussi imprécises. Un peu dommage que ses réflexions soient noyées dans ce pathos.

Tout  n’est pas faux dans ce qu’il nous dit sur les méfaits de la publicité qui propage des désirs de consommation chez les plus faibles, les moins intégrés ; sur les méfaits d’une surconsommation qui s’apparente plus à du gaspillage qu’à une satisfaction de besoins ; sur le détricotage de l’identité de la France provoquée par la mondialisation. Au demeurant, ainsi énoncés, ce sont des constats plutôt basiques qui emporteraient l’adhésion s’ils n’étaient accompagnés d’une série de propositions qui elles renvoient à une socialisation à outrance : revenu mondial inconditionnel de subsistance (sorte de RMI mondialisé, qui ne va pas aboutir à beaucoup motiver les gens pour le travail, mais c’est justement son idée), gratuité extensive  accordé à tout bon usage et taxation des mauvais usages (sorte d’emprisonnement généralisé, avec surveillance de votre conduite par des comités de quartier, et distribution de tickets de rationnement appelés droits de tirage),  mise en priorité de la notion d’égalité devant celle de fraternité (qui devient inutile puisque la règle d’à chacun selon ses besoins pourra s’appliquer), et devant celle de liberté (qui devient  extrêmement théorique, puisque la nécessité de partager un gâteau qui s’amenuise implique une vigilance de tous les instants des comportements hétérodoxes).

Que tout cela fait peur. Surtout énoncé, avec autant d’aplomb, par quelqu’un d’aussi  brillant.

Partager cet article
Repost0
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 11:30

Une des qualités supposées d’Eva Joly est d’être scandinave. Dans la mythologie des médias français, ce qui vient de là-haut est paré de toutes les vertus : et les fermes d’éoliennes du Danemark, le système éducatif de Finlande, le taux d’alcoolémie voisin de zéro des conducteurs suédois, la probité politique des norvégiens. On nous parle moins du sous-investissement en infrastructures de la Norvège, de l’ahurissante manque de politique de prévention contre les accidents majeurs en Suède, des croisières de soulographes dans les eaux non territoriales de la Baltique ;

Une des qualités supposées d’Eva Joly est d’avoir utilisé, à l’envi, la prison préventive, le port des menottes, ce qu’elle avait sous la main comme moyens de pression pour faire passer aux aveux les méchants. Dans la grande tradition de l’Inquisition, il n’est pas de moyen qui ne soit justifié pour assurer le triomphe de Dieu et de son Eglise (maintenant les thuriféraires de l'éthique) ;

Une des qualités supposées d’Eva Joly est de représenter l’inflexible douceur des grand-mères dans notre monde de brutes. Mais sa politique « pure comme l’eau pure des glaciers », « exigeante comme l’acier de ses yeux bleus »  se satisfait de toutes les contorsions d’une politicienne chevronnée : flirt poussé avec Bayrou jusqu’au moment où elle s’aperçoit que ledit Bayrou est sans avenir, conversion à l’écologie sans barguiner, utilisation de Cohen-Bendit comme faire-valoir avec volte-face pour rejoindre les Duflot et autres Placé dans la pure tradition du parlementarisme troisième république ;

Ah, la belle candidate pour symboliser la tartuferie, l’imposture et la soif du pouvoir pour le pouvoir.

Partager cet article
Repost0
19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 20:21

Mikhaïl Rudy nous a donné hier un concert que je veux garder en mémoire. Je l’avais écouté lorsqu’il avait remporté le concourt Thibaud-Long ; il était de ces lauréats dont on se souvient ; et pourtant je n’avais plus eu l’occasion de le réentendre. A Perros-Guirec, dans une salle ouverte sur le grand large, il m’a laissé entendre une interprétation des Tableaux d’une exposition de Moussorgski, vigoureuse, sonnante mais sans écraser son instrument. J’ai beaucoup apprécié également la théâtralité de sa marche funèbre de la sonate pour piano n°2 de Chopin, et un de ces bis de Prokofiev.

Quel plaisir que cette rencontre entre un lieu de rêve où depuis sa place on découvre la baie de Trestraou, les sept iles plantées dans la mer calme du soir, un pianiste d’exception qui joue ses notes, sans partition, car il sait ses partitions par cœur,  en oubliant toute mièvrerie,  et une grande musique classique que l’on aime retrouver.

