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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 10:15

Que des dérèglements de la sexualité se présentent comme un progrès des moeurs est ridicule : ils ne sont pas une découverte de notre époque; seul le regard des autres est devenu indulgent; le seul progrès n'est pas du côté des déviants, mais de celui des hétérosexuels qui tolèrent maintenant ce qui les dégoute toujours. Compatir n'est pas approuver.

Que la passion s'institutionnalise lui fait perdre son essence. L'amour entre deux êtres est un éclair qui n'a rien  voir avec les notaires, les maires, les curés, les caisses de retraite. Vouloir marier deux individus n'est pas la consécration d'un amour mais le fondement d'un projet de création d'une famille dans une tentative (souvent folle, infructueuse) de perpétuer au maximum cette union pour garantir l'éducation d' enfants désirés. L'amour dans le mariage est une condition utile mais pas nécessaire.

Que le consumérisme s'empare de la famille est une nouvelle couche d'infamie dont notre société se barbouille. La tétanie s'empare, chez nous, maintenant, de n'importe qui à l'idée que quelqu'un, quelque part, va posséder quelque chose auquel il ne peut prétendre. Comment admettre, qu'au nom d'un hédonisme égalitaire, l'impuissance conjuguée de deux partenaires à procréer aboutisse à légaliser une appropriation d'enfants d'autrui.

La non-stigmatisation des homosexuels n'implique ni l' approbation de leur conduite, ni leur mise en valeur dans une institution (le mariage) qui ne leur apporte rien sur le plan sexuel ou affectif, ni la consécration par l'adoption, la P.M.A., la G.P.A., d'un désir d'enfants qu'ils ont choisi par leurs pratiques de ne pas avoir.

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Published by olivier seutet - dans social
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