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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 16:30

La privation de la liberté de se déplacer avait déjà pointé son nez dans l’état d’urgence proclamé pour une urgence terroriste ; elle a pris une ampleur extrême avec l’état d’urgence sanitaire. Ne désespérons pas de la prochaine mise en place d’une urgence climatique. Pourquoi avoir le droit d’aller et venir quand il est possible de ne plus bouger ? Le bonheur de l’escargot ou de la bernique.

La privation de s’exprimer est bridée depuis longtemps avec la promulgation des lois mémorielles. Elle était circonscrite, de plus, par le conformisme médiatique qui listait ce qui était dicible de ce qui était indicible. Voilà, maintenant, la loi Avia qui privatise la judiciarisation de la liberté de parole sur les réseaux sociaux. C’est vrai, pourquoi dire ce que l’on pense alors qu’il est si confortable et sage de se taire. La joie de la carpe.

Quant à la liberté de manifester elle est restreinte. Plus de baisers sur les bancs publics (un amour dynamique est-il encore toléré ?). Plus de prière dans une quelconque bâtisse religieuse (même les anachorètes sont privés de désert). Plus de grève (à remplacer par un droit de retrait pas net). Plus de rencontre entre amis (sauf derrière un hygiaphone). Plus de communion devant une oeuvre d’art (exceptée la mélancolie solitaire devant des images et musiques virtuelles). Le destin tranquille de l’autruche, la tête enfouie dans son masque.

Nous sommes enfermés dans un zoo. Et nous trouvons les barrières satisfaisantes pour notre futur.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:28

Nous attendons, de pied ferme, une manifestation de tous les hommes politiques, ingambes et encore en possession de leurs neurones, pour réclamer le retour d’une liberté que jusqu’à présent personne n’avait imaginé supprimer : s’asseoir sur une plage. Le flou d’ailleurs existe sur le délit inventé par d’absurdes séides de la puissance publique : est-il possible de s’asseoir du un rocher en bord de mer ou bien la notion de plage est-elle assimilable à l’ensemble du trait de côte. Cette contrainte la plus idiote ne répond à aucune préconisation sensée : le littoral est par définition non confiné, la station assise est la plus écologique puisque le sujet du fait de son immobilité ne dégage qu’un minimum de gaz carbonique, les postillons de ceux qui voudraient trop s’approcher les uns des autres sont emportés par les vents bienfaisants ou les brises suaves. Comment une rébellion générale ne se déclare pas immédiatement contre une mesure aussi attentatoire à la liberté d’aller et de venir et surtout au simple bon sens. 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:26

Bientôt, comme du temps de la prohibition, vont s’ouvrir des arrière-salles de troquet où jeunes et moins jeunes viendront se glisser en catimini, et pourront s’envoyer un godet en bonne compagnie hors la présence de policiers, gendarmes, délateurs, bien-pensants, adorateurs du règlement, et autres pisse-froids. Un développement économique appréciable en ces temps de catastrophe pour l’emploi.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:25

Des pleutres envahissent nos rues. Camouflés derrières des masques, ils prétendent imposer leur vérité sanitaire : quoique porteurs malsains, nous vous protégeons de nos haleines pourries. Tant d’abnégation pour sauver les autres de leurs postillons méphitiques cache leur terreur abjecte d’être contaminés par les virus convoyés par ceux qu’ils doivent croiser.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 10:56

L’Etat n’est coupable de rien, il n’est qu’un outil à disposition de dirigeants à qui les peuples ont choisi de déléguer quelques pouvoirs dans les limites d’une constitution écrite ou coutumière. Les médecins hospitaliers, en France , sont deux fois coupables : d’abord d’avoir fixé comme objectif primordial de sauver leurs services de l’engorgement (ahurissant de penser qu’un objectif d’organisation ait eut une priorité quelconque) ; ensuite d’avoir eût les plus mauvais résultats au monde (la France est le pays ou le taux de léthalité est pour l’instant le plus élevé). Les politiques et journalistes de notre pays sont coupables deux fois :  d’avoir apeuré et infantilisé toute la population alors que les populations à risque sont très limitées, et que pour l’immense majorité il ne s’agit que d’une affection non dangereuse ; d’avoir supprimé des libertés essentielles sans avoir sauvé les personnes les plus à risque et en ayant plongé dans la crise la population active. Les uns courent, avec une indécence rare, les plateaux pour nous parler de leurs scénarios, ou pérorent dans des comités sans base légale pour préconiser des comportements. Les autres nous parlent d’un monde d’après qui n’est que la course vers l’abîme des déficits et du chômage. Curieux, cette obsession des incompétents de vouloir faire accroire non seulement qu’ils ont bien fait mais de plus qu’ils nous préparent un avenir sous contrôle. La seule question n’est pas de mettre en cause les pontes de la médecine et les gouvernements c’est de les oublier très vite … à condition que les uns ne se confortent dans leur mandarinat et les autres oublient de consulter le peuple.