Merci à ceux qui savnt susciter ces moments d'exception.

Partager cet article
Repost0
16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 17:48

Les affaires municipales ne doivent pas être menées par des élus des seuls inscrits sur les listes électorales. C’est particulièrement flagrant dans au moins deux cas : les villes à forte immigration, et les cités touristiques avec de nombreux résidents secondaires. Chaque fois, une nombreuse population paie ses taxes, utilise des services, contribue à l’activité économique sans que ses souhaits soient examinés, sans que ses priorités soient pris en compte. Chaque fois ce sont des populations qui ont le droit de payer et l’obligation de se taire. Un déni de démocratie. La réponse facile est de dire que s’ils sont intéressés par la vie de leur commune, ils n’ont qu’à s’inscrire sur les listes électorales ad hoc ; argument de gens enracinés dans un seul endroit et qui oublie tous ceux qui témoignent d’un attachement plus diversifié ; argument qui ne prend pas en compte ceux qui ne sont pas de la communauté européenne.

Certains vont s’étrangler en signalant que des personnes pourraient plusieurs fois (une fois au domicile principal, d’autres fois aux domiciles secondaires) ; ne serait-ce pas le retour au vote censitaire ? Un privilège accordé aux plus riches qui ont plus de résidences ? Un avantage incongru à des étrangers hors de la Communauté européennes ? Peut-être, mais le vote dans les affaires municipales, n’entraine aucun choix de société ; c’est un vote de proximité. Et à ce vote doivent participer tous ceux qui contribuent. Je ne comprends même pas qu’il puisse y avoir d’autres principes qui s’y opposent. Les biais ont été trouvés pour remédier à cette anomalie ne sont pas adéquats : les associations créees pour représenter ceux qui ne sont pas inscrits sont, en général, non représentatives, sous la coupe de coteries, et donc au final inefficaces pour les plus nombreux.

Certains partis, certains hommes politiques, pronent la possibilité de droit de vote pour les étraners. Ce n'est qu'un aspect du problème. Il serait absurde d'imaginer qu'un étranger puisse voter dans son pays pour un scrutin national ou local et en France pour un scrutin municipal, alors qu'un français ne pourrait voter qu'en fonction d'un choix administratif de son lieu de résidence. La seule réforme admissible, démocratique, indispensable est le droit de vote aux non-résidents quelle que soit la nationalité.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 10:45

J’ai apprécié Bruno Cremer. Pourquoi d’ailleurs ce passé composé, si lui n’existe plus, j’en conserve toujours un souvenir vivant. Je le connus dans la composition, qu’il finit, je crois, par regretter d’avoir faite, de l’adjudant de la 317ème section. Il la regretta parce que son interprétation fut si forte qu’il eut peur que l’image effaçât l’acteur. Il avait tort, l’acteur fut présent bien d’autres fois, au détour d’un film, sur les scènes des théâtre, toujours pour le plaisir des spectateurs, au moins du mien. Sur la fin de sa carrière, il s’imposa comme un commissaire Maigret tel qu’aurait pu l’imaginer Simenon : une tranquillité de surface, une violence souterraine qui s’imposait par éclats soudains, une présence physique imperturbable. Il était de ces artistes que l’on admire, sans les idolâtrer, que l’on aime sans les vénérer : proche, faisant passer des sentiments avec aisance, n’écrasant pas de son jeu, de sa stature, mais laissant filtrer le nécessaire. Un grand artiste, fort peu récompensé je m’en aperçois de ces hochets (césars, molières et autres bidules)  que se donnent mutuellement ses confrères : ne serait-ce pas le signe qu’en plus de son talent, il manquait cruellement de vanité ?

Partager cet article
Repost0
9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 10:20

Trébeurden, un des plus beaux paysages de Bretagne, la côte de granit rose, les landes de bruyères ; un site de prédilection des hommes depuis au moins la civilisation des mégalithes…

Mais Trébeurden aussi, le récit d’un long massacre perpétré depuis soixante ans par une bande d’habitants soucieux d’augmenter le prix des  terrains dont ils ont hérités et le chiffre d’affaires de quelques misérables commerces. La chronique emblématique de tant de ces stations balnéaires créees de l’extérieur par des amoureux de leur emplacement, de leur charme, de leur bon air, puis surexploitées par quelques locaux trop pressés de plumer la volaille au plus vite, au prix de tous les enlaidissements imaginables.

Trêve de généralités et admirons le massacre perpétré à Trébeurden :

-          sans remonter à une époque trop lointaine, le premier signe d’un laisser aller monstrueux a été marqué par l’inscription saugrenue dans notre paysage d’un immeuble construit par un épigone local de Le Corbusier, appelé Le Flanchec : toute la petite cité est dominée par un bâtiment inspiré de la cité radieuse, incongru, inévitable où que l’on soit, servile dans son imitation des solutions proposées par le grand architecte, esclave dans ses conceptions ouvriéristes qui n’avaient de sens que dans un faubourg de Marseille, si mal réalisé qu’il a fallu le modifier pour que ses façades résistent aux grands vents d’ouest, si mal commode que dix ans n’ont pas suffi pour qu’il soit rempli d’occupants ; un bâtiment très quatrième république qu’il faudrait dynamiter d’urgence et qui ne le sera jamais.

-          Par contre un des plus précieux témoignage du passé, un charmant petit castel rural, baptisé « le manoir de Madame de Sévigné » (pour des raisons que j’ignore, la bonne marquise n’ étant jamais passée par ici), a été lui laissé à l’abandon, massacré en partie par un architecte sans talent, et transformé en ruine pour son bâtiment principal, toit écroulé, murs lézardés, arbres poussant en plein milieu du rez-de-chaussée ; difficile, sinon impossible à sauver désormais.

-          Un port créé sur la plage de Trozoul, difficile d’accès, mal protégé des tempêtes, qui en son temps fit l’objet d’une foultitude de procès et permit d’envoyer un maire en prison ; construit là où il ne devait pas l’être, bubon inguérissable dans ce superbe paysage, il faut maintenant le supporter.

-          Un front de mer orné d’étonnants témoignages de l’incurie municipale, comme l’ex-hôtel de la Potinière, en ruine depuis des années, qui domine le site des Roches Blanches : un hideux squelette de béton, de fenêtres sans vitres, de toit éventré, face à l’amas surprenant façonné par les siècles d’énormes rochers de granit rose ; une vision de tristesse.

-          Un front de mer marqué aussi par la présence de l’immeuble du comité d’entreprise d’EDF : espèce de mélange de bunker socialiste, de cages à lapins pour employés en vacances : un bâtiment symbole tout à la fois de la prétention ostentatoire des services sociaux  de l’époque de l’électricien et de l’aveuglement du conseil municipal qui a pu autoriser la construction d’ une horreur pareille ; à dynamiter aussi si cela était possible.

 

Et puis tous ces détails qui oeuvrent à l’enlaidissement : la macadémisation à outrance des trottoirs (il faut faire ville, alors que l’on vient ici pour sortir de la ville), les parcelles trop petites ou s’entassent des « Sam Suffit » et autres « Ker Rosen », les décorations florales aux couleurs criardes, les pissotières installées le long du chœur de l’église, les ronds-points construits à profusion comme on peut en voir n’importe où.

Et encore tous ces détails qui contribuent à l’inconfort de l’estivant : les fils électriques qui ne sont pas enterrés, la route de dégagement du port prévue et jamais construite, les services publics (poste, mairie, salle des fêtes, tennis couverts etc…)  installés au bourg c’est-à-dire le plus loin possible du centre de la station balnéaire.

 

Nous aimons beaucoup Trébeurden pour continuer d’y venir malgré la sourde guerre menée par les édiles. Mais qu’il est difficile de supporter d’être le cochon de payeur (des taxes foncières, des taxes d’habitation, des taxes de séjour), et de n’avoir aucune voix au chapitre. La démocratie locale y gagnerait à ce que puissent s’exprimer aussi les résidents temporaires, et que les décisions ne soient pas confisquées par une minorité d'habitants permanents.

Partager cet article
Repost0
6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 12:13

Lannion, une de ces villes sinistrées que l’on rencontre au hasard d’un déplacement estival.

Ses parterres de fleurs symboles d’une absence de goût : mélange de couleurs qui offensent la vue, profusion de massifs distribués comme au hasard ; hideux.

Ses ronds-points, joyaux des édiles modernes, qui apparaissent pour n’importe quel croisement de route au détriment de tout bon sens ; le summum est atteint lorsque le centre du rond-point s’orne d’une « œuvre d’art » triste exemple le plus souvent d’un goût dépravé pour le n’importe quoi.

Ses placards publicitaires plantés drus le long de toutes les routes sur le pourtour de la ville : sollicitations incessantes pour le dépenser plus ; moche et abject.

Ses zones pavillonnaires qui s’étalent chaque année un peu plus : non-sens d’une ville qui refuse d’en être une, aberration d’une cité qui s’étale au détriment de la campagne sans fournir de moyens de transport et en dépensant un maximum pour leur fournir l’eau et l’électricité ; sinistre.

Ses innombrables grandes et moyennes surfaces, entourées de leurs immenses aires bétonnées pour parquer les voitures ; entrepôts, à peine habillés, offre commerciale stéréotypée, ambiance sans convivialité ; triste à pleurer.

Dites, Monsieur le maire, d’aujourd’hui et d’hier, qu’avez-vous fait de cette charmante ville ? La high tech en rade, la ville est sinistrée économiquement, le chômage y atteint des records dans le département. Tout va très bien, madame la marquise, il s’agit d’un tout petit rien.

Dites Messieurs les édiles, pourquoi avez-vous oublié les autres industries moins paillettes que les nouvelles technologies ? Pourquoi avez-vous oublié la vocation maritime de la ville, en laissant construire un port de plaisance là où il ne fallait pas, dans la commune d’à côté ? Pour quoi n’y a-t-il plus de pêcheurs, de conserveries, de transformation des matières premières agricoles ?

 

Lannion, est l’archétype de ces actifs centres économiques du passé qui se sont vautrés dans une monoculture industrielle, qui ont privilégié une expansion désordonnée et inesthétique. Résultat d’années de gestion communale sans imagination, sans compétence : l’histoire d’une faillite des élus locaux.

Partager cet article
Repost0
2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 12:02

Il semble maintenant qu’il soit interdit d’énoncer une critique contre un groupe de gens sans être immédiatement soumis à une contre-offensive : vous stigmatisez !  Le mot est très fort puisqu’il implique une notion d’exclusion permanente (marquer au fer rouge les esclaves fugitifs).  On pourrait aller jusqu’à dire, en suivant le même raisonnement,  que ceux qui dénoncent certains comme stigmatiseurs sont eux-mêmes des stigmatiseurs.

Comment faire pour dénoncer un comportement d’une communauté, des coutumes d’un groupe, des mœurs d’un sous-groupe, des voies et moyens d’un collectif ? Une première réponse est qu’il ne faut pas dénoncer publiquement, et que la critique doit rester privée ; certes, mais la liberté d’expression ne peut s’arrêter, comme dans les pays totalitaires, aux murs de sa maison.  Une deuxième réponse est que la liberté de comportement  doit être entière (tant qu’elle ne contrevient pas aux lois existantes) et n’admet pas de critiques tant qu’une nouvelle loi n’interdit pas ce type de comportement ; facile, mais peu réaliste car on ne voit plus comment  il pourrait être discuté de nouvelles règles qui, par définition, vont entraver certains modes de vie ou d’expression.  La troisième, très tendance, est de réserver la critique aux « sachant », en l’espèce des sociologues qui seuls auraient la capacité d’analyse et de synthèse nécessaire ; retour éternel de l’utopie d’un gouvernement des sages ; prélude, oh combien constaté de notre temps, à un despotisme de moins en moins éclairé.

Entre la haine de la parole, et la parole haineuse, depuis longtemps l’honnête homme a tenté de trouver la voie pour exprimer ses opinions.  Voie qui devient étroite lorsque le moindre de ses propos peut être taxé  comme entaché de sous-entendus, de relents,  de tristes réminiscences. Une allusion à une coutume détestable (à l’aune de celui qui s’exprime) d’une communauté et les menaces de procès sont agitées illico. Drôle de démocratie où la tolérance est limitée aux opinions majoritaires de quelques élites.

Partager cet article
Repost0