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 22:27

Postillonner est-il un geste, une provocation, une agression. La messe est dite. C’est une désobéissance civique, une infraction à la loi, une mise en danger de la vie d’autrui. Comme trop souvent il n’y a pas intention de nuire, tout au plus une imprudence dangereuse. La solution donnée par la Faculté m’a enthousiasmé : il faudrait moins parler et quand il n’y a pas moyen de se dispenser de blatérer alors il faut s’abstenir d’utiliser les lettres occlusives et particulièrement les plus explosives comme p ou b et les remplacer par un l.

Nous serions moins lavards et n’émettrions plus que des lostillons.

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 13:07

Eloge de la paresse sacralisée par le droit de retrait;

Eloge de la lâcheté devenue constitutionnelle avec l'instauration du principe de précaution;

Eloge de la délation camouflée dans l’exigence du civisme;

Triomphe de la peur dans les yeux qui surnagent au-dessus d’un masque;

Triomphe de la veulerie de ceux qui lèchent avec gratitude la laisse qui les tient en servitude;

Triomphe de la haine de tous les esclaves envers les hommes libres.

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 12:35

Dandin ou Chicanneau, notre Philippe du faubourg Saint-Germain s’emberlificote dans ses dates, ses cartes, ses critères, ses reports, ses protocoles, ses comités, ses hésitations, ses bredouillis, ses coups de menton, ses admonestations, ses procès-verbaux, ses sanctions, ses prudences, son aversion au risque, sa trouille qui suinte, ses emportements contre les piliers de bistrots (fermés pourtant), ses moqueries contre ceux qui savent mieux que lui (attention l'arrogance menace), ses indignations contre ceux qui vont se balader sur les plages et dans les forêts (stigmatisation de la pêche à pied et du braconnage)  . 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 09:17

Cet excellent Mithridate VI, roi du Pont à l’époque des romains, nous avait laissé une méthode très pragmatique pour se protéger des empoisonnements : il s’immunisait contre les poisons possibles en les absorbant par petites doses. Le système se révéla tellement efficace que, lorsqu’il voulut se suicider, il n’eut d’autre ressource que de se faire poignarder par un membre de sa garde.

Qu’en pense le conseil scientifique ? La méthode serait-elle transposable pour lutter contre le virus ? Qu’en pense le professeur Raoult ? A-t-il déjà utilisé cette pratique dans son service ? Qu’en dira le premier ministre lors de sa prochaine intervention ? Fixera-t-il une date, sujette à report, pour vérifier s’il est possible, dans certaines conditions, de demander à certaines catégories de population de montrer leur sens civique en vérifiant la faisabilité de ce protocole ?

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 12:22

L’étrange défaite de l’état français devant le coronavirus est indubitable (quant aux nombre de morts rapporté à la population, seules la Belgique, l’Italie et l’Espagne ont fait pire, dans le monde entier,  à ce jour). Dans des accents pétainistes et Macron et Philippe ont abondé dans un langage à la fois infantilisant (restez chez vous braves gens), sans perspectives (il faut courber la tête en ces temps difficiles), et antidémocratique (confiez nous toutes vos libertés, nous avons les solutions pour vous protéger). Et pourtant de quoi peuvent-ils se targuer sinon d’avoir transformé une épidémie, certes dangereuse, mais loin de l’être autant que bien d’autres au XXème siècle, en une sorte de crise de nerf nationale, d’éloge de la lâcheté. Ils se sont abrités derrière les artisans de la défaite, ces chefs de service d’urgence et réanimation qui clamaient qu’il fallait sauver l’hôpital et n’ont fait que distribuer du savon et du paracétamol, et se livrer aux joies de l’acharnement thérapeutique dans des lits de réanimation qui sont des lits de torture dont peu réchappent. Ils font penser à ces amiraux de 1940 qui voulait sauver « la Flotte », orgueil du pays, et qui ont courbé la tête pour quelques places et finalement livrer nos navires aux ferrailleurs. Et les Delfraissy et autres pontes se sont érigés en comité scientifique qui manipule nos gouvernants, monopolisent écrans et micros, pour nous faire accepter l’abjection de la privation de nos libertés, l’absurdité de leur slogan que la vie doit primer sur tout. Je ne sais pas s’il faut déconfiner, il faut surtout démandariniser la santé, faire prendre conscience à ces professeurs que l’amélioration des hospices est prioritaire par rapport à leurs demandes de lits, il est indispensable de décontaminer le pays de ces prétendus sachants qui ne savent rien, mais ont l’arrogance de nous donner des leçons sur ce qu’il est indispensable de faire. Alors pourquoi faire crédit à ces pantins qui pètent de trouille devant le virus, répandent l’angoisse dans la population, et l’asservissent au nom de principes de peur. L’histoire bégaie, et le même avilissement qui a suivi l’étrange défaite s’étale sous nos yeux.

